La petite maison dans la Comet

J’ai passé une bonne partie des dernières années à écrire sur des concepts (à concrétiser) et des idées (en cours de réalisation). Le potentiel et les promesses liées à ce que je voudrais partager avec le monde sont tellement fortes, que je ne peux toujours pas attendre que « la chose » soit là, matérialisée sous forme d’une application mobile ou de projet digital.

Les mots, mis en appétit par le potentiel, prennent de vitesse tout le reste, se lient aux promesses…
Et atterrissent ici sur mon site.

Du coup, je continue avec mes projections de mots: cette fois ci, avec l’histoire d’une petite maison dans la Comet.
Toute ressemblance avec une histoire existante n’est que pure coïncidence.

Pourquoi vendre la peau de l’ours avant de l’avoir pêché ?

D’une part, parce que je ne peux pas me résoudre à attendre les bras croisés que notre embarcation soit enfin prête à prendre le large (je suis plus un pêcheur qu’un constructeur de bateau).
D’autre part, l’envie de partager les possibles et de mettre en jeu mes hypothèses sont toujours plus fortes que ma patience (sur ce point, je ne suis pas un pêcheur).

Et surtout, parce que j’ai de plus en plus la conviction que l’on « dépense » (on pourrait aussi dire « investit ») la majeure partie de son énergie de vie pour partager une vision, semer des valeurs, propager des idées, projeter une utopie.

Cette conviction est-elle le reflet d’une idée naïve, une utopie qui restera mirage ?

Sûrement quand on voit le monde matériel autour de nous;  moins sûrement quand on regarde nos enfants dans les yeux.

Ce n’est donc pas tant la peau de l’ours qui m’intéresse.
Ni l’ours – même si, comme un enfant, je les aime bien.

De quoi, de qui suis-je le pêcheur alors ?

Pour être moins vague, remettons les pieds sur terre, en route pour la petite maison au creux de la colline verte.

La Comet finira bien par embarquer la petite maison dans son mouvement, pour lui faire découvrir les étoiles.
A moins que ce soit la petite maison qui accueille la Comet, en laissant juste sortir sa queue mouvementée par la cheminée, comme un flux de fumée…

L’essentiel se trouve dans les étoiles

Ce qu’il y a de beau avec l’écriture, c’est que l’on peut pointer sur l’essentiel, directement.
Cependant, le fait d’inscrire en noir sur blanc les choses essentielles ne les rend pas pour autant accessibles, désirables, compréhensibles…
Des détours, de l’attente et du suspens – ce que l’on appelle une histoire -, il faut.

À défaut de pouvoir donner à vivre une expérience (à travers l’usage d’une application mobile, par exemple) pour apprendre quelque chose, pour être touché émotionnellement ou pour ouvrir son horizon d’attention, je cherche donc dans l’écriture le véhicule de substitution passager pour partager une énergie, des idées et des images.

L’écriture pour poser une histoire qui fait voyager: les mots sont alors comme des cailloux placés le long de la route. On se souvient de quelques cailloux seulement s’il nous est possible de vivre l’histoire à travers un équilibre précaire d’effort de l’attention et de laisser aller de ses attentes…
Une fois que les émotions sont au rendez-vous, la mémoire jubile: les cailloux s’inscrivent de manière durable, mais ne restent pas cailloux. Ils deviennent les portes paroles de ce que nous avons vécu…

Ce billet, qui peut sembler partir dans les étoiles (ou les plates bandes, selon l’angle du regard), est une tentative de poser mon attention sur ce qui est important pour moi dans le projet que nous menons actuellement avec Memoways: la construction d’une petite maison nommée Kura comme base de lancement de Comet, une expérience vidéo personnalisée.

Parfois des images en mouvement sont plus directs qu’une brochette de mots: une Comet qui enfante un arbre, qui lui à son tour devient étoiles…
Cette boucle résume à elle seule la promesse de notre petite maison dans la Comet.

Pour rencontrer plus concrètement ce qui se cache derrière cette promesse, la boussole de ce billet doit maintenant retrouver son pôle: la vidéo.

