Présentation de la version demo de eyeWander

Ces jours sont très productifs pour le projet eyeWander: Vincent de Vevey finalise les 4 interviews, réalise l’intégration des zones interactives dans les interviews en 360°, tandis que David Hodgetts continue de mettre en place le workflow entre l’édition vidéo et la création d’une application Android.

Cette application VR s’installe sur un smartphone Android de dernière génération et le projet se visionne à l’aide du casque VR Samsung Gear. Il suffit de mettre le casque, de regarder le titre du projet et l’expérience démarre…

Nous allons pouvoir présenter jeudi, lors du Speed Meeting du Bénévolat, une première version démo du projet, avec 4 extraits de 2 minutes par association présentée, visionnable d’une seule traite.

Pour venir voir le projet, voici les détails:

La troisième édition du « Speed meeting du bénévolat » s’associe aux 50 ans de solidarité internationale en Ville de Genève

Genève Bénévolat organisera, en collaboration avec la Ville de Genève, son troisième Speed meeting du bénévolat le jeudi 30 novembre prochain. Devenu le rendez-vous incontournable de la population genevoise avec le tissu associatif local, cet événement constitue une occasion unique pour les personnes souhaitant s’engager bénévolement de découvrir les offres existant dans des domaines aussi variés que la solidarité internationale, la protection de l’environnement, le sport, le handicap et la culture.

J’en profite ici pour remercier Anne Bonvin Bonfanti de la Ville de Genève pour sa précieuse collaboration sur ce projet – sans le partenariat avec le Département des finances et du logement de la Ville de Genève ce projet n’aurait pas pu être réalisé.

Nous allons bientôt publier une vidéo qui présente le projet et qui permet de visualiser plus concrètement comment se déroule l’expérience.

Par ailleurs, nous pouvons confirmer que le projet sera présenté au festival FIFDH en mars 2018 à Genève, sous une forme d’installation.

Antonin Ravussin est en train de réaliser plusieurs courtes vidéos qui présentent le projet sur la page Facebook du projet, dont en voici déjà un exemple:

Faire rebondir le projet traverse

Maintenant que le projet traverse a rencontré avec succès le public intéressé par les enjeux patrimoniaux, nous voulons pérenniser l’opération en permettant aux acteurs du tourisme et de la culture de créer des usages du même type.

Nous souhaitons donc transformer notre application d’édition – actuellement encore au stade du prototype – en un produit générique utilisable par les professionnels du tourisme et de la culture.
Nous sommes également convaincus du potentiel de l’outil pour des usages pédagogiques (classes d’histoire, de sensibilisation aux médias et au numérique, etc.).

Pourquoi, comment et avec quels objectifs transformer notre application actuelle en un produit générique ?
Quelques réponses dans les lignes qui suivent…

Une application du patrimoine peut en cacher une autre…

Aller vers ses publics

Les institutions du savoir, les opérateurs touristiques, les structures culturelles et patrimoniales ont aujourd’hui besoin d’exister de manière vivante et évolutive au sein des nouveaux usages numériques de leurs publics respectifs.

Chaque entité a donc son site internet; parfois son application mobile dédiée et / ou sa base de donnée en ligne, souvent aussi des pages Facebook ou des profils sur Twitter ou Instagram pour pousser des contenus sur les réseaux sociaux, là où se trouve le public. En espérant pouvoir convertir l’internaute en spectateur ou en visiteur, voire en le rendant partie prenante active (créateur de contenu, ambassadeur) de son offre…

Chaque entité doit alors faire le même type de travail, avec le peu de ressources humaines et financières disponibles pour communiquer et faire le marketing de son apport à la société.

Force est de constater que très souvent ce travail en mode marathon solitaire ne porte que très peu de fruits tangibles sur le moyen terme : il y a bien une présence multi-canal plus ou moins évoluée, mais l’expertise et la valeur de l’entité se diluent dans les messages courts qui existent sur des temps de consommation de plus en plus limités.

Au delà d’un buzz lié à un évènement porteur, que reste-t-il du savoir original créé par les professionnels ; que reste-t-il des expériences individuelles, plus ou moins inspirantes mais toujours authentiques, des utilisatrices et utilisateurs ?

Embarquement immédiat pour un voyage dans le temps

Avec une promesse

Partant de ce constat, il existe une problématique encore plus difficile à appréhender que celle de garantir une profondeur et une pérennité à ses messages : comment s’adresser de manière personnalisée et vivante à son public, c’est-à-dire de pouvoir converser potentiellement avec chaque utilisateur.

Les attentes du public sont fortement influencées par l’expérience personnalisée permise par les Facebook, Google, Amazon et consorts : au-delà de la qualité très variable de chaque contenu consommé sur ces plateformes, ce que le visiteur cherche est avant tout une expérience utilisateur individuelle, émotionnelle, organique.

