Sortir la tête du guidon, épisode 2

Le temps de l’été est propice pour regarder plus loin que son horizon habituel, pour laisser mûrir sans pression les pensées, libres de vagabonder hors des sillons du quotidien.
Ce deuxième épisode de ma petite série Sortir la tête du guidon est le fruit d’une digestion lente de quelques pépites glanées sur le web ces derniers mois. Avec le temps de faire résonner les textes entre eux, en relation organique avec mes obsessions.

Dans le premier épisode de la série, il était question de vélo, de montagnes et du temps qui file. Avec au bout de la petite histoire, une panoplie de liens vers des sites inspirants sur les enjeux du numérique, qui donnent courage et envie d’aborder les difficultés du prochain voyage dans les territoires digitaux avec perspective et énergie.

Le numéro deux prend son envol sur la dernière image de ce billet initial: celle de l’ordinateur comme bicyclette de l’esprit, une formule empruntée à Steve Jobs.

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Lettre ouverte aux subventionneurs de projets digitaux

Ce billet sous forme de lettre ouverte s’adresse principalement aux personnes en charge de définir et de mettre en œuvre la politique culturelle de soutien aux projets digitaux à vocation artistique.
Il se propose également d’interpeler les créateurs et entrepreneurs digitaux et se veut accessible pour toute personne intéressée plus largement par la réflexion sur la place et le rôle des collectivités publiques dans le contexte de la « digitalisation de la société », au delà du seul domaine artistique.

J’aimerais:

  • Exprimer pourquoi je tiens à lister les enjeux et les problématiques selon un angle qui me semble encore peu exploré;
  • Partager sur ce chemin quelques expériences personnelles, avec mes conclusions;
  • Exposer quelques pistes de réflexion et d’action pour tenter d’amener ma contribution au développement d’un écosystème dynamique de création de projets digitaux artistiques.

J’espère susciter des réactions et participer à une réflexion commune autour de ces enjeux et problématiques.
Je répond à tous les mails et je suis volontiers disponible pour échanger de vive voix.

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Au sujet de la difficulté d’apporter sa contribution à la société, en tant qu’indépendant

J’ai 47 ans et je vis sans doute les plus belles années de ma vie.
La bonne santé, physique et mentale, m’est donnée.
L’expérience, j’en ai de plus en plus à partager.
J’ai une réserve d’énergie créative qui me semble inépuisable, avec l’envie de construire à partir de cette source généreuse des projets pérennes, utiles et inspirants.
J’ai pu choisir la vie que je désire vivre, je me sens à la maison dans mon quotidien, aligné entre mes idéaux et mes actions: j’ai une chance incroyable.

Mais…

Oui, il y a forcément un mais.
Mais, donc: pourquoi est-ce que je n’arrive pas à amener plus complètement, entièrement, pleinement, ce que peux, ce que je veux transmettre aux autres, à la société ?

Pourquoi est-ce que je sens que mon potentiel reste sous utilisé ? Je dirais même: sous exploité ? C’est le comble, alors que je vois la grande majorité de mes ami/es qui plient sous le stress des multiples attentes et pressions…

À l’injustice de la mauvaise répartition des richesses, je rajouterais l’absurdité de l’allocation déséquilibrée des ressources humaines disponibles.

Pourquoi est-ce si difficile, à partir de ma position d’indépendant et d’électron libre, de contribuer aux efforts collectifs de manière plus soutenue, conséquente, concrète, pérenne ? De pouvoir apporter ma pierre à l’édifice, en cherchant à créer une valeur qui dépasse les intérêts strictement personnels ?

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10 ans de blog: un regard en arrière, deux en avant !

En déroulant la liste des publications par mois dans l’historique de mon site, jusque tout en bas… on remonte en janvier 2008.
10 ans !

J’aimerais marquer le coup avec ce billet anniversaire, parce que:

  • C’est un moment symbolique.
    Comment est-ce que je peux mesurer et traduire ce moment, pour le partager ?
  • J’ai beaucoup appris en rédigeant les 398 billets de blog, au fil des projets.
    Qu’est-ce que je retiens, pour l’amener plus loin ?
  • Le chemin parcouru est précieux; la route devant moi est désirable.
    Quel est l’horizon dont je rêve aujourd’hui ?
  • J’aimerais dire merci.
    Merci à toutes les personnes qui m’ont soutenu et me soutiennent encore; merci à toutes les lectrices et tous les lecteurs qui donnent sens et portance à mes écrits ou récits.

