Les perspectives du projet eyeWander en 2018

Le projet VR (réalité virtuelle avec vidéo en 360°) eyeWander continue de se développer, avec l’ajout d’un menu (pouvoir choisir les vidéos au départ) et des présentations prévues en ce début d’année.

Nous allons prochainement réaliser des tests avec une nouvelle caméra 360°, qui devrait nous permettre de réaliser des vidéos mieux définies et de rendre notre flux de production plus efficace.
L’enjeu est d’ajouter des nouvelles interviews et d’enrichir les portraits déjà existants, pour pousser plus loin l’expérience immersive et narrative.

La prochaine étape consiste à ajouter la fonctionnalité d’enrichissement des vidéos avec des mots clé, dont la sélection va permettre de générer des playlists de vidéos personnelles, à partager ensuite sur les réseaux sociaux.

Voici une présentation visuelle de cette fonctionnalité:





Les présentations à venir

Vendredi 18 janvier, nous allons présenter la dernière version de l’application Android au Digital Days organisé par Crea. C’est une excellente opportunité de recueillir des feedbacks critiques de la part de spectateurs à priori bien au courant des possibilités techniques avec la réalité virtuelle…

Nous sommes également en train de préparer la version installation du projet pour le FIFDH (Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains) à Genève, entre le 9 et le 18 mars.

Le projet expliqué en vidéo

Voici une collection de 4 vidéos courtes réalisées par Antonin Ravussin, qui expliquent le projet:

Première version du portail vidéo Journalistory

Après plus de deux mois de développement intensif, je suis heureux d’annoncer la publication de la première version du portail vidéo Journalistory.

Voici un extrait du communiqué de presse qui résume le projet:

Les professionnels du secteur le savent bien : depuis quelques décennies, partout dans le monde, la pression sur les médias ne fait qu’augmenter. Comment les journalistes l’ont-ils vécu, quel rôle ont-ils joué dans la société ? Depuis le début de l’année, une équipe d’historiens s’est mise au travail sur ces thèmes. Leur objectif est de réaliser le portrait filmé de 50 témoins dans toute la Suisse. Un avant-goût de ce projet est donné sur la plateforme interactive multimedia www.journalistory.ch dès le 29 décembre.

Mon précédent billet présente le contexte initial de ce projet. Avec ces lignes, j’aimerais maintenant partager un condensé de la réflexion qui nous a guidé dans la réalisation de ce portail, tout en esquissant les possibles développements futurs.

La première version du portail vidéo

A partir des maquettes graphiques élaborés cet automne et des concepts détaillés dans ce billet, Nicolas Goy (le développeur associé de Memoways) a passé l’essentiel de cette fin d’année à développer un portail vidéo ayant les caractéristiques suivantes:

  • Mobile first. Même si la majorité des premiers utilisateurs va arriver sur le projet Journalistory depuis un ordinateur, ce portail a été conçu pour pouvoir être utilisé prioritairement depuis un smartphone / tablet.
    Objectif: proposer une interface claire et intuitive, orientée autour et à partir d’un usage prioritairement vidéo.
  • Découverte. Le design du site guide les visiteurs sur un mode découverte vers des portraits de journalistes, des thèmes importants, des périodes ou des enjeux marquants du journalisme d’investigation en Suisse.
    Objectif: donner envie au visiteur de cliquer, attiser sa curiosité.
  • Exploration. La qualification des vidéos avec des labels spécifiques va permettre de protéger l’exploration libre de l’utilisateur, de manière à ne pas le perdre tout en lui permettant de partir sur des chemins de traverse selon ses envies.
    Objectif: rendre le visiteur actif, lui donner envie de prendre du temps à parcourir le site.
  • Expérience enrichie. La segmentation de certaines vidéos avec des chapitres permet d’amener rapidement le spectateur sur des enjeux qui l’intéressent particulièrement; des annotations ponctuelles avec des liens en provenance du web permettent d’avoir plus d’informations sur ce qui est raconté dans l’interview.
    Objectif: amener une plus-value d’informations supplémentaires à l’utilisateur, lui donner envie d’approfondir certains épisodes.

Comme il s’agit d’une première version encore en « beta », nous devons améliorer et corriger un certain nombre de choses les semaines qui viennent, comme la lecture automatique de vidéos d’une sélection, la synchronisation entre les chapitres / les annotations avec la position de la tête de lecture, des détails de design etc.