Qu’Internet se mette à son échelle, respire au rythme de sa propre respiration, accueille comme un organisme bienveillant (car non hiérarchisant) ses idées, ses images, ses questions…

Comment alors les industries culturelles et le tourisme peuvent-ils proposer ce type d’expérience, sans tomber dans le piège de tout pousser sur les réseaux sociaux, comme c’est de plus en plus le cas ? Ce n’est pas parce que c’est gratuit et simple à faire que c’est un bon calcul : les intérêts de Facebook ou de Google diffèrent grandement de ceux des producteurs de contenus…

Pour vivre une expérience

La question principale se résume donc comme suit : comment les acteurs susmentionnés peuvent-ils continuer de produire des contenus et des informations (c’est leur métier de base), tout en proposant une expérience utilisateur engageante et originale, qui puisse véritablement valoriser leurs contenus et servir leurs missions ?

Simplement à partir de leur expertise existante, comment les professionnels de ces structures peuvent-ils ajouter une “couche” (un contexte, des mises en relation principalement) qui sera publiée en même temps que leurs contenus, de manière à structurer leur offre comme un tout (avec le fond, la forme et la manière qui s’entrelacent avec cohérence) ?

L’équipe de développeurs du projet traverse a développé durant l’année 2017 un outil d’édition web collaboratif qui répond à ces questions de manière très concrète. Cet outil permet actuellement aux institutions partenaires de créer des liens et de tisser des histoires à partir de fiches descriptives.

L’utilisateur final peut consulter des informations structurées et maîtrisées, tout en ayant la possibilité de découvrir dans le flux vivant et évolutif des contenus publiés une invitation à explorer ce qui fait la richesse de notre patrimoine culturel partagé.

L’équipe de traverse en pleine réunion à Archamps pour réfléchir à la suite

Développer un outil web pérenne

L’enjeu actuel est de pouvoir profiter de l’expérience du projet et de l’outil traverse pour proposer, une fois le financement et les partenaires trouvés, cet outil d’édition novateur à toute structure ayant besoin d’apporter des réponses aux questions posées dans ce texte.

Cette application s’intègrerait de manière complémentaire dans l’écosystème d’outils métier utilisés par les entités en charge d’amener la culture vers ses divers publics. En effet, l’application d’édition traverse permet déjà d’ajouter simplement, à partir des fiches existantes dans les bases de données institutionnelles, des mises en relation entre des lieux, des objets, des personnages, des évènements ou des médias.

Ces mises en relation ne sont pas uniques et figées: un peu comme des associations d’idées, ils forment une chaîne “organique” multi-potentielle, avec laquelle il est possible d’entrer en dialogue, en tant qu’utilisateur.

La méthode traditionnelle de vulgariser le savoir est basée principalement sur la publication de monologues (livres, conférences, expositions, films, visites guidées, etc) sur un mode top-down.
Avec l’utilisation exponentielle des smartphones et des réseaux sociaux, le public est de plus en plus habitué à entrelacer les messages individuels au sein de dialogues qui n’ont plus de contraintes ni de temps, ni de territoire – ni même de support.
La plupart du temps, sur un mode transversal en bottom-up

C’est cet usage personnalisé, sur un mode dialogue, évolutif et vivant, que nous souhaitons permettre et accompagner avec l’outil développé. Plutôt que d’exposer sous forme d’un silo de savoir vertical une enième base de données vers le public, nous avons misé sur le potentiel d’appropriation permis par les mises en relation entre les savoirs, les usages, les besoins et les questions à résoudre.

Au final, la société bénéficie non seulement des “objets du savoir” (les fiches, les publications, etc) en provenance des institutions spécialisées, mais peut tirer un bénéfice immédiat de l’expertise qui s’expose de manière transversale et vivante à partir de la logique des relations ajoutées par dessus ces “objets du savoir”.

Ou dit autrement: en ajoutant pour chaque objet un contexte spécifique, des mises en relations objectives et des associations d’idées subjectives, on augmente la chance qu’un de ces “objets du savoir” puisse être trouvé dans le vertigineux océan des contenus (via une recherche, sur les réseaux sociaux).

Et une fois qu’une pépite est trouvée avec la perspective d’un filon à exploiter, l’humain curieux et entreprenant que nous sommes va vouloir aller creuser plus loin…

À partir de l’existant

Cet outil d’édition collaboratif nous permet aujourd’hui d’offrir au public l’utilisation personnalisée et vivante de notre application mobile traverse.

La promesse de l’application mobile rencontre à notre avis un vrai besoin auprès des utilisateurs: le fait de pouvoir être partie prenante des enjeux de transmission de ce qui fait culture, de ce qui est considéré comme patrimoine.

