Article dans Cominmag

Dans le cadre de la présence de Memoways au meilleur du web début décembre, un article a été écrit par Christophe Robert-Nicoud dans le magazine Cominmag de décembre.

Voici l’article, qui résume bien à mon sens la proposition de Memoways.

Bien souvent, lorsque l’on visionne du contenu sur YouTube, on se laisse guider par les recommandations. On clique alors sur une vidéo. Puis, une autre. Et ainsi de suite jusqu’à se retrouver à des années lumières de notre première recherche. Si cela peut parfois nous permettre de faire de belles découvertes, c’est aussi un enfer pour les marques et autres créateurs de contenus qui voient leurs audiences se perdre dans la masse d’informations. Sans compter que les vidéos sont statiques et non-évolutives depuis le Big Bang du web jusqu’à aujourd’hui.
Partant de ce constat, Ulrich Fischer a fondé en 2011 Memoways, une startup proposant deux solutions conjointes d’éditions et d’hébergement de vidéos en ligne, respectivement appelées Kura et Comet.
Ensemble, elles forment une plateforme en ligne permettant un storytelling interactif et personnalisé grâce à la vidéo.
Ces applications permettent de faire des recommandations maîtrisées par le producteur de contenu. Ce dernier applique un mot-clé à sa vidéo, ou à une de ses parties. Il crée également une playlist de vidéos comprenant le même mot-clé. Il peut s’agir de contenus provenant d’autres sources, permettant d’être exhaustif sur un sujet, ou produites par ses soins, permettant d’éviter la dispersion des audiences vers d’autres chaînes. « Les remixes, mash-ups et l’agrégation de contenus sont des concepts dans l’ère du temps » remarque Ulrich Fischer, « avec nos applications, on peut amener une plus-value à du contenu déjà existant ou valoriser du contenu interne, comme des rushs qui seraient inutilisables autrement. On voit alors le ROI pour la création de contenu augmenter pour le producteur. »
Comet est donc la plateforme telle qu’elle est vue par l’utilisateur final, avec un effort fourni tout particulièrement sur l’UX. L’utilisateur peut y concevoir ses propres playlists qu’il peut ensuite partager. Kura est l’éditeur permettant aux producteurs de générer et gérer ces fameuses playlists depuis YouTube ou Vimeo vers Comet, capturant les audiences dans son sillage.
Aujourd’hui composée de 5 personnes, Memoways est basée à Genève. Encore en phase de développement, l’application sera commercialisée dès le début de l’année 2017. Ayant obtenu près de 1 million de francs en soutien et fonds de recherche depuis 2008 et travaillant notamment avec la RTS, Memoways est ravie de pouvoir participer au Meilleur du Web 2016 : « C’est l’occasion de se connecter avec des agences afin de leur montrer l’intérêt de notre outil dans la captation des audiences. Nous cherchons à constituer une première clientèle B2B pour avoir quelques retours avant de pouvoir toucher le grand public » explique le fondateur.
Et pourquoi donc Comet ? Car chaque vidéo est comme une comète dans le ciel, avec, à l’image de la queue, un flux composé de nouvelles vidéos, loin d’une conception statique d’antan.

Merci à Christophe Robert-Nicoud pour son texte.

Memoways dans Le Temps

La vidéo sur le web est un sujet « chaud »: la preuve, cet article de Ghislaine Bloch qui se trouve en première page (puis page 15) du journal Le Temps de ce week end.

Ces start-up romandes qui innovent en matière de vidéo

La vidéo à tout va enflamme les géants du Web. Pour Facebook, Twitter ou Google, les contenus diffusés en direct sont une nouvelle manière de retenir l’attention des internautes. Au mois d’août, Microsoft a racheté Beam, un service spécialisé dans la diffusion en ligne de parties de jeux vidéo.

Memoways fait partie des quelques startups Suisse Romandes qui proposent des solutions ou produits pour étendre la portée et le fonctionnement de la vidéo grâce aux nouvelles technologies.

Les questions et réflexions qui me viennent en rebond à cet article:

  • Il y a des startups locales qui adressent les besoins pharaoniques en images animées et ciblent ce marché potentiellement énorme: pourquoi la seule solution est-elle d’ouvrir un bureau aux USA pour pouvoir continuer son activité, développer les promesses par un produit bien concret, aller plus loin dans les possibles ? Pourquoi ne serait-il pas possible de travailler main dans la main avec un acteur comme Le Temps par exemple ?
  • La même question se pose de l’autre côté de la lorgnette: pourquoi les producteurs de contenus historiques (cinéma, télévision), qui savent bien que leur survie passe de plus en plus fortement par le web, ne deviennent-ils pas parties prenantes de ces efforts entrepris par quelques structures indépendantes ? En d’autres termes: pourquoi ne serait-il pas possible de créer des partenariats qui vont plus loin que des discussions philosophiques sur le fait d’allier ressources et outils dans un objectif « win-win » comme on dit ?

Il y a bien des réponses, comme la non compréhension des enjeux liés au numérique (c’est trop technique), le manque de ressources et de compétences (l’excuse du manque de temps) ou simplement la peur du changement (ou la peur de la prise de risque).

Quoi qu’il en soit, merci à l’auteure de cet article de remettre le potentiel sur la place publique – c’est une manière de sensibiliser, avant de passer à l’étape de concrétiser et de responsabiliser… pour au final récolter les fruits de ses efforts sur le moyen / long terme.