Voici quelques captures d’écran de la version mobile du portail, au 29.12.2017

La suite

Pour les prochaines versions du portail, nous aimerions apporter des améliorations sur les parties suivantes:

  • Harmoniser le design. La simplicité et l’élégance de l’interface utilisateur est primordiale pour attirer et garder l’attention du visiteur – ce chantier là sera sans doute jamais clôturé…
  • Améliorer le fonctionnement des annotations et des chapitres. Il faut trouver le bon équilibre entre l’envie / le besoin d’avoir des informations complémentaires contextuelles et de ne pas trop perturber ou distraire l’attention du spectateur sur la vidéo en cours. Il y a aussi une optimisation de la « mécanique » à trouver, sans doute moyennant des animations et de l’automatisation plus ciblée de ces recommandations.
  • Améliorer le fonctionnement du filtrage. La liste déroulante qui affiche les labels est une solution provisoire; nous devons voir comment on peut donner envie à l’utilisateur de « jouer » avec le filtrage pour affiner une sélection, pouvoir se générer une playlist personnalisée, de mettre à jour les prochaines vidéos à voir sans arrêter la lecture etc…
  • Ajouter les fonctionnalités d’interaction. Pour le moment, il n’y a pas encore les boutons classiques de partage et d’engagement utilisateur (like, commentaire etc). En dehors du placement de ces boutons dans l’interface, il s’agit surtout de bien réfléchir au parcours de l’utilisateur et comment le partage d’une expérience de visionnement au sein du portail peut être partagée, pour donner envie à de nouveaux spectateurs de découvrir les contenus.

 

Références actuelles

La RTS, en tant que partenaire principal de l’association Journalistory, en a déjà parlé sur son site:

Journalistory, mémoire audiovisuelle du journalisme suisse

Cinquante personnalités des médias suisses sont interrogées selon la méthode de l’histoire orale. Ils livrent leurs récits de vie et racontent leurs expériences depuis les années 1960. A travers leurs histoires, c’est l’évolution de tout un métier qui jaillit.

Présentation de la version demo de eyeWander

Ces jours sont très productifs pour le projet eyeWander: Vincent de Vevey finalise les 4 interviews, réalise l’intégration des zones interactives dans les interviews en 360°, tandis que David Hodgetts continue de mettre en place le workflow entre l’édition vidéo et la création d’une application Android.

Cette application VR s’installe sur un smartphone Android de dernière génération et le projet se visionne à l’aide du casque VR Samsung Gear. Il suffit de mettre le casque, de regarder le titre du projet et l’expérience démarre…

Nous allons pouvoir présenter jeudi, lors du Speed Meeting du Bénévolat, une première version démo du projet, avec 4 extraits de 2 minutes par association présentée, visionnable d’une seule traite.

Pour venir voir le projet, voici les détails:

La troisième édition du « Speed meeting du bénévolat » s’associe aux 50 ans de solidarité internationale en Ville de Genève

Genève Bénévolat organisera, en collaboration avec la Ville de Genève, son troisième Speed meeting du bénévolat le jeudi 30 novembre prochain. Devenu le rendez-vous incontournable de la population genevoise avec le tissu associatif local, cet événement constitue une occasion unique pour les personnes souhaitant s’engager bénévolement de découvrir les offres existant dans des domaines aussi variés que la solidarité internationale, la protection de l’environnement, le sport, le handicap et la culture.

J’en profite ici pour remercier Anne Bonvin Bonfanti de la Ville de Genève pour sa précieuse collaboration sur ce projet – sans le partenariat avec le Département des finances et du logement de la Ville de Genève ce projet n’aurait pas pu être réalisé.

Nous allons bientôt publier une vidéo qui présente le projet et qui permet de visualiser plus concrètement comment se déroule l’expérience.

Par ailleurs, nous pouvons confirmer que le projet sera présenté au festival FIFDH en mars 2018 à Genève, sous une forme d’installation.

Antonin Ravussin est en train de réaliser plusieurs courtes vidéos qui présentent le projet sur la page Facebook du projet, dont en voici déjà un exemple:

Faire rebondir le projet traverse

Maintenant que le projet traverse a rencontré avec succès le public intéressé par les enjeux patrimoniaux, nous voulons pérenniser l’opération en permettant aux acteurs du tourisme et de la culture de créer des usages du même type.

Nous souhaitons donc transformer notre application d’édition – actuellement encore au stade du prototype – en un produit générique utilisable par les professionnels du tourisme et de la culture.
Nous sommes également convaincus du potentiel de l’outil pour des usages pédagogiques (classes d’histoire, de sensibilisation aux médias et au numérique, etc.).