Les fonctions principales actuelles de l’application d’éditorialisation:

  • Création de fiches. Via un formulaire qui permet d’éditer et de mettre à jour 5 types de fiches.
  • Création de playlists. Via un éditeur simple qui permet d’ajouter et de mettre à jour des fiches dans une playlist.
  • Gestion des playlists recommandées. Pouvoir gérer les playlists mises en avant dans l’application mobile (les “coups de cœur”).
  • Modération des photographies uploadées par le public via l’application mobile
  • Création et gestion des utilisateurs (rôles, droits).
  • Gestion du profil. Nom, image, site web, mot de passe

Le développement de cette application est actuellement en standby, vu que tout le financement disponible pour le projet traverse a été utilisé.

Imaginer et construire la suite

Nous sommes en train d’étudier plusieurs pistes pour trouver des financements et des partenaires pour continuer de développer l’application.

À la prochaine grande vague, je raconte ce que nos châteaux logiciels (mais pas virtuels !) seront advenus…

 

Projet Journalistory

Depuis la rentrée d’automne, je travaille sur un nouveau projet de vidéo interactive sur le web.

J’ai été contacté par l’association journalistory.ch qui voudrait mettre en ligne un site web de portraits vidéo de journalistes pour décembre 2017.

Ce site grand public offre la découverte et la mise en lumière du journalisme à travers des portraits de journalistes de renom, tout en donnant un accès intuitif à des enjeux et des périodes marquantes à travers des affaires qui ont eu un impact sur la société Suisse.

Avec ma société Memoways, nous sommes en train de réaliser un portail vidéo répondant aux besoins du projet.

Ce portail vidéo permettra aux visiteurs de :

  • Découvrir des journalistes, à travers des portraits courts et plus longs
  • Explorer ce que disent les journalistes en rapport avec des thématiques, des affaires, des périodes historiques, des outils de production du journalisme, etc
  • Apprendre davantage sur le contexte des affaires avec des informations additionnelles qui sont présentées en relation avec ce qui est dit
  • Partager des vidéos ou des playlists sur les réseaux sociaux, par mail, etc

Le site web aura les fonctionnalités et les qualités suivantes :

  • Une interface utilisateur « responsive » adaptée aux mobiles et ordinateurs
  • Une navigation fluide et continue, grâce à des playlists inter-connectées
  • Un accès rapide et précis sur des segments spécifiques dans les vidéos
  • Des informations additionnelles, en relation directe avec ce qui est dit
  • Un filtrage intuitif et ludique, permettant de partir en exploration personnalisée

 

En attendant le portail vidéo qui va être mis en ligne en décembre 2017, voici le lien du site web provisoire du projet:

DAS GEDÄCHTNIS DES JOURNALISMUS

Wir sind ein Historikerteam mit viel Erfahrung in den Bereichen Oral History und Mediengeschichte. Ein Kern des Teams hat mit Archimob und Humem bereits die zwei grössten Oral-History-Projekte der Schweiz realisiert. Der Verein wurde am 18. Januar 2017 in Bern gegründet und hat seine Arbeit sofort aufgenommen.

 

De fin 2017 à mi 2018, Journalistory.ch dévoile de plus en plus de témoignages de journalistes ayant marqué le paysage médiatique suisse ces dernières décennies.

Pour la première fois en Suisse, des journalistes de différentes branches de la profession livrent leur parcours de vie, leurs réflexions et leurs méthodes.

Journalistory.ch propose une expérience interactive pour découvrir l’évolution et les mutations du métier de journaliste et de réfléchir à son avenir.

 

Le travail de curation (le choix et tri des vidéos en lien avec des thématiques, enjeux, périodes ou tags) et le travail de segmentation (en liant une portion de vidéo à une thématique par exemple) se fait directement online, de manière collaborative, à travers notre outil Kura et dans une base Airtable spécifique.

En attendant de mettre notre propre outil d’édition vidéo Kura à jour pour ce type de portail vidéo, nous réalisons le travail d’indexation principalement dans Airtable.
J’ai déjà réalisé plusieurs projets avec cet outil gratuit, simple et intuitif, qui permet de rapidement prototyper et même de réaliser des projets entiers sans devoir développer un outil dédié.

Un prochain billet va présenter avec plus de détail notre flux de travail, de la caméra au site web.

Comment faire exister ses vidéos sur Internet ?