Chacun cherche son histoire

Pour regarder une vidéo sur Internet, il faut à priori avoir appuyé sur le bouton « play ». Comme au temps des cassettes vidéos, on charge une vidéo dans le lecteur et on la regarde. Puis une autre, et encore une autre, et ainsi de suite: juste en les sélectionnant, c’est magique, ça « joue » (l’autoplay est une grande invention).

Mais en fait, à l’origine de cette vidéo qui s’offre à nos yeux, il y a quelqu’un, quelque part, qui a voulu nous dire quelque chose.
Son histoire, son message, c’est ce qui est inscrit dans la vidéo – et on peut le découvrir en cliquant simplement sur play.
Autant c’est pas compliqué de voir l’histoire une fois qu’elle est là, autant c’est toute une histoire de trouver la bonne, d’histoire.

Pour trouver son histoire parmi toutes les vidéos existantes (leur nombre ne cesse de croître exponentiellement), le titre de la vidéo joue le rôle de porte parole de l’auteur. Parfois, le titre nous donne envie de voir les commentaires, ce qui entrouvre un peu plus la porte vers la promesse.

Malheureusement, dans les faits, le porte parole est totalement dépassé.
Trop de personnes (l’équipe des auteurs) qui crient en même temps sur une place de marché (organisée par l’équipe de la plateforme vidéo) perturbent l’expérience (pour l’équipe des visiteurs / spectateurs).

On ne change pas une équipe qui gagne

On essaye ?

Nous voici sur une place de marché en été, pleine à craquer de beaux produits, où chaque vendeur alpague le visiteur chaland avec des slogans plus forts les uns que les autres.
Abasourdi, le chaland titube vers le stand le plus proche et achète des saucisses, alors qu’il est venu chercher des légumes. Heureusement, comme les vidéos de chat, les saucisses c’est pas forcément mauvais. Alors on avale.
Et comme il y a tellement de bruit, notre chaland peut juste échanger quelques onomatopées avec des connaissances un peu au hasard, sans vraiment pouvoir discuter « le bout de gras » de manière plus soutenue.
Heureusement que la communication entre les humains passe aussi par des échanges de regard. Alors on regarde, avec des 😉 à tout va.

Les marchés ont commencé à interdire la vente à la criée pour améliorer ce que l’on pourrait nommer « l’expérience utilisateur ». Que fait donc notre équipe de la plateforme vidéo pour ne pas saturer le spectateur et continuer à mener le bal ?

Pour amener automatiquement les bons stands vers le visiteur que l’on suppose flemmard et lui recommander ce qu’il pourrait bien consommer sur base de ce qu’il a mis dans son frigo au fil des dernières années, le marché digital a inventé le porte monnaie intelligent: un algorithme.

C’est la réponse hyper industrielle à la solution artisanale qui était en place jusqu’à maintenant: pour aller au marché et trouver des bons légumes, il fallait se déplacer au centre ville le samedi matin. Et naturellement au cinéma dans la foulée, ou le soir après l’apéro.
Mais comme aujourd’hui il y a la possibilité d’acheter ses légumes entre deux courtes vidéos à partir de sa chaise, à 2 heures du matin, avec le chat qui ronronne à ses pieds…

Heureusement que les marchés et les cinémas font encore le plein: tourisme et multiplexes avec blockbusters en sont les principaux moteurs.
Alors on se sent rassuré.

Sur la ligne d’arrivée, quelle est donc pour vous l’équipe qui gagne:

  • Le club de moins en moins select des auteurs ?
  • Le magnétoscope virtuel et la plateforme de marché bien réelle qu’est le lecteur vidéo dans le navigateur ?
  • Les hordes de spectateurs qui consomment de plus en plus de vidéo, partout et en tout temps ?

Pour continuer à se sentir rassuré: c’est bien toujours la même équipe qui gagne (sur le mode du « winner takes it all« ), même si la couleur du maillot et les sponsors ont changé.

Mais ce n’est pas une fatalité !

Ne pas avoir les boules et convertir son cri en chanson

Je ne me suis pas mis à boire du pastis en jouant à la pétanque avec des réactionnaires du « c’était mieux avant », pas plus que je me suis mis à fumer l’herbe de notre colline verdoyante en mode peace and love.
Je n’ai rien contre les algorithmes – au contraire.
Je n’ai rien contre une mémoire sans limites, de contenus nous déborderont toujours plus – au contraire.

