Lettre ouverte aux subventionneurs de projets digitaux

Ce billet sous forme de lettre ouverte s’adresse principalement aux personnes en charge de définir et de mettre en œuvre la politique culturelle de soutien aux projets digitaux à vocation artistique.
Il se propose également d’interpeler les créateurs et entrepreneurs digitaux et se veut accessible pour toute personne intéressée plus largement par la réflexion sur la place et le rôle des collectivités publiques dans le contexte de la « digitalisation de la société », au delà du seul domaine artistique.

J’aimerais:

  • Exprimer pourquoi je tiens à lister les enjeux et les problématiques selon un angle qui me semble encore peu exploré;
  • Partager sur ce chemin quelques expériences personnelles, avec mes conclusions;
  • Exposer quelques pistes de réflexion et d’action pour tenter d’amener ma contribution au développement d’un écosystème dynamique de création de projets digitaux artistiques.

J’espère susciter des réactions et participer à une réflexion commune autour de ces enjeux et problématiques.
Je répond à tous les mails et je suis volontiers disponible pour échanger de vive voix.

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Le contexte de la création vidéo avec smartphone

Vous avez des vidéos à réaliser et à valoriser, des histoires à raconter ou des messages à faire passer à travers des images en mouvement ? Vous vous demandez si vous pouvez profiter de votre smartphone pour y arriver ?

Ce billet va passer en revue les questions suivantes:

  • Quels sont les avantages et les inconvénients de filmer avec son smartphone ?
  • Quelles sont les bonnes pratiques ?
  • Quelles sont les questions importantes à se poser lors de la création de vidéos avec un smartphone ?

En somme, l’objectif de ce billet est de vous donner les informations pour faire les « bons » choix: est-ce que je filme avec mon smartphone et / ou avec une caméra vidéo, et comment est-ce que je peux m’organiser pour amener les vidéos du smartphone le plus efficacement vers les publics ?

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Les nouveaux territoires de la création documentaire

Le monde (et les modes) de la création vidéo documentaire sur le web évolue rapidement: de projets « webdoc » ou « transmedia » nous sommes passés aujourd’hui sur ce que l’on appelle les nouvelles écritures, ou carrément les nouveaux territoires…
Et oui, on passe d’un récit principalement exposé dans le temps à une expérience spatialisée.

Pour s’en rendre compte, l’équipe composée de Cédric Mal, Fanny Belvisi, Nicolas Bole, Xavier de la Vega du blogdocumentaire a fait un travail considérable de rassembler auteurs, projets, idées et concepts dans un livre fleuve de 650 pages.

Pour découvrir cet ouvrage et les pistes qu’ils contient:

[PREVENTE – LIVRE] « Au-delà du webdoc : Les nouveaux territoires de la création documentaire » – Le Blog documentaire

Quatre ans après, on remet le couvert ! Les webcréations ont bien changé depuis notre premier livre … Alors on vous a mitonné un nouveau menu, chargé mais très digeste. Une nouvelle somme pour comprendre et penser ce pan vivifiant de la scène documentaire.

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Au sujet de la difficulté d’apporter sa contribution à la société, en tant qu’indépendant

J’ai 47 ans et je vis sans doute les plus belles années de ma vie.
La bonne santé, physique et mentale, m’est donnée.
L’expérience, j’en ai de plus en plus à partager.
J’ai une réserve d’énergie créative qui me semble inépuisable, avec l’envie de construire à partir de cette source généreuse des projets pérennes, utiles et inspirants.
J’ai pu choisir la vie que je désire vivre, je me sens à la maison dans mon quotidien, aligné entre mes idéaux et mes actions: j’ai une chance incroyable.

Mais…

Oui, il y a forcément un mais.
Mais, donc: pourquoi est-ce que je n’arrive pas à amener plus complètement, entièrement, pleinement, ce que peux, ce que je veux transmettre aux autres, à la société ?

Pourquoi est-ce que je sens que mon potentiel reste sous utilisé ? Je dirais même: sous exploité ? C’est le comble, alors que je vois la grande majorité de mes ami/es qui plient sous le stress des multiples attentes et pressions…

À l’injustice de la mauvaise répartition des richesses, je rajouterais l’absurdité de l’allocation déséquilibrée des ressources humaines disponibles.

Pourquoi est-ce si difficile, à partir de ma position d’indépendant et d’électron libre, de contribuer aux efforts collectifs de manière plus soutenue, conséquente, concrète, pérenne ? De pouvoir apporter ma pierre à l’édifice, en cherchant à créer une valeur qui dépasse les intérêts strictement personnels ?

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Atelier contenus culturels et smartcity: compte rendu

Comment valoriser ses contenus culturels ou patrimoniaux au sein de la smartcity ?
Comment inviter les usagers de la ville à participer de manière active à la vie de quartier, en profitant des possibilités du numérique et en tirant parti des contenus existants ?
Comment imaginer des nouveaux usages, en créant des liens entre des contenus et des besoins, pour favoriser la conversation participative ?
In fine, comment articuler des contenus institutionnels et commerciaux sélectionnés, de manière à raconter des histoires, générées dans le cadre d’une expérience utilisateur individuelle ?