Vous avez publié des vidéos sur une plateforme web comme YouTube ou Vimeo – mais vos contenus n’attirent pas le monde qu’ils méritent. Pire: le peu d’interactions qu’ils produisent laisse penser que les spectateurs ne restent pas « chez vous ».
Vous avez alors le sentiment que l’expertise que vous produisez dans votre domaine n’est pas assez valorisée…

Ce billet vous apporte des pistes de réflexion sur les questions à se poser lorsque l’on veut profiter de la magie du web: que vos contenus puissent s’intégrer de manière personnalisée et engageante au sein de la navigation de votre public.
Avec bien sûr quelques éléments de réponses…

D’un monde à l’autre

En provenance du monde du cinéma, cela fait une bonne dizaine d’années que je réalise des projets vidéo sur le web.
Dès 2007, avec un parti pris artistique et conceptuel pour pouvoir interagir avec la vidéo en mobilité (via mon projet de recherche Walking the Edit), puis en 2011 avec l’envie de développer à partir de ce projet un outil de création d’expériences web avec de la vidéo (à travers ma société Memoways).

Sur ce chemin, j’ai dû me défaire d’un certain nombre de recettes techniques, de logiques de collaboration et de modèles de valeur, pour laisser la place à du nouveau.
J’ai décidé de sortir du modèle économique des industries culturelles classiques pour plonger entièrement dans ce vertigineux univers du web, dans lequel tant de choses sont encore – et toujours – à inventer.

Larguer les amarres

Ce d’autant plus que l’usage d’Internet et la lecture d’une vidéo ne sont pas du même type: l’image ci-dessous en donne une illustration (quelque peu binaire, mais parfois il faut schématiser).

On est bien d’accord qu’une histoire qui n’est pas sur des rails, sans un début et une fin, où le train narratif ne passe pas à travers les mêmes paysages que l’on a minutieusement mis en scène, est difficilement exploitable.
Qui voudrait arriver ailleurs que la destination pour laquelle il a payé ?

Et on est sans doute aussi d’accord que l’expérience du web emprunte beaucoup à la navigation, où notre parcours n’est pas prédéfini par avance et dépendant de la dynamique des courants marins et du vent.
Qui imagine mettre des bateaux sur des rails ?

Pour arriver à « poser » des vidéos sur le web sans les faire couler d’office (c’est le risque si l’on publie une vidéo sur Internet sans « préparer le terrain »), je me suis donc retrouvé alternativement de tous les côtés d’une table a quatre faces, avec des rôles spécifiques, pour répondre aux questions et envies suivantes qui surviennent immanquablement:

  • Créateur de contenus: j’ai un une histoire à raconter avec de la vidéo, comment est-ce que je peux la créer puis la publier au sein d’une expérience web ?
  • Technicien: j’ai des problèmes techniques à résoudre et je dois trouver les outils et le bon workflow collaboratif.
  • Concepteur logiciel: je dois connecter de manière maîtrisée mes contenus à d’autres contenus, informations, sites web, plateformes et usages. Comment est-ce que je garantis une expérience utilisateur cohérente ?
  • Entrepreneur: je dois trouver un modèle économique pour financer toutes ces opérations et pour garder mes vidéos sur la surface du web, dans la durée.

La recette vidéo pour le web: multiplier les rebonds

L’essentiel de ce billet a pour objectif de lister les problèmes, les besoins et les envies des producteurs de contenus vidéo, tels que je les vois en tant qu’entrepreneur (je prends ma casquette Memoways ici), lorsqu’ils se posent la question suivante:
j’ai des vidéos – comment est-ce que je peux profiter du web pour valoriser mes contenus et atteindre mes objectifs ?

En rebond à ces questions et problèmes à résoudre, je partage dans la foulée une liste de fonctionnalités sur lesquelles nous sommes en train de travailler avec ma société Memoways.

La suite…

Vos photos et flux sociaux au sein de l’app mobile traverse

Depuis la sortie des applications mobiles iOS et Android du projet traverse, l’équipe de développeurs de MobileThinking a continué de travailler d’arrache pied pour ajouter les fonctionnalités prévues  et pour améliorer l’expérience utilisateur (aka debug).

Les deux fonctionnalités suivantes ont été ajoutées tout récemment:

  • consulter le « flux social » en lien avec des lieux, des objets, des événements ou des personnages. Lors de la création d’une fiche, l’éditeur peut ajouter des liens vers des pages Facebook, Twitter ou Instagram, pour connecter des usages publics choisis (flux d’images Instagram, Tweets d’une institution, page officielle d’un lieu sur Facebook etc) avec une fiche particulière. Cela permet, via un onglet dédié dans l’app mobile, de rendre une fiche plus vivante et ainsi de montrer comment un objet patrimonial vit au jour le jour, par les cages de résonance que sont les réseaux sociaux.
  • ajouter une image personnelle à une fiche. Initialement, nous avons voulu passer par Instagram pour permettre à l’utilisateur de prendre une image et la lier à une fiche via un #hashtag spécifique à la fiche. Mais la politique d’utilisation des « connecteurs » d’Instagram s’est considérablement refermée et il est très difficile d’utiliser le service en dehors de son propre jardin privé… Nous avons donc choisi de stocker, modérer et afficher les images prises par les utilisateurs au sein de notre propre plateforme.