Simplement, j’ai de la peine à voir disparaître cette expérience de place de marché à taille humaine, où l’acte d’achat est intimement imbriqué avec des (inter)actions sociales et un sentiment d’appartenance, même momentané, à un contexte.
J’adore les festivals de films pour ça.

La question est donc pour moi: comment redonner une place de choix (choisie, donc) à ceux qui produisent, et un rôle de partie prenante à ceux qui reçoivent, en réduisant l’importance de l’entité qui régule les échanges ?
En somme, de rééquilibrer les rapports de force entre les auteurs, les plateformes (YouTube etc) et les spectateurs.

Ce billet, je l’ai écrit avec de la musique sur les oreilles.
J’ai la sensation que des réponses aux questions posées ci dessus vont nous être amenées par ce que la musique nous offre: un espace de liberté, où l’on est en même temps guidé par une ambiance, un rythme et où l’on peut choisir son parcours…
Mais pas que: des initiatives pour trouver un équilibre plus sain se développent sur des collines environnantes, pour contrebalancer l’effet « trou noir » des grandes plateformes.
Je peux en citer deux en exemple, parmi d’autres: Patreon et 1D Touch.

Pour ne pas trop rallonger ce billet (et pour mettre un peu de piment dans la saucisse que vous pourrez déguster au prochain passage ici), je réserve quelques pistes de réflexion plus concrètes pour un billet à venir.

Du haut de l’échelle on ne peut qu’avoir le vertige

Le ciel au dessus de notre petite maison est criblé d’étoiles, en grande partie devenues écume laiteuse à force de se faire sillonner et brasser par les routes des avions. Entre l’écume, des vagues de clignotements, la pulsations de nouveaux zodiaques.
Le tout à une échelle qui nous dépasse.
Pourtant, on en veut encore plus, on veut en être, même si on sait que vivre sur Mars n’est pas donné à tout le monde…

Inutile d’aller chercher notre Comet dans un ciel aussi chargé – c’est un peu comme vouloir trouver une aiguille dans une botte de foin, ici bas.

Alors on regarde sous l’horizon, plus près de nous, à notre échelle.
La petite maison, juste là.
De la fumée sort toujours de sa cheminée: est-ce que notre Comet y aurait trouvé refuge ?

Il est temps d’en venir au cœur de ce billet.

Ouvrons la porte de la petite maison.
En passant, avant d’entrer, on vérifie juste que l’on est bien à la bonne adresse: c’est marqué famille Kura.

Au centre de la seule pièce, une grande cheminée.
Bizarrement, d’un coup, la petite maison est devenue immense: les parois se sont dilatées, mis en mouvement par une lumière forte qui repousse l’obscurité des murs au delà de leur limite physique.

Allongée comme sur un divan, notre Comet se repose tout en racontant une histoire à une foule de petits aimants posés en cercle, face à la chaleur narrative de la Comet.
Le flux lumineux de son histoire part en fumée, tranquillement vers le haut, par la cheminée.
À moins que ce soit l’inspiration de la suite de l’histoire qui vient comme à l’envers, nourrir le verbe de la Comet ?

On se pose alors discrètement dans l’assemblée, pour regarder, pour écouter.

Quelle est cette histoire, et quelle est cette assemblée d’aimants ?

Les aimants du player neuf

Peut-être une histoire d’amour, impossible et bien belle… peut-être une histoire de famille, difficile et tendre… peut-être une histoire de fuite, inutile et pourtant nécessaire…

Ce qui est sûr: on est plus sur une place de marché. Ici, plus de chats qui mangent des saucisses.

Ce qui est presque sûr: les aimants bougent, comme des danseurs qui flottent un temps de manière inerte sur place, pour d’un coup faire un saut brusque vers d’autres aimants. Cela se passe tellement vite, que l’on peut avoir rêvé… Mais en regardant plus précisément les groupes d’aimants, on est bien forcé de constater qu’il y a des changements de temps en temps.

Ce qui n’est pas si sûr: les mouvements ponctuels des aimants sont en relation avec le déroulé de l’histoire, sa mécanique intime et le rythme de sa respiration. A moins que ce soit l’inverse: c’est les aimants qui, dans leur mouvement, redirigent l’histoire dans une nouvelle direction, par un jeu d’aiguillage qui botte en foin…
Pour sûr, ça pique notre imaginaire.