J’aime de plus en plus faire du hors piste…

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2017 en 5 mouvements de plaisir

Oh non, pas encore une de ces rétrospectives sur l’année écoulée…
Alors, pourquoi je m’y colle aussi ?

Parce que j’ai 3 arguments:

  • Mon blog a tout bientôt 10 ans (et oui, mon premier billet date de janvier 2008) et donc, j’aimerais marquer le coup.
  • En choisissant quelques projets ou moments marquants, je vois mieux le chemin que j’ai pu faire.
  • Parce que ça me fait plaisir. Et que j’ai envie de le partager…

Prendre plaisir à écrire

J’ai démarré l’année 2017 avec une des résolutions prises en 2016: ne plus me laisser marcher dessus. Sans crier gare, voilà qu’en démarrant un billet au tout début de l’année, je fais un coming out… et je me dis: quel plaisir d’écrire.

Le rétroviseur et les jumelles

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Sortir la tête du guidon, épisode 1

Le temps est une denrée précieuse, qui se fait bizarrement de plus en plus rare au fur et à mesure de notre chemin dans la vie.

C’est en tout cas ce que je vois autour de moi, au niveau professionnel et personnel: stress chronique mangeur de disponibilité, pression de répondre dans les temps à toutes les attentes et sollicitations qui pèsent sur nos épaules, tension diffuse et néanmoins tenace de devoir résoudre en même temps tous les nœuds tricotés par la vie, en passant par le haut…

Le fait de dire « je n’ai pas le temps » devient comme une sorte de gage de réussite, un alibi pour la fuite: on a toujours plus important à faire ailleurs.
Cette course effrénée derrière le temps qui convertit les problèmes à résoudre en intensité de vie est un choix.
Mais pas une fatalité.

Le temps, comme dans un film, c’est une image après une autre, un instant après un autre.
Alors que ce que l’on doit résoudre, c’est une chose à côté d’une autre, comme une grande chaîne de montagne plantée devant nous, dans l’espace.
Il y a donc un problème: comme on affronte de face tous ces sommets en même temps, tout le temps, le temps devient une montagne de plus, une entité que l’on doit surmonter alors que l’on a déjà assez comme ça sous les yeux et dans les pattes.

Et ce n’est pas en pédalant plus vite que l’on va laisser les montagnes derrière soi: une montagne en cache une autre, souvent…
A l’inverse, d’abandonner l’ascension n’est pas une solution non plus: ce que les montagnes ont à nous apprendre est trop précieux.

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La petite maison dans la Comet

J’ai passé une bonne partie des dernières années à écrire sur des concepts (à concrétiser) et des idées (en cours de réalisation). Le potentiel et les promesses liées à ce que je voudrais partager avec le monde sont tellement fortes, que je ne peux toujours pas attendre que « la chose » soit là, matérialisée sous forme d’une application mobile ou de projet digital.

Les mots, mis en appétit par le potentiel, prennent de vitesse tout le reste, se lient aux promesses…
Et atterrissent ici sur mon site.

Du coup, je continue avec mes projections de mots: cette fois ci, avec l’histoire d’une petite maison dans la Comet.
Toute ressemblance avec une histoire existante n’est que pure coïncidence.

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Le rétroviseur et les jumelles

Cette période de bascule d’année est propice pour lever les yeux: non pas pour contempler le gris béton au dessus de nos têtes, mais bien pour faire un peu de yoga de l’attention.
L’attention ? Une denrée rare, précieuse et délicate comme l’amour. Que l’on a de la peine à porter durablement – non pas à cause de son poids; simplement, elle a tendance à filer entre nos doigts.
D’où mon envie de faire attention à l’attention, en la conviant dans un espace protégé. Ce billet fonctionne un peu comme un tapis de yoga, pour faire décoller l’attention et la sentir porter mes pensées, envelopper mes actions.

Cette séance de yoga de l’attention ne se déroule pas à huis clos: j’y ai convié un lapin, un paquebot avec une rame, des glaçons et un permis de conduire. Et puis aussi – c’est annoncé dans le titre – un rétroviseur et des jumelles.

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