 

Ces deux fonctionnalités sont très importantes au sein de la « promesse » du projet pour les utilisateurs.
En effet, nous avons dès le départ voulu leur donner une place plus active qu’une simple consultation d’une base de données et du partage / du like de certaines fiches. Les utilisateurs sont donc dans un mode en « lecture & écriture », cadré par des usages constructifs et créatifs, avec une modération double. Il est ainsi possible de signaler une image non appropriée au comité éditorial du projet, qui fera le choix de dépublier, si nécessaire, la photo.

Pour nous, les visiteurs d’un site patrimonial en sont potentiellement aussi les ambassadeurs, en partageant leur vision et leur usage d’un lieu.
Maintenant que la fonctionnalité est là, il s’agit pour nous de bien communiquer sur cette fonctionnalité et de donner envie aux visiteurs de devenir actifs. C’est là un de nos prochains chantiers…

En parlant de chantier: il nous faut maintenant également ajouter les flux sociaux sur un maximum de fiches, ce qui n’est pas toujours aisé (les « bons » flux intéressants sont parfois difficiles à trouver). Actuellement, il n’y a qu’approximativement 20% des fiches qui sont pourvues de cette augmentation organique et vivante.

eyeWander au GIFF

Nous aurons le plaisir de présenter le projet VR eyeWander au festival GIFF (Geneva Int. Film Festival) la semaine prochaine.
Nous allons participer à une séance de présentation (pitches) et pourrons rencontrer des partenaires potentiels via des sessions de match-making en one to one.

Nous faisons partie de la section « New Digital Talents »:

Le New Digital Talents (NDT) est un programme conçu pour mettre en lumière les créateurs, sociétés et collectifs les plus innovants dans la création digitale audiovisuelle contemporaine. Quinze sociétés numériques suisses et européennes sont invitées à présenter un projet phare ainsi que leur savoir-faire en matière de création digitale devant un parterre d’acteurs-clés du numérique.

Geneva International Film Festival – GIFF | 3 – 11 novembre 2017

Le GIFF explore les liens entre le cinéma, la télévision et les nouvelles formes de création digitale. Carrefour des genres et des disciplines, le GIFF se veut aussi bien un lieu de fêtes que d’expérimentations.

Le travail de production des vidéos en 360° avance bien, en parallèle du développement de l’application VR réalisée par David Hodgetts. D’ici quelques semaines, nous pourrons présenter une première version…
Pour être tenu au courant et pour découvrir le projet dès sa publication, inscrivez-vous à la newsletter sur le site du projet.

Mise en route web pour le projet eyeWander

Pour accompagner le démarrage du projet d’installation vidéo VR en 360° eyeWander, nous venons de mettre en ligne le site web dédié au projet: http://eyewander.ch

Nous avons également mis sur pied une page Facebook, qui va raconter les étapes de la réalisation du projet (tournages, tests, développement, mise en route de l’installation, etc): https://www.facebook.com/eyewanderVR/

Vincent de Vevey va réaliser des vidéos en 360° durant les mois d’octobre et de novembre, pour les « augmenter » ensuite avec des éléments interactifs à déclencher du regard dans les lunettes VR. Une première version de l’application VR devrait être disponible pour le mois de novembre, avec la version installative qui sera présentable dans la foulée.

Le projet bénéficie du soutien et du partenariat de la Ville de Genève (Département des finances et du logement ).

Plus d’informations sur ces pages:

Starting the VR project « eyeWander »

Projet vidéo en 360° « Fenêtres associatives »

 

Usages de Kura pour le projet « traverse »

Comment apporter une dimension vivante et immersive à un projet numérique de médiation culturelle, simplement en ajoutant des vidéos ou des segments de vidéo à la proposition de valeur ?
Et comment structurer ces vidéos avec des choix éditoriaux cohérents, tout en offrant une liberté de découverte aux utilisateurs ?

Ce billet va présenter en détail le travail que j’ai réalisé cet été avec notre outil Kura pour le projet traverse, en particulier pour l’intégration des vidéos au sein de l’expérience mobile.

Des vidéos et des playlists.

La première chose à préciser ici, c’est qu’il y a le même concept structurel entre les deux projets: une liste de contenus qualifiés avec des mots clé d’une part, et des playlists constituées à partir de ces contenus d’autre part.

Dans Kura, nous avons comme point de départ une bibliothèque de vidéos choisies spécifiquement dans la masse de vidéos YouTube, qualifiées avec des labels.