Ce qui se dessine, petit à petit: des traces articulées sur le sol, héritage des mouvements des aimants. Ce traces racontent quant à elles aussi des histoires, si on y regarde de plus près.
On peut suivre une trace, remonter le fil d’un des fragments de l’histoire d’amour, qui prend dans la foulée le pont de la fuite, la famille étant pavée pour ne jamais rester silencieuse…

Au centre de la pièce, la Comet reste tranquillement allongée en racontant la suite de son histoire. La fumée continue de vivre sa vie, les aimants font leur spectacle qui ne se voit qu’à travers les traces laissées au sol.

En sortant de la petite maison, on s’aperçoit que dans sa poche se trouve la confirmation de que l’on vient de vivre sous forme d’un billet.
Cela constituera le souvenir, la mémoire de ce moment.

Comet téléphone maison

Nous sommes enfin arrivés au bout de notre histoire.
Il s’agit maintenant de rentrer à la maison, le billet dans la poche.

Sur le verso du billet, on peut découvrir un message:

Ce n’est pas tant l’histoire qui importe, mais son contexte, son échelle, son évolution au sein de notre propre mouvement à travers le ciel étoilé d’histoires multiples et déroutantes.

Sur mon stand du marché à billets de blog, il n’y a j’espère pas eu que des vertes et des pas mûres pour les quelques chalands qui s’y sont attardés.
Bonjour et merci, lecteur qui a tenu jusqu’à ici.

Notre produit principal, lui, n’est pas encore tombé de l’arbre (le printemps doit encore le faire mûrir): la promesse du fruit est tellement délicieuse…

Je vous remet la petite animation de l’arbre à Comet pour boucler cette histoire.
Je m’inspire des enfants, qui relisent plusieurs fois les mêmes livres ou revoient plusieurs fois le même film – on ferait bien de plus faire comme eux: jouer, et rejouer.
Et chercher les étoiles dans la cheminée de la petite maison sur la Comet.

Pour la petite histoire, je l’ai découverte sur le marché du livre des visages, sur l’étalage d’une amie…

ps: c’est quand même le comble qu’un long billet sur l’expérience vidéo dans le navigateur n’utilise que des gifs pour amener des images en mouvement…

Projet Comet pour la Fondetec

Le projet pilote « Comet pour la Fondetec » donne la possibilité à 3 entreprises soutenues par la Fondetec de valoriser leurs activités et proposition de valeur en exploitant de façon innovante le potentiel attractif et incitatif de la vidéo interactive, à travers notre plateforme Comet.

 

Delphine Luchetta, en charge des contenus vidéo interactifs à Memoways, a réalisé les étapes de travail suivantes:

  • Recherche de vidéos complémentaires sur YouTube, à partir des enjeux relatifs à chaque société;
  • Mise en place d’une liste de mots clefs représentatifs, en collaboration avec les sociétés;
  • Création des projets Comet avec Kura, en mettant en lien via les mots clefs les vidéos complémentaires avec la vidéo principale réalisée par Giodis;
  • Tournage de vidéos additionnelles, pour apporter des compléments de compréhension;
  • Corrections et améliorations des projets, en collaboration avec les entreprises et la Fondetec.

L’objectif principal de ce projet pilote est d’augmenter la portée et l’impact des vidéos de portraits d’entreprises, tant pour la Fondetec que pour les entreprises soutenues.

Les 3 projets pour les entreprises sont:

 

Nous serions très heureux si vous pouvez nous faire des feedbacks sur les projets Comet à travers le formulaire ci-dessous:

Powered byTypeform

 

Pour le moment, les projets Comet sont intégrées de manière statique (non évolutive) au sein de chaque page du site de la Fondetec. L’enjeu maintenant est de pouvoir développer un « portail » vidéo au sein du site web de la Fondetec, avec l’objectif de permettre la découverte des entreprises par une navigation vidéo orientée et personnalisée.
Ainsi, le visiteur du site web de la Fondetec pourra découvrir les talents et les propositions de valeurs locales à partir des questions et des enjeux qui l’intéressent. Comet facilite alors la découverte, et apporte de manière intuitive des informations complémentaires bien détaillées, si l’utilisateur en éprouve le besoin.