Voici quelques unes des questions servant de cadre à l’atelier organisé le 13 avril dernier dans le cadre du festival Open Geneva.

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Atelier médiation culturelle @Open Geneva

Dans le cadre du festival d’innovation ouverte « Open Geneva » qui se déroule entre le 12 et le 15 avril, nous organisons un atelier d’un jour et demi pour prototyper des scénarios d’usages autour de la médiation culturelle dans le cadre de la smartcity.

Force est de constater que la plupart des initiatives développées dans le cadre de ce que l’on nomme la smartcity sont essentiellement organisationnelles, logistiques ou utilitaristes – en somme, fortement technocratiques.
Sans vouloir minimiser l’intérêt ni l’importance de ces initiatives, il nous semble qu’il manque trop souvent la dimension subjective, sensible, narrative, voir poétique ou esthétique, dans les projets mis en œuvre.

C’est pourquoi nous vous invitons à participer à cet atelier qui va nous permettre d’imaginer des usages publics des données culturelles, à des fins de médiation, de pédagogie, d’enrichissement d’une expérience touristique, de concertation citoyenne autour d’aménagements urbains…

Pour ensuite pouvoir accélérer nos projets respectifs avec les enseignements gagnés lors de cet atelier – voir même de développer un nouveau projet basé sur les opportunités dégagées lors de nos discussions.

 

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10 ans de blog: un regard en arrière, deux en avant !

En déroulant la liste des publications par mois dans l’historique de mon site, jusque tout en bas… on remonte en janvier 2008.
10 ans !

J’aimerais marquer le coup avec ce billet anniversaire, parce que:

  • C’est un moment symbolique.
    Comment est-ce que je peux mesurer et traduire ce moment, pour le partager ?
  • J’ai beaucoup appris en rédigeant les 398 billets de blog, au fil des projets.
    Qu’est-ce que je retiens, pour l’amener plus loin ?
  • Le chemin parcouru est précieux; la route devant moi est désirable.
    Quel est l’horizon dont je rêve aujourd’hui ?
  • J’aimerais dire merci.
    Merci à toutes les personnes qui m’ont soutenu et me soutiennent encore; merci à toutes les lectrices et tous les lecteurs qui donnent sens et portance à mes écrits ou récits.

J’aime de plus en plus faire du hors piste…

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To no Billag or not to no Billag

Cela fait des mois que ça me démange… l’initiative No Billag brasse tellement de questions, d’émotions et d’enjeux que j’aimerais partager dans ce billet quelques réflexions.
Rassurez-vous, le véritable sujet de ce texte n’est pas Billag (qui est juste un malheureux déclencheur, en plus d’être déjà mortVu que Billag va être remplacé par Serafe dès le début 2019.).

Ce qui m’intéresse ici et maintenant, c’est de réfléchir sur le paysage médiatique au service du citoyen que nous pourrions imaginer – et même désirer ! – pour la Suisse du 21ième siècle.
Comme je regarde la problématique depuis un autre endroit que la plupart des acteurs engagés dans la lutte contre l’initiative, j’espère que ces lignes vont faire rebondir mes réflexionsJe ne revendique aucune paternité dans les idées exposées dans ce texte. Il s’agit de pensées et de pistes d’action déjà abordées dans une multitude de coins et de recoins du web – je fais juste une synthèse personnelle pour alimenter une réflexion. sur autre chose qu’un champ de bataille.

Pour le dire tout de suite: je suis pour le transfert du milliard et quelque perçu par la redevance Billag dans la mécanique des impôts (et donc pour la suppression de la taxe, désolé Serafe).
Mais je vais voter contre l’initiative qui vise à supprimer la taxe.

Comment ça se fait que quelqu’un qui est contre la taxe va voter contre la proposition de suppression de la taxe ?

Avant d’étayer l’état actuel de ma réflexion avec plus de mises en perspective et d’arguments à travers d’autres billets complémentaires à venir, j’aimerais la résumer en quelques paragraphes.

On aime jouer à se faire peur…

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2017 en 5 mouvements de plaisir

Oh non, pas encore une de ces rétrospectives sur l’année écoulée…
Alors, pourquoi je m’y colle aussi ?

Parce que j’ai 3 arguments:

  • Mon blog a tout bientôt 10 ans (et oui, mon premier billet date de janvier 2008) et donc, j’aimerais marquer le coup.
  • En choisissant quelques projets ou moments marquants, je vois mieux le chemin que j’ai pu faire.
  • Parce que ça me fait plaisir. Et que j’ai envie de le partager…

Prendre plaisir à écrire

J’ai démarré l’année 2017 avec une des résolutions prises en 2016: ne plus me laisser marcher dessus. Sans crier gare, voilà qu’en démarrant un billet au tout début de l’année, je fais un coming out… et je me dis: quel plaisir d’écrire.