Kura: la bibliothèque de vidéos; les labels permettent de classer et filtrer les vidéos

Pour les besoins du projet traverse, j’ai créée une bibliothèque de plus de 600 vidéos qualifiées avec des labels spécifiques (entre 2 et 6 labels par vidéo). En cherchant des vidéos sur le patrimoine partagé entre la France et la Suisse, on ne trouve pas grand chose d’intéressant au départ avec une simple recherche YouTube; ce n’est que par sérendipité que l’on tombe sur des filons de vidéos intéressantes, que j’ai importé dans Kura simplement avec un copier / coller d’url.

Cette bibliothèque de vidéos est maintenant à disposition des contributeurs du projet, pour pouvoir trouver très vite des vidéos en lien avec un endroit, une thématique, un enjeu… Que ce soit pour le projet traverse, ou pour n’importe quel autre projet pour lequel des vidéos spécifiques seraient de circonstance.
J’ai aussi défini dans Kura les vidéos que j’allais « envoyer » dans l’outil traverse: au fur et à mesure de mon travail de curation vidéo, j’ai déterminé plus de 200 vidéos à intégrer au sein de l’expérience traverse.

Dans l’outil d’édition de traverse, nous avons une base de données de fiches (lieux, objets, médias, personnes et évènements) qualifiées avec des catégories, des thématiques et des tags.

Traverse: la bibliothèque de fiches créées dans l’outil d’éditorialisation

Pour intégrer une vidéo choisie dans Kura à la base de contenus de traverse, il faut créer une fiche de type « média » et ajouter les informations nécessaires.

Les deux outils permettent également de construire des playlists de contenus, en choisissant l’ordre des vidéos / des fiches de manière à raconter une histoire particulière.

Dans Kura, il faut simplement « tirer / glisser » des vidéos dans une mini-timeline, en définissant leur place au sein de la liste.
Une fois la playlist constituée, on peut lui donner une description et la publier.

L’outil de création et édition de playlist

Il y a actuellement deux types de publication à disposition: une playlist simple optimisée pour l’usage mobile (et l’intégration au sein d’une application mobile) et un player qui permet de naviguer entre des playlists connectées, avec une lecture automatique continue entre les vidéos de la playlist.

L’outil de création de players vidéo

Dans l’outil traverse, il faut rechercher les contenus à ajouter d’un clic à la liste, tout en qualifiant le lien entre les deux fiches avec une courte phrase.

La création d’une playlist dans l’application traverse

Voici quelques captures d’écrans de l’expérience utilisateur via l’application mobile: découvrir des fiches et se laisser raconter une histoire via les playlists

Créer une playlist avec des segments de vidéos.

En travaillant avec les vidéos trouvées sur YouTube, on se rend vite compte que de faire des playlists spécifiques avec des vidéos entières n’est pas toujours intéressant ni adéquat avec le temps d’attention très court que l’on a sur le web, et encore moins en mobilité…

Prenons l’exemple du lac d’Aiguebelette.
J’ai choisi 6 vidéos différentes pour découvrir les différents aspects du lac; l’une des vidéos est un long reportage sur la Savoie et une autre, un survol en drone qui est un peu répétitif. J’ai donc créé des segments dans ces vidéos à l’aide de l’outil « Markers » dans Kura, puis mis bout à bout les 6 vidéos dans l’outil « Playlists ».

La playlist vidéo pour le lac d’Aiguebellete. On voit dans les barres bleues sous l’imagette de la vidéo le segment utilisé (le bleu clair indique ce qui est utilisé)

Voici les différentes manières de consulter la playlist publiée.

Dans l’application mobile:

Présentation de la playlist dans l’application mobile

Sur le web, via l’intégration en « embed » sur un site:

Comme on peut le voir, la création et l’intégration d’une playlist vidéo permet d’ajouter une valeur supplémentaire à une proposition initiale, en:

  • sélectionnant des contenus intéressants (curation)
  • choisissant un ordre de présentation (structuration)
  • définissant, si nécessaire, la portion à utiliser dans la vidéo (segmentation)

Ensuite, c’est possible de faire exister la playlist dans l’application mobile traverse, via la création d’une fiche, ou alors simplement en pointant sur l’url de la playlist à travers la fonction « embed » ou en faisant un post sur Facebook avec l’url.

Pour terminer, un autre exemple avec le barrage de Génissiat:

Starting the VR project « eyeWander »

Based on the interactive 360° video installation project « Fenêtres Associatives » made by Vincent de Vevey for his Media Design Master exam at the HEAD, Memoways is producing the further development of the mobile VR app and the upcoming version of the interactive installation.

The project

“eyeWander” proposes a new way to experience interactive video within VR.
Users can generate personalised narrative contexts by “organically” aggregating facts and videos into a sharable playlist of content.
Watching and interacting in this way offers a unique and immersive journey through world changing projects from humanitarian aid agencies, demonstrating how interactive storytelling can enhance the public’s understanding of complex issues.