Proposition de valeur

  • Comet met en avant l’utilisation de contenus vidéo peu ou non exploités, similaire à l’usage des bonus d’un DVD.
    Les entreprises peuvent ainsi valoriser des contenus qu’ils possèdent, et également en tout temps ajouter des nouvelles vidéos (nouveau produit par exemple) au projet Comet.
    En résumé, Comet devient un outil marketing personnalisé, qui évolue selon les besoins.
  • Comet permet à un utilisateur de trouver intuitivement et de manière ludique des informations sur un sujet particulier, telle une encyclopédie vidéo. Chaque projet Comet apportera donc à l’utilisateur la possibilité d’en savoir plus sur l’entreprise, sur les produits ou services proposés, sur les porteurs de projet, sur les enjeux, la proposition de valeur etc.
  • Comet, de par l’originalité de son concept unique au monde, permettra aux entreprises et à la Fondetec de se démarquer avec un caractère innovant et avant-gardiste. Une innovation genevoise (soutenue par la Fondetec) est à la source d’une nouvelle manière de valoriser des expertises locales et spécifiques.

 

Une nouvelle Comet à l’horizon

comet5

Cela fait plus d’une année que la première version de Comet a été présentée publiquement. Depuis, nous avons produit plusieurs démonstrateurs, affiné / simplifié le design et ajouté des fonctionnalités (remix et partage).

Voici les images prototypes initiaux:

Projet transmedia « Confusion.today »

 

Comme on peut le voir, nous avons passablement simplifié le design.

Le fait d’avoir la possibilité d’anticiper et d’influencer les vidéos que l’on peut visionner dans le futur (les bulles à droite), tout en ayant la possibilité de revenir sur son historique et de le remixer (le passé, à gauche) est la caractéristique majeure de notre concept vidéo.

La suite…

Memoways dans Le Temps

La vidéo sur le web est un sujet « chaud »: la preuve, cet article de Ghislaine Bloch qui se trouve en première page (puis page 15) du journal Le Temps de ce week end.

Ces start-up romandes qui innovent en matière de vidéo

La vidéo à tout va enflamme les géants du Web. Pour Facebook, Twitter ou Google, les contenus diffusés en direct sont une nouvelle manière de retenir l’attention des internautes. Au mois d’août, Microsoft a racheté Beam, un service spécialisé dans la diffusion en ligne de parties de jeux vidéo.

Memoways fait partie des quelques startups Suisse Romandes qui proposent des solutions ou produits pour étendre la portée et le fonctionnement de la vidéo grâce aux nouvelles technologies.

Les questions et réflexions qui me viennent en rebond à cet article:

  • Il y a des startups locales qui adressent les besoins pharaoniques en images animées et ciblent ce marché potentiellement énorme: pourquoi la seule solution est-elle d’ouvrir un bureau aux USA pour pouvoir continuer son activité, développer les promesses par un produit bien concret, aller plus loin dans les possibles ? Pourquoi ne serait-il pas possible de travailler main dans la main avec un acteur comme Le Temps par exemple ?
  • La même question se pose de l’autre côté de la lorgnette: pourquoi les producteurs de contenus historiques (cinéma, télévision), qui savent bien que leur survie passe de plus en plus fortement par le web, ne deviennent-ils pas parties prenantes de ces efforts entrepris par quelques structures indépendantes ? En d’autres termes: pourquoi ne serait-il pas possible de créer des partenariats qui vont plus loin que des discussions philosophiques sur le fait d’allier ressources et outils dans un objectif « win-win » comme on dit ?

Il y a bien des réponses, comme la non compréhension des enjeux liés au numérique (c’est trop technique), le manque de ressources et de compétences (l’excuse du manque de temps) ou simplement la peur du changement (ou la peur de la prise de risque).

Quoi qu’il en soit, merci à l’auteure de cet article de remettre le potentiel sur la place publique – c’est une manière de sensibiliser, avant de passer à l’étape de concrétiser et de responsabiliser… pour au final récolter les fruits de ses efforts sur le moyen / long terme.

Kura, le nouvel outil vidéo de Memoways

Comment proposer une expérience personnalisée, vivante et évolutive avec de la vidéo sur le web ?