Pourquoi, comment et avec quels objectifs transformer notre application actuelle en un produit générique ?
Quelques réponses dans les lignes qui suivent…

La suite…

Projet Journalistory

Depuis la rentrée d’automne, je travaille sur un nouveau projet de vidéo interactive sur le web.

J’ai été contacté par l’association journalistory.ch qui voudrait mettre en ligne un site web de portraits vidéo de journalistes pour décembre 2017.

Ce site grand public offre la découverte et la mise en lumière du journalisme à travers des portraits de journalistes de renom, tout en donnant un accès intuitif à des enjeux et des périodes marquantes à travers des affaires qui ont eu un impact sur la société Suisse.

Avec ma société Memoways, nous sommes en train de réaliser un portail vidéo répondant aux besoins du projet.

Ce portail vidéo permettra aux visiteurs de :

  • Découvrir des journalistes, à travers des portraits courts et plus longs
  • Explorer ce que disent les journalistes en rapport avec des thématiques, des affaires, des périodes historiques, des outils de production du journalisme, etc
  • Apprendre davantage sur le contexte des affaires avec des informations additionnelles qui sont présentées en relation avec ce qui est dit
  • Partager des vidéos ou des playlists sur les réseaux sociaux, par mail, etc

Le site web aura les fonctionnalités et les qualités suivantes :

  • Une interface utilisateur « responsive » adaptée aux mobiles et ordinateurs
  • Une navigation fluide et continue, grâce à des playlists inter-connectées
  • Un accès rapide et précis sur des segments spécifiques dans les vidéos
  • Des informations additionnelles, en relation directe avec ce qui est dit
  • Un filtrage intuitif et ludique, permettant de partir en exploration personnalisée

 

En attendant le portail vidéo qui va être mis en ligne en décembre 2017, voici le lien du site web provisoire du projet:

DAS GEDÄCHTNIS DES JOURNALISMUS

Wir sind ein Historikerteam mit viel Erfahrung in den Bereichen Oral History und Mediengeschichte. Ein Kern des Teams hat mit Archimob und Humem bereits die zwei grössten Oral-History-Projekte der Schweiz realisiert. Der Verein wurde am 18. Januar 2017 in Bern gegründet und hat seine Arbeit sofort aufgenommen.

 

De fin 2017 à mi 2018, Journalistory.ch dévoile de plus en plus de témoignages de journalistes ayant marqué le paysage médiatique suisse ces dernières décennies.

Pour la première fois en Suisse, des journalistes de différentes branches de la profession livrent leur parcours de vie, leurs réflexions et leurs méthodes.

Journalistory.ch propose une expérience interactive pour découvrir l’évolution et les mutations du métier de journaliste et de réfléchir à son avenir.

 

Le travail de curation (le choix et tri des vidéos en lien avec des thématiques, enjeux, périodes ou tags) et le travail de segmentation (en liant une portion de vidéo à une thématique par exemple) se fait directement online, de manière collaborative, à travers notre outil Kura et dans une base Airtable spécifique.

En attendant de mettre notre propre outil d’édition vidéo Kura à jour pour ce type de portail vidéo, nous réalisons le travail d’indexation principalement dans Airtable.
J’ai déjà réalisé plusieurs projets avec cet outil gratuit, simple et intuitif, qui permet de rapidement prototyper et même de réaliser des projets entiers sans devoir développer un outil dédié.

Un prochain billet va présenter avec plus de détail notre flux de travail, de la caméra au site web.

Comment faire exister ses vidéos sur Internet ?

Vous avez publié des vidéos sur une plateforme web comme YouTube ou Vimeo – mais vos contenus n’attirent pas le monde qu’ils méritent. Pire: le peu d’interactions qu’ils produisent laisse penser que les spectateurs ne restent pas « chez vous ».
Vous avez alors le sentiment que l’expertise que vous produisez dans votre domaine n’est pas assez valorisée…

Ce billet vous apporte des pistes de réflexion sur les questions à se poser lorsque l’on veut profiter de la magie du web: que vos contenus puissent s’intégrer de manière personnalisée et engageante au sein de la navigation de votre public.
Avec bien sûr quelques éléments de réponses…

D’un monde à l’autre

En provenance du monde du cinéma, cela fait une bonne dizaine d’années que je réalise des projets vidéo sur le web.
Dès 2007, avec un parti pris artistique et conceptuel pour pouvoir interagir avec la vidéo en mobilité (via mon projet de recherche Walking the Edit), puis en 2011 avec l’envie de développer à partir de ce projet un outil de création d’expériences web avec de la vidéo (à travers ma société Memoways).