“eyeWander” is a VR project made out of 3 complementary parts: an artistic installation built around a VR headset, a standalone mobile VR app and a documentation website.

With the help of funding support (we already have a financing from the City of Geneva), we will bring the current mobile VR app prototype made for the Master exam to a new level.
Beyond the local use within an artistic installation, the upcoming app will connect complex realities from our world to a personalised VR experience, that can be shared across the web.
A virtuous cycle allows users to become aware of humanitarian issues, and then to engage by sharing their own “wandering”, simply with their eyes, through the stories, facts and figures of our project…

This VR project will be presented to the public through different forms and use cases:

  • An artistic installation for festivals and events, starting in November 2017.
  • A standalone mobile VR app for Android & Samsung Gear (or any cardboard device), for begin of 2018.
  • A website for documentation and communication purposes, starting in October 2017.

The installation

The first version of the installation, presented at the HEAD jury Master exam in June. This version was working without VR headset, with a VR prototype app made with WondaVR

In a darkened room, the public is immersed in floating video sequences surrounding a unique spectator wearing a VR headset. Through watching and interacting with the content in the VR headset, the active spectator, sitting on a turning chair in the middle of the room, triggers synchronised projections of video sequences on the floating screens around him/her.
The user is immersed with is headphone to have the best audio quality for the interviews. For the next step in November, we want that the public present in the room can also experience the interviews using other headphones to follow the story of the active spectator.

Through those screens, the public gets an idea of the thematics and stories being presented to the active spectator in the VR headset: short video sequences superposed with pregnant sentences, present places, people or situations, to create a thematic context. The user with the VR headset can choose between several augmented narrative portraits of selected cooperation organisations.

Each presentation is a 360° video with integrated interactive elements (videos, pictures, short sentences and data-visualisations), allowing to get more informations or short stories linked to the main interview, just by looking a longer moment on specific interactive elements in the 360° video. Once the 360° video interview is finished (lasting between 3 and 5 minutes), the user is invited to freely “dive” into additional material, to learn more about specific aspects.
In the dark, simply by directing the eye in a certain direction, video sequences are unveiled and come to live, like pointing a flash light in room without light.

In the installation room, short video loops, projected on the floating screens, are synchronised with the interactions of the VR user. The audience, while waiting to wear the VR headset, gets a glimpse of the topics and thematics, linked to the choices and the behaviour of the active user.
The playhead of the projected videos is controlled by the user’s movement of the head, so that the surrounding audience rapidly gets aware of the formal mechanic of the video projections.

This first version of the public installation is already financed through a funding from the Ville de Genève and will be presented end of this year (more information to come).

The following points are concepts and ideas that we wish to pursue :

  • Move beyond linear and static storytelling to a more organic, evolutive and personnalized experience through the original “Comet” concept made possible with the Memoways video platform called Kura;
  • Based on curated video feeds, “magnetic” keywords and platform linking strategies (see the schema later in this document), each personal experience within the mobile VR app can be shared on the social web. This expands organically the audience of the project from an individual niche consultation to a broader connected collective experience;
  • Even if this aspect is not a visible feature, it is very important to mention that by using the Kura video platform, the project will evolve without application updating, based on the separation of the content with the app. This means we will be able to change, remove and add new video content and the way the content is connected together (the magic of the “magnetic” keywords), without having to update the app itself. The same of course applies also to the future user experience within the installation.

The mobile VR app

Top image: first version of the installation (without VR headset) Bottom image: mockup of the upcoming VR augmented information layer

The first version of the mobile VR app is described above.

We intend to bring the new mobile VR app to the Play Store early 2018, thereby reaching a broader international audience than the very local audience of the interactive installation.

We will wish to enhance the user experience with following features:

  • Floating keywords in the main menu, linked with arrows to the main interviews and between themselves, presenting a grid of related thematics, places, or actions. When staring at a keyword, the application is presenting a playlist of content labeled with the selected keyword, as a chain of circular thumbnails.
    Selecting play will play one content after the other; it is possible to come back to the main menu at any moment. The creation, curation and updating of those keyword playlists is done with our Kura web application.
  • Keywords that dynamically appear as coloured capsules in the 360° video, linked to specific temporal segments of the interview. This part is the transposition of Memoways Comet concept to the VR / 360° video space.
    While listening to the interview, the user can turn around to discover more information in the 360° video; when looking a longer moment on an appearing keyword capsule, the capsule is “captured” and transformed into an icon going to the bottom right (or left) corner of the viewing field. Each additional keyword selection adds an icon to the existing ones, like a floating pearl necklace…
    At the end of the linear interview, a dialog proposes to either watch the generated playlist of content based on the selected keywords, or to keep the playlist for later and come back to the main menu.
  • Connexion to the Facebook / Google / Twitter account, to be able to save and share videos and playlists. The presentation of the shares is made possible through a “webview” generated from the platform.