Il y a bien des projets de « players » vidéo tel que Comet ou d’autres solutions; cependant pour pouvoir préparer, publier puis développer un projet original de manière maîtrisée et collaborative, il faut un outil d’indexation et d’éditorialisation qui tire parti du changement de paradigme lié au devenir immatériel des contenus audiovisuels.

Nicolas Goy – mon associé dans Memoways – travaille depuis quelques mois sur Kura, notre application web qui permet d’éditorialiser des vidéos sur le web. Nous capitalisons sur notre expérience liée à Tansa (une application OSX par Fabrice Truillot) et à Michi (une application web par Nicolas Goy), que nous avons développé entre 2013 et 2015.

kura-load

Dans les grandes lignes, Kura permet de:

  • importer des vidéos par url (YouTube seulement pour le moment) ou alors en se connectant à son propre compte YouTube
  • gérer ses vidéos avec un système de labels
  • créer des listes ordonnées de vidéos, en utilisant des mots (concepts) comme « lien » entre des vidéos
  • ajouter des markers (mots clefs avec une durée temporelle) pour connecter des bouts spécifiques d’une vidéo avec d’autres vidéos
  • créer des « spaces » par projet / client / usage
  • inviter et gérer des collaborateurs

Avec cet outil, nous pouvons réaliser des projets Comet, pour des usages comme:

  • découvrir et apprendre avec des vidéos liées sémantiquement entre elles: enjeu pédagogique, partage de connaissance et de savoir
  • valoriser des contenus, comme des bonus liés à la vidéo principale: enjeu de storytelling
  • informer et engager le public avec une entreprise, un produit : enjeu marketing

Nous allons présenter cet automne plusieurs projets réalisés pour des clients, qui permettront de se faire une idée concrète sur le potentiel de ces nouveaux usages interactifs et appropriatifs.

Et: nous sommes en train de plancher sur une version améliorée de Comet (Comet V2) – plus de nouvelles à ce sujet prochainement…

La suite…

Memoways au comptoir de l’innovation

Comptoir-innovation-large-web

Dans le cadre du comptoir de l’innovation, je ferais une présentation de Comet ainsi que de quelques éléments de Kura, notre outil d’éditorialisation pour réaliser, entre autres, des projets Comet.
Je mettrais l’accent sur les fonctionnalités spécifiques de l’expérience Comet, sur des exemples d’usages et les bénéfices à retirer pour les producteurs de contenus. Notre outil Kura étant encore en développement et pas encore disponible comme un produit à part entière, je présenterais que les principes particuliers, tout en pointant sur les possibles usages que notre concept va pouvoir permettre…

Cette présentation se fera dès 14h le mardi 12 septembre au palais Beaulieu à Lausanne.
Le programme détaillé en un clic.

 

Exposition Ilôt 13 mémoires

 L’Ilôt 13 est un quartier pas comme les autres – et cela au delà de son contexte genevois.
C’est son histoire particulière qui est le terreau du travail sur ses archives que j’ai démarré il y a déjà 20 ans. À l’époque, à travers un film documentaire; aujourd’hui, avec notre plateforme Comet et d’autres outils numériques…

L’Ilôt 13, village d’irréductibles Genevois, fête ses 30 ans

Au bas des immeubles, les tulipes exhibent fièrement leurs robes, aux balcons, les glycines hésitent encore à dévoiler leurs fleurs, les pousses se bousculent dans le jardin potager. Avec l’arrivée du printemps, l’Îlot 13 refleurit et entame la célébration de ses 30 ans de vie communautaire.

La photographe genevoise Isabelle Meister m’a généreusement invitée à co-exposer avec elle à la Pinacothèque, dans le cadre des festivités de 30 ans du quartier.

Voici donc les informations détaillée de cette exposition.

ILOT_13_30ans-Expo_webGLa Pinacothèque expose du 14 au 25 septembre des photographies de Isabelle Meister et une installation vidéo interactive de Ulrich Fischer.