Le rétroviseur et les jumelles

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La fabrication de projets vidéo en deux schémas

Quand il faut transmettre les concepts et enjeux spécifiques d’un processus de fabrication, un schéma est souvent plus efficace qu’un long texte.
Pour illustrer la différence – mais aussi la complémentarité – entre la production vidéo « classique » et la production de projets « transmedia » (la vidéo pour le web), j’ai demandé il y a quelques temps à la graphiste et designeuse Sophie Czich de réaliser deux schémas.
Sur base de mes indications, elle a créé les deux images ci-dessous, que j’ai quelque peu retravaillé ces derniers jours.

Ce que j’ai envie de communiquer à travers ces deux schémas:

  • La mécanique de production entre l’ancien monde des médias traditionnels (cinéma, télévision) et le nouveau monde du web est fondamentalement différente.
    D’un côté on a une production linéaire qui essaye tant que possible de passer par des étapes sans retour (on va éviter de tourner des nouvelles images lorsque l’on est en postproduction) et de l’autre on a une méthode agile qui permet d’essayer, d’ajuster, d’améliorer et de faire vivre un projet en fonction des enseignements appris tout au long du processus.
  • Cependant, la majorité des projets vidéo pour le web d’aujourd’hui fonctionnent encore en utilisant la méthode de production linéaire en cascade. Pourquoi ? Pour une multitude de raisons que j’aimerais bien décortiquer dans un prochain billet.
    En attendant, je met ma main au feu que les résultats obtenus pour amener le public sur un projet vidéo pour le web, en utilisant une méthode inadéquate, ne soient pas bien satisfaisants…
  • C’est pourquoi le schéma bien coloré et quelque peu « fouillis » de la production de vidéos pour le web inclut volontairement des contenus en amont (les archives) et des usages contributifs en aval (création de nouveaux contenus par les utilisateurs). Pour donner des idées sur comment faire exister ses vidéos sur le web.
    Et en regardant bien, ce qui fait valeur au final pour l’utilisateur est moins le contenu (les vidéos) que le chemin (son expérience) qu’il peut effectuer grâce aux articulations rendus possibles par les descripteurs (les symboles « i »)…

La vidéo comme objet

Lorsque l’on réalise un film ou une vidéo (mais en fait, c’est quoi la différence entre les deux aujourd’hui ??) on produit un objet. Cet objet, on aimerait le voir arriver sur les divers écrans disponibles de nos jours (du smartphone jusqu’à l’écran de cinéma), idéalement avec une rétribution à la clé.

Les caractéristiques principales de cet objet (prosaïquement, c’est un fichier digital comme un autre):

  • pour garantir et garder sa valeur, il ne doit pas évoluer
  • plus on maîtrise sa distribution, plus les entrées financières potentielles sont protégées
  • on a une fenêtre temporelle restreinte (en moyenne 18 mois) pour rentabiliser un tel objet
  • l’objet doit entrer « au chausse pied » sur les nouveaux écrans (là ou est l’essentiel de l’audience aujourd’hui), avec le risque de perdre de l’impact
  • la mécanique pour trouver son audience est découplée de l’objet: c’est une campagne de marketing à part entière qui doit amener les spectateurs potentiels sur l’objet.

 

 

Schéma réalisé par Sophie Czich

La vidéo comme projet

Lorsque l’on réalise des vidéos que l’on veut amener au public via le web, on réalise un projet.
Ce projet, on aimerait le voir se déployer de manière organique et vivante en relation avec les usages de son public, idéalement avec une circulation et augmentation de la valeur, pour capter dans le futur des retours financiers.

Les caractéristiques principales d’un tel projet:

  • pour générer une valeur, il doit évoluer dans le temps
  • plus on laisse les spectateurs visiteurs s’approprier son projet, plus on a de chances de pouvoir trouver une audience élargie et donc potentiellement une mécanique de monétisation
  • la durée de vie d’un projet est dépendante de la dynamique des usages et des mises en lien avec d’autres sites et plateformes partenaires
  • si le projet est bien fait, la rencontre entre les contenus et les usages se fait spécifiquement en fonction de l’écran et de l’usage qui lui est propre: voir la notion de responsive storytelling, l’expérience utilisateur où les contenus s’adaptent au contexte de l’utilisateur
  • la mécanique pour trouver ses spectateurs est intimement liée au projet lui même: l’accès à l’audience peut être en bonne partie organique et il est possible d’intégrer les efforts de marketing plus en lien avec les valeurs de son projet.

 

Schéma réalisé par Sophie Czich

 

Comme il y a beaucoup de paramètres et d’enjeux à communiquer, j’aimerais créer un jour des schémas animés ou interactifs, de manière à ne pas saturer d’office l’attention du spectateur avec toutes ces informations « à plat ».
Je suis preneur de toute critique, idée, conseil pour améliorer ces schémas – à travers un mail par exemple, je garantis une réponse.

Pour finir, un grand merci à Sophie Czich pour le design et la réalisation de ces deux schémas !

Des liens pour aller plus loin:

Comment faire exister ses vidéos sur Internet ?

Agile vs Waterfall – Comparing project management methods

Traditional waterfall methods for developing software are rapidly declining in popularity as more recently developed Agile methodologies are increasingly adopted. But what’s the difference between the two – and is Agile always better? The waterfall model is one in which each phase of a product’s life cycle takes place in sequence, so that progress flows steadily downwards through these phases like a waterfall.