Further developments could include the following features:

  • Edit your playlist: change order, add new related content, remove content from a playlist.
  • Define a private or a public sharing mode. In the private mode, it is simply an “unlisted” url that can be shared with selected people; in the public mode, the shared playlists can be discovered on a specific page in the mobile VR app, and later on the website.

 The team

The core team for the project is:

  • Vincent de Vevey. Interaction designer, Media Designer and Sound designer
  • Ulrich Fischer. Producer, entrepreneur and new media expert
  • David Hodgetts. Polyglot developer, specializes in interactive media projects.
  • Nicolas Goy. Web application, back-end developer with specific expertise in web video

Vincent De Vevey conducts the interviews with the associations: he records them with 360° video, and handles postproduction. He is also in charge of the visual aspect of the motion design in the videos. He has the artistic director role.
http://vincentdevevey.com

Ulrich Fischer produces the project with his company Memoways. He assists and guides Vincent de Vevey on all conceptual, artistic, technical and aesthetic questions. As the producer he is in charge of the strategic and financial questions.
http://ulrichfischer.net

David Hodgetts works on the development of the VR installation which revolves around two software artifacts: a mobile VR app with custom mechanics to drive the projections in the installation mode. The VR app targets the Gear VR platform and uses the Unity3d framework. The video player runs on OSX, is written in C++ for optimal performance, communicates via UDP with the VR app and integrates with MadMapper by opening a Syphon server. Source code is released under the MIT license where possible.
http://davidhodgetts.ch

Nicolas Goy as the developer of the Kura video platform and the Comet video player (he did also the transmedia project Confusion.today) develops the custom video player for the interactive video streams within the VR app, creates a bridge between Kura and the VR app and makes the webview and sharing mechanism.
https://the-missing-bit.com

Lancement des applications mobiles du projet « traverse »

Le mois de septembre est traditionnellement placé sous le signe du patrimoine avec les journées européennes du patrimoine – c’est tout naturellement dans ce cadre que nous démarrons la « sortie » publique du projet traverse sur lequel je travaille depuis 2015.

Basés sur le design de l’équipe de 8Bit Studio et développés par MobileThinking, les applications mobiles iOS et Android ont été présentées hier à la presse (voir en fin de billet les publications et vidéos).
Le public pourra utiliser les applications mobiles lors des deux week-ends des JEP en Suisse et en France, en profitant des fiches et des playlists créées spécifiquement pour ces journées.

Une vidéo de présentation permet de se faire une idée des fonctionnalités des app’s – sachant que la version iOS n’est pas encore totalement au même « niveau » que son pendant sous Android.
Les deux applications vont encore passablement évoluer les jours qui viennent, tant au niveau des contenus qu’avec des nouvelles fonctionnalités et optimisations diverses.

Les liens pour télécharger les applications:

Comme nous venons de publier ces applications, nous sommes curieux, voir impatients, d’avoir des retours plus détaillés de la part des utilisatrices et utilisateurs…
Merci de m’envoyer un mail avec vos commentaires, en attendant que l’on mette à disposition un questionnaire en ligne.

Quelques articles sur le projet:

Vidéo: TRAVERSE, une application qui permet de découvrir le patrimoine suisse romand et de France voisine

Son but est d’ouvrir les portes de nos monuments et sites historiques, à tout le monde, de manière interactive.

Découvrir le patrimoine transfrontalier grâce à

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs. Un ouvrier travaille sur le chantier de restauration du château cantonal vaudois Saint-Maire qui sera à découvrir lors des Journées du patrimoine KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ (sda-ats) Découvrir le patrimoine transfrontalier franco-suisse « comme un collier de perles »: l’application « traverse » va permettre de se guider à travers les richesses de part et d’autre de la frontière.

Traverse: l’application mobile qui permet de partager son patrimoine

L’application vaudoise traverse permet de se guider à travers les richesses de part et d’autre de la frontière franco-suisse.

Une appli transfrontalière pour parcourir le patrimoine

Les Journées européennes du patrimoine (JEP) se déroulent aussi dans les smartphones. C’est en tout cas ce que souhaitent ceux qui ont lancé jeudi l’application Traverse. L’outil de promotion et de vulgarisation du patrimoine en téléchargement gratuit profite des journées dédiées à la découverte de sites partout dans le pays pour être valorisé.

Les lieux de pouvoir se visitent ce week-end

Les Journées européennes du Patrimoine, qui se déroulent les 9 et 10 septembre, sont consacrées cette année à l’expression du pouvoir. En Suisse, châteaux, maisons patriciennes, hôtels de ville, villas célèbres seront ouverts au public dans plus de 330 localités.