Vernissage mercredi 14 septembre dès 18h
Finissage dimanche 25 septembre de 11h à 14h
Ouverture du jeudi 15 septembre au samedi 24 septembre de 14h à 19h tous les jours

La Pinacothèque
Rue de Montbrillant 28 1201 Genève

C’est une vision de l’intérieur de l’Ilôt 13 que propose la photographe genevoise Isabelle Meister.
Habitante du quartier, elle a documenté ses débuts de manière informelle, appareil à la main: les chantiers, le travail en commun, la vie sociale, la solidarité. Des images noir et blanc lumineuses, au cadrage soigné, qui font entrer celui qui les regarde dans le quotidien du groupement d’immeubles.

A l’occasion des 30 ans de l’Ilôt 13, Isabelle Meister s’est plongée dans ses archives personnelles. Elle a sélectionné 250 clichés coups de cœur couvrant les 13 premières années du groupement, jusqu’à la fin du XXe siècle. Tirées en format A4, ces images seront exposées en un ensemble aléatoire sur les murs de la Pinacothèque. Ni rétrospective, ni fresque historique, «Ilôt 13 mémoires» présente un regard artistique sur ce quartier pas tout à fait comme les autres.

En complément aux photos d’Isabelle Meister, le réalisateur genevois Ulrich Fischer présentera un projet de vidéo interactive autour du quartier. Lorsque l’on produit un lm documentaire comme «Un ilôt dans la ville», réalisé en 1998 par Ulrich Fischer, beaucoup de rushes (les vidéos issues des tournages) sont laissés de côté. Ce n’est pas que ces images ne sont pas intéressantes: elles ne rentrent juste pas dans cette histoire spécifique que que le film veut raconter.

Aujourd’hui, grâce au «support» du web, il est possible de donner accès à cette mémoire non utilisée et de la valoriser de manière personnalisée. Le projet de vidéo interactive proposé par Ulrich Fischer prend comme «tête de comète» ce film documentaire; en lien avec toutes les scènes du film, d’autres extraits vidéo (la «queue de la comète») peuvent être ajoutés à une playlist personnelle. Ainsi, chaque spectateur pourra se constituer sa propre histoire, au gré de sa propre navigation à travers les archives du quartier.
Et à la sortie, partager son propre remix!

Une comète dans le ciel vidéo

Dans ce billet, j’aimerais positionner notre projet Comet en perspective à la consommation vidéo sur le web (avec une pointe de provocation) et développer des arguments en faveur d’un changement de paradigme (avec une tonalité plus intégrante).
D’un côté, il s’agit de mettre en question de manière constructive nos réflexes et héritages culturels, et de l’autre, de proposer des nouvelles manières de créer, de visionner, puis, potentiellement, de participer.
En somme, de passer d’un état de lecture (clic sur le bouton play) à un état de lecture / écriture (clics multiples, avec création d’une trace qui nous « appartient » et que l’on peut partager).

comet3

Problématiques

  • La vidéo est un objet mort. En effet, une fois uploadée, la vidéo reste statique et ne peut pas évoluer au gré des besoins, des interactions ou du contexte de l’utilisateur.
  • Le contexte initial de la vidéo est perdu. À moins de remplir une multitude de champs dans un formulaire, aucune information importante liée aux sources constitutives de la vidéo publiée n’est gardée et pourrait être exploitable. En effet, à la sortie du montage, plus aucune information sur les rushes et autres éléments narratifs et structurants qui constituent le montage. Une vidéo sans le contexte de ses origines, c’est comme un arbre sans racines: ça ne tient pas et ne peut survivre sans mise sous serre (merci YouTube, Netflix et consorts).
  • Les playlists sont figées ou aléatoires. Soit la playlist est éditorialisée en amont par un auteur et elle fait sens – mais elle reste figée. Soit la playlist est générée de manière aléatoire et elle ne fait pas sens – mais elle est vivante. Une playlist qui fait sens tout en étant vivante et personnalisable: voilà qui pourrait être désirable. Non ?
  • L’interaction utilisateur est très limitée. À moins de rajouter des boutons interactifs sur la vidéo et de créer ainsi une navigation de vidéo à vidéo par dessus la vidéo en cours, le spectateur reste passif. Comme au temps des CD/DVD-ROM ou du web des années 1990, ce type d’interactivité ajoute une dynamique active pour le spectateur. Mais cela repousse le problème plus loin: les liens entre les vidéos sont définis une fois pour toutes, et donc la navigation va toujours être la même: statique, non évolutive, figée. Tellement pas web 2.0…

La vidéo doit-elle forcément rester comme un objet figé qui vient d’un autre temps, alors que le web d’aujourd’hui est tellement inventif, vivant et personnalisable ?
Pourquoi la vidéo doit-elle rester exclue de la dynamique d’appropriation, de participation, de remix ou d’interactions sociales que l’on vit dans le web des années 201X ?