Sur ce chemin, j’ai dû me défaire d’un certain nombre de recettes techniques, de logiques de collaboration et de modèles de valeur, pour laisser la place à du nouveau.
J’ai décidé de sortir du modèle économique des industries culturelles classiques pour plonger entièrement dans ce vertigineux univers du web, dans lequel tant de choses sont encore – et toujours – à inventer.

Larguer les amarres

Ce d’autant plus que l’usage d’Internet et la lecture d’une vidéo ne sont pas du même type: l’image ci-dessous en donne une illustration (quelque peu binaire, mais parfois il faut schématiser).

On est bien d’accord qu’une histoire qui n’est pas sur des rails, sans un début et une fin, où le train narratif ne passe pas à travers les mêmes paysages que l’on a minutieusement mis en scène, est difficilement exploitable.
Qui voudrait arriver ailleurs que la destination pour laquelle il a payé ?

Et on est sans doute aussi d’accord que l’expérience du web emprunte beaucoup à la navigation, où notre parcours n’est pas prédéfini par avance et dépendant de la dynamique des courants marins et du vent.
Qui imagine mettre des bateaux sur des rails ?

Pour arriver à « poser » des vidéos sur le web sans les faire couler d’office (c’est le risque si l’on publie une vidéo sur Internet sans « préparer le terrain »), je me suis donc retrouvé alternativement de tous les côtés d’une table a quatre faces, avec des rôles spécifiques, pour répondre aux questions et envies suivantes qui surviennent immanquablement:

  • Créateur de contenus: j’ai un une histoire à raconter avec de la vidéo, comment est-ce que je peux la créer puis la publier au sein d’une expérience web ?
  • Technicien: j’ai des problèmes techniques à résoudre et je dois trouver les outils et le bon workflow collaboratif.
  • Concepteur logiciel: je dois connecter de manière maîtrisée mes contenus à d’autres contenus, informations, sites web, plateformes et usages. Comment est-ce que je garantis une expérience utilisateur cohérente ?
  • Entrepreneur: je dois trouver un modèle économique pour financer toutes ces opérations et pour garder mes vidéos sur la surface du web, dans la durée.

La recette vidéo pour le web: multiplier les rebonds

L’essentiel de ce billet a pour objectif de lister les problèmes, les besoins et les envies des producteurs de contenus vidéo, tels que je les vois en tant qu’entrepreneur (je prends ma casquette Memoways ici), lorsqu’ils se posent la question suivante:
j’ai des vidéos – comment est-ce que je peux profiter du web pour valoriser mes contenus et atteindre mes objectifs ?

En rebond à ces questions et problèmes à résoudre, je partage dans la foulée une liste de fonctionnalités sur lesquelles nous sommes en train de travailler avec ma société Memoways.

La suite…

Vos photos et flux sociaux au sein de l’app mobile traverse

Depuis la sortie des applications mobiles iOS et Android du projet traverse, l’équipe de développeurs de MobileThinking a continué de travailler d’arrache pied pour ajouter les fonctionnalités prévues  et pour améliorer l’expérience utilisateur (aka debug).

Les deux fonctionnalités suivantes ont été ajoutées tout récemment:

  • consulter le « flux social » en lien avec des lieux, des objets, des événements ou des personnages. Lors de la création d’une fiche, l’éditeur peut ajouter des liens vers des pages Facebook, Twitter ou Instagram, pour connecter des usages publics choisis (flux d’images Instagram, Tweets d’une institution, page officielle d’un lieu sur Facebook etc) avec une fiche particulière. Cela permet, via un onglet dédié dans l’app mobile, de rendre une fiche plus vivante et ainsi de montrer comment un objet patrimonial vit au jour le jour, par les cages de résonance que sont les réseaux sociaux.
  • ajouter une image personnelle à une fiche. Initialement, nous avons voulu passer par Instagram pour permettre à l’utilisateur de prendre une image et la lier à une fiche via un #hashtag spécifique à la fiche. Mais la politique d’utilisation des « connecteurs » d’Instagram s’est considérablement refermée et il est très difficile d’utiliser le service en dehors de son propre jardin privé… Nous avons donc choisi de stocker, modérer et afficher les images prises par les utilisateurs au sein de notre propre plateforme.