Arguments 

  • Rendre la vidéo vivante. Le concept que Memoways met en avant avec Comet est de d’interconnecter puis d’exposer les éléments constitutifs d’une vidéo: les plans. Chaque plan a sa propre cohérence et garde son contexte initial. La vidéo que l’on voit au final n’existe pas en tant que telle: elle est lue en temps réel et sans coupures à partir des plans, en fonction de la volonté de l’auteur, de la playlist et des envies ou du contexte de l’utilisateur. La vidéo est donc un flux de plans: comme avec les Tweets sur Twitter, on peut lire le flux dans l’ordre défini, mais on peut également aller chercher dans le flux juste les éléments qui nous intéressent. On a alors un flux de plans qui correspondent à nos envies, nos besoins.
  • Garder le contexte de la vidéo à la racine. Chaque vidéo qui est exposée à travers la plateforme vidéo de Memoways est un plan non monté, qui garde le maximum de son contexte initial: qui a fait la vidéo, où, quand, comment… Et l’on peut ajouter des informations sur ce que raconte la vidéo, de manière à lui donner la chance d’être trouvée et exploitée avec d’autres vidéos qui parlent de la même chose.
  • Les playlists sont maitrisées mais restent vivantes. L’auteur a la possibilité d’exposer une playlist qui correspond à un besoin: par exemple de présenter toutes les vidéos qui parlent d’une certaine thématique à travers des interviews de plusieurs personnes différentes. À partir de là, l’utilisateur peut aller filtrer le flux thématique exposé pour regarder puis partager que ce que raconte un seul intervenant qui lui plait bien.
  • L’interaction est hautement personnalisable. Comme les liens entre les vidéos se font au niveau du plan et que les combinaisons entre les plans ne sont pas basées sur des connexions définies « en dur » (de manière statique et unique), l’interaction que l’utilisateur peut avoir avec le flux de vidéos est hautement personnalisé.

comet-pedagogic-web

En somme, l’expérience Comet permet à chaque utilisateur de naviguer à travers un flux structuré de vidéos pour ensuite, s’il le souhaite, créer sa propre playlist en fonction de ses besoins, questions ou envies.

La playlist peut être composée de plans et donc générer une histoire personnalisée, unique.
Ou la playlist est composée de vidéos déjà montées et permet de partager une liste structurée d’histoires choisies.

Grâce à Comet, il devient enfin possible de confectionner des histoires personnelles, de manière non destructive (on ne détruit pas les histoires des autres ce faisant) et de partager une collection de contenus choisis.

Autrement dit: après l’avènement de ce que l’on appelle le « responsive design », où l’affichage des contenus s’adapte automatiquement à l’appareil de l’utilisateur, voici venir enfin le temps du « responsive storytelling », où l’histoire s’adapte de manière dynamique et personnalisée a ses propres envies, besoins ou contexte d’usage (mobile, stationnaire…).

Nous développons avec Memoways actuellement la version 2 de Comet – stay tuned 😉

Memoways introduces Comet

Something is missing on the web.

When you watch a video on Youtube for example, you are looking at a static file: a bit like a PDF, it will never change, evolve or allow you to personalize the story you get.

COMET-VideoPlayer-static-web

Imagine that the video stream is adapting itself to your questions, your needs or even your behavior

COMET-VideoPlayer-dynamic-web

We created Comet…

COMET-VideoPlayer-steps-web

Comet connects a video to a stream of video fragments.
On one hand, you have an edited movie, telling a story in a closed and linear form.
On the other hand, you have a stream of video fragments, giving access to additional information in an open and dynamic way.
The head of the Comet is the edited movie, while the trail is the stream of video fragments.
The use of the video player is very simple: watch a video, select interesting topics just by clicking on keywords that will dynamically appear under the video and create a personal playlist of additional content, you can then remix and share.
Comet enables users to easily create and share their experiences with video !

La suite…