 

Ces deux fonctionnalités sont très importantes au sein de la « promesse » du projet pour les utilisateurs.
En effet, nous avons dès le départ voulu leur donner une place plus active qu’une simple consultation d’une base de données et du partage / du like de certaines fiches. Les utilisateurs sont donc dans un mode en « lecture & écriture », cadré par des usages constructifs et créatifs, avec une modération double. Il est ainsi possible de signaler une image non appropriée au comité éditorial du projet, qui fera le choix de dépublier, si nécessaire, la photo.

Pour nous, les visiteurs d’un site patrimonial en sont potentiellement aussi les ambassadeurs, en partageant leur vision et leur usage d’un lieu.
Maintenant que la fonctionnalité est là, il s’agit pour nous de bien communiquer sur cette fonctionnalité et de donner envie aux visiteurs de devenir actifs. C’est là un de nos prochains chantiers…

En parlant de chantier: il nous faut maintenant également ajouter les flux sociaux sur un maximum de fiches, ce qui n’est pas toujours aisé (les « bons » flux intéressants sont parfois difficiles à trouver). Actuellement, il n’y a qu’approximativement 20% des fiches qui sont pourvues de cette augmentation organique et vivante.

eyeWander au GIFF

Nous aurons le plaisir de présenter le projet VR eyeWander au festival GIFF (Geneva Int. Film Festival) la semaine prochaine.
Nous allons participer à une séance de présentation (pitches) et pourrons rencontrer des partenaires potentiels via des sessions de match-making en one to one.

Nous faisons partie de la section « New Digital Talents »:

Le New Digital Talents (NDT) est un programme conçu pour mettre en lumière les créateurs, sociétés et collectifs les plus innovants dans la création digitale audiovisuelle contemporaine. Quinze sociétés numériques suisses et européennes sont invitées à présenter un projet phare ainsi que leur savoir-faire en matière de création digitale devant un parterre d’acteurs-clés du numérique.

Geneva International Film Festival – GIFF | 3 – 11 novembre 2017

Le GIFF explore les liens entre le cinéma, la télévision et les nouvelles formes de création digitale. Carrefour des genres et des disciplines, le GIFF se veut aussi bien un lieu de fêtes que d’expérimentations.

Le travail de production des vidéos en 360° avance bien, en parallèle du développement de l’application VR réalisée par David Hodgetts. D’ici quelques semaines, nous pourrons présenter une première version…
Pour être tenu au courant et pour découvrir le projet dès sa publication, inscrivez-vous à la newsletter sur le site du projet.

Mise en route web pour le projet eyeWander

Pour accompagner le démarrage du projet d’installation vidéo VR en 360° eyeWander, nous venons de mettre en ligne le site web dédié au projet: http://eyewander.ch

Nous avons également mis sur pied une page Facebook, qui va raconter les étapes de la réalisation du projet (tournages, tests, développement, mise en route de l’installation, etc): https://www.facebook.com/eyewanderVR/

Vincent de Vevey va réaliser des vidéos en 360° durant les mois d’octobre et de novembre, pour les « augmenter » ensuite avec des éléments interactifs à déclencher du regard dans les lunettes VR. Une première version de l’application VR devrait être disponible pour le mois de novembre, avec la version installative qui sera présentable dans la foulée.

Le projet bénéficie du soutien et du partenariat de la Ville de Genève (Département des finances et du logement ).

Plus d’informations sur ces pages:

Starting the VR project « eyeWander »

Projet vidéo en 360° « Fenêtres associatives »

 

Usages de Kura pour le projet « traverse »

Comment apporter une dimension vivante et immersive à un projet numérique de médiation culturelle, simplement en ajoutant des vidéos ou des segments de vidéo à la proposition de valeur ?
Et comment structurer ces vidéos avec des choix éditoriaux cohérents, tout en offrant une liberté de découverte aux utilisateurs ?

Ce billet va présenter en détail le travail que j’ai réalisé cet été avec notre outil Kura pour le projet traverse, en particulier pour l’intégration des vidéos au sein de l’expérience mobile.

Des vidéos et des playlists.

La première chose à préciser ici, c’est qu’il y a le même concept structurel entre les deux projets: une liste de contenus qualifiés avec des mots clé d’une part, et des playlists constituées à partir de ces contenus d’autre part.

Dans Kura, nous avons comme point de départ une bibliothèque de vidéos choisies spécifiquement dans la masse de vidéos YouTube, qualifiées avec des labels.

Kura: la bibliothèque de vidéos; les labels permettent de classer et filtrer les vidéos

Pour les besoins du projet traverse, j’ai créée une bibliothèque de plus de 600 vidéos qualifiées avec des labels spécifiques (entre 2 et 6 labels par vidéo). En cherchant des vidéos sur le patrimoine partagé entre la France et la Suisse, on ne trouve pas grand chose d’intéressant au départ avec une simple recherche YouTube; ce n’est que par sérendipité que l’on tombe sur des filons de vidéos intéressantes, que j’ai importé dans Kura simplement avec un copier / coller d’url.

Cette bibliothèque de vidéos est maintenant à disposition des contributeurs du projet, pour pouvoir trouver très vite des vidéos en lien avec un endroit, une thématique, un enjeu… Que ce soit pour le projet traverse, ou pour n’importe quel autre projet pour lequel des vidéos spécifiques seraient de circonstance.
J’ai aussi défini dans Kura les vidéos que j’allais « envoyer » dans l’outil traverse: au fur et à mesure de mon travail de curation vidéo, j’ai déterminé plus de 200 vidéos à intégrer au sein de l’expérience traverse.

Dans l’outil d’édition de traverse, nous avons une base de données de fiches (lieux, objets, médias, personnes et évènements) qualifiées avec des catégories, des thématiques et des tags.

Traverse: la bibliothèque de fiches créées dans l’outil d’éditorialisation

Pour intégrer une vidéo choisie dans Kura à la base de contenus de traverse, il faut créer une fiche de type « média » et ajouter les informations nécessaires.

Les deux outils permettent également de construire des playlists de contenus, en choisissant l’ordre des vidéos / des fiches de manière à raconter une histoire particulière.

Dans Kura, il faut simplement « tirer / glisser » des vidéos dans une mini-timeline, en définissant leur place au sein de la liste.
Une fois la playlist constituée, on peut lui donner une description et la publier.

L’outil de création et édition de playlist

Il y a actuellement deux types de publication à disposition: une playlist simple optimisée pour l’usage mobile (et l’intégration au sein d’une application mobile) et un player qui permet de naviguer entre des playlists connectées, avec une lecture automatique continue entre les vidéos de la playlist.

L’outil de création de players vidéo

Dans l’outil traverse, il faut rechercher les contenus à ajouter d’un clic à la liste, tout en qualifiant le lien entre les deux fiches avec une courte phrase.

La création d’une playlist dans l’application traverse

Voici quelques captures d’écrans de l’expérience utilisateur via l’application mobile: découvrir des fiches et se laisser raconter une histoire via les playlists

Créer une playlist avec des segments de vidéos.

En travaillant avec les vidéos trouvées sur YouTube, on se rend vite compte que de faire des playlists spécifiques avec des vidéos entières n’est pas toujours intéressant ni adéquat avec le temps d’attention très court que l’on a sur le web, et encore moins en mobilité…

Prenons l’exemple du lac d’Aiguebelette.
J’ai choisi 6 vidéos différentes pour découvrir les différents aspects du lac; l’une des vidéos est un long reportage sur la Savoie et une autre, un survol en drone qui est un peu répétitif. J’ai donc créé des segments dans ces vidéos à l’aide de l’outil « Markers » dans Kura, puis mis bout à bout les 6 vidéos dans l’outil « Playlists ».

La playlist vidéo pour le lac d’Aiguebellete. On voit dans les barres bleues sous l’imagette de la vidéo le segment utilisé (le bleu clair indique ce qui est utilisé)

Voici les différentes manières de consulter la playlist publiée.

Dans l’application mobile:

Présentation de la playlist dans l’application mobile

Sur le web, via l’intégration en « embed » sur un site:

Comme on peut le voir, la création et l’intégration d’une playlist vidéo permet d’ajouter une valeur supplémentaire à une proposition initiale, en:

  • sélectionnant des contenus intéressants (curation)
  • choisissant un ordre de présentation (structuration)
  • définissant, si nécessaire, la portion à utiliser dans la vidéo (segmentation)

Ensuite, c’est possible de faire exister la playlist dans l’application mobile traverse, via la création d’une fiche, ou alors simplement en pointant sur l’url de la playlist à travers la fonction « embed » ou en faisant un post sur Facebook avec l’url.

Pour terminer, un autre exemple avec le barrage de Génissiat: