Comment échantilloner et caractériser le parcours du visiteur

Ce que ressort de nos derniers tests, c’est que nos outils d’analyse (GPS et accéléromètre) produisent un signal pas toujours très précis et avec pas mal de bruit.

-> Les GPS ne sont pas très fiables: d’un jour à l’autre, ils changent de comportement (ont-ils des humeurs ?), et ils dérapent parfois, sans crier gare, dans un parcours enregistré qui semble sans faute. Il faudra donc allier la force magnétique des rails (en fait un magnétisme sur les routes pour éviter de traverser un salon ou une chambre à coucher sans le vouloir) et un choix drastique sur le meilleur GPS existant (que nous devons encore trouver)

-> L’accéléromètre a trop de bruit: le comportement humain enregistré par cet outil (qui enregistre les variations de mouvement dans les 3 axes) est trop chaotique pour qu’il soit possible d’en tirer un comportement clair et évident. Ce qui peut être lu « facilement » c’est la différence entre une position au repos et un mouvement – ce qui est déjà une bonne base. L’idéal serait que pour la phase deux on puisse différencier également les états suivants:

  1. état marche en vitesse normale / état course
  2. état marche « lisse » / état marche « cahotique »

Voici une image graphique d’un test compilé par Nicolas Goy:

accelerometre_test

J’ai marché, puis couru, puis tourné sur moi même, puis je me suis assis et relevé…

Nous avons donc deux possibilités:

-> accepter les imperfections (en essayant d’optimiser un maximum les résultats que nous avons actuellement) en se disant que l’important est que le film résultant fonctionne. Il s’agit de se donner un but idéal qu’il s’agit de viser (quelle dose de poésie, de narration, de liens de causalité etc); un autre chantier.
De toutes manières, une partie de la logique de montage sera implémentée dans dans la base de données média – à travers un certain nombre de règles (chantier encore ouvert).

-> essayer de rajouter d’autre capteurs (lesquels ?) ou systèmes d’analyse (par exemple avec plus de « input » de la part du visiteur) afin de rendre l’analyse de ce parcours plus précis.

C’est une question importante: plus précis on sera dans cette analyse, plus on aura d’éléments pour « piloter » le montage – mais pour le moment on ne sait pas la dose exacte de données sortant de nos outils d’analyse qu’il faut pour que le système puisse permettre notre film idéal…
L’enjeu est de taille, et ce n’est qu’à travers des tests et re-tests que l’on pourra définir de quelle manière on pourra faire le pont entre les données à la sorties de nos deux modules et les métadonnées que nous aurons minutieusement indexées en amont.

UF le 29.05.2008

L’état de nos nuages – ciel changeant avant l’été

Un des points qui revient sans cesse, parce que nous n’avons pas encore trouvés de solution élégante et satisfaisante, est celui de la représentation de la base de données médias sur la carte du territoire – autrement dit: quelles informations (ou métadonnées) « remontent » à la surface en devenant une cible ou un point d’intérêt que le visiteur peut chercher.
C’est un élément important dans le sens que le visiteur doit pouvoir très rapidement et intuitivement sentir de quoi peut être fait le film qu’il va marcher tout en choisissant lui même dans quelle(s) direction(s) il a envie de le mener.

On peut prendre l’image d’un iceberg dont on ne voit qu’une petite partie de la masse – de la même manière, la plus grande partie des caractéristiques que nous aurons assignées à chaque médias demeurera invisible; mais par contre, on devrait pouvoir sentir leur présence à travers la manière dont le haut dépasse et flotte.

Une autre image que nous avons beaucoup employée est celle du nuage: une forme molle qui se laisse traverser, immatérielle et matérielle en même temps – finalement assez représentative de ce monde virtuel (les médias) que nous voulons implanter dans l’espace urbain…

Pour le moment, nous avions comme piste principale pour cette question de représentation les thèmes, c’est à dire de permettre une concentration du potentiel narratif à travers un thème « majeur » déterminé dans chaque média.
Mais nous nous sommes butés à la difficulté de trouver des thématiques suffisamment abstraites pour fonctionner sur n’importe quelle portion de territoire, tout en étant suffisamment concrètes pour se visualiser clairement dans chaque média, tout en n’oubliant pas qu’ils doivent également – à travers leur dénomination – susciter une envie de s’y plonger.

– NOUVELLES PISTES –

En discutant l’autre jour avec Pascal Amphoux et Nicolas Wagnières, nous avons retourné la question en invoquant les possibles suivants:

ne plus considérer des nuages différents qui se côtoient / se superposent (comme des ensembles différenciables avec des couleurs variées), mais comme des strates de nuages qui se trouvent à des altitudes différentes (et qui sont donc de natures différentes). Pour continuer avec des images, c’est un peu comme depuis un avion: on peut voir plusieurs couches de nuages, les unes masquant les autres et parfois laissant passer ce qui est notre base, la terre. Cette image est empruntée à Johan Van der Keuken (citation pas encore trouvée) qui compare la vision que l’on peut avoir d’un montage d’un film à un voyage en avion…

– cette nouvelle manière de voir implique donc l’arrivée d’une « nouvelle dimension »: l’axe du Z… ou la profondeur de l’espace. Se pose maintenant la question de comment on navigue dans cette profondeur: soit on passe d’une couche à une autre (en activant / désactivant les couches qui se superposent), soit à travers un réel mouvement qui les traverse (un zoom). Cette dernière solution est assez vertigineuse (c’est le cas de le dire) et demande une représentation différenciée des couches pour que l’on puisse sentir les natures différentes des nuages qui masquent plus ou moins partiellement notre territoire (le réel).

– cette tendance à superposer et non plus à juxtaposer vient également d’une analyse que l’on retrouve de différentes manières chez quelques théoriciens (dont Deleuze déjà cité ici auparavant). Pascal Amphoux propose la lecture suivante concernant 3 type de postures que l’on peut prendre face au réel:

  1. analytique: observation / passif -> dehors
  2. engagé: vie / interaction -> dedans
  3. poétique: esthétique / paysage -> dedans et dehors

Cette manière de voir les choses implique qu’il n’y a pas d’exclusion d’une posture par rapport à une autre: elles co-existent toutes en même temps mais les rapports entre elles fluctuent – et c’est justement les pondération et variations qui nous intéressent ici.
Ce que nous voulons tenter maintenant est la chose suivante: affecter une posture à chaque média tout en lui indiquant une valeur (entre 0 à 100). Ce qui n’est pas encore très clair est la combinaison ou l’exclusion de postures (si par exemple un média peut être à 40% analytique et à 60% poétique… ?).
Nous avons par contre déterminé la manière dont pourront être visualisées ces nuages (on a piqué cette séparation quelque part – c’est très classique):
-> 1 analytique en bleu
-> 2 engagé en rouge (tiens donc)
-> 3 poétique en vert

utiliser les titres de chaque média (on parle parfois de brique, mais c’est pas très digeste) comme « atome » et la constellation de titres comme des « cellules » (ou carrément des organismes ?!?): plus on est loin et plus les titres se superposent; on peut donc voir par la densité de noir les endroit qui rassemblent le plus de titres. En zoomant en avant sur la carte, la lisibilité augmente et on arrive à différencier les titres les uns des autres.
Autrement dit: un nuage, c’est une nuée de mots.

Mis à jour le 03.06.2008 UF

Point de la situation mi-mai

Comme d’habitude en milieu de mois, quelques nouvelles en vrac des derniers développements:

1) Réunion du 13.05 au HEIG-VD avec Nasfaran Fatemi, Florian Poulin, Nicolas Wagnières et Ulrich Fischer.

Le but de cette réunion était de clarifier le travail à faire de leur côté en vue de créer le moteur d’analyse du parcours (qui a pour but de pouvoir automatiquement créer le flux sonore sur le module embarqué et le film).

Il en ressort les points suivants:

→ Analyse du flux de données (ce qui vient du GPS et de l’accéléromètre)

Deux flux avec des temps différents (échantillonnages temporels) vont arriver à ce moteur en parallèle: un fichier csv traité en amont contenant les données lissées venant du GPS et un autre fichier .csv contenant une première interprétation du mouvement fourni par le visiteur à travers l’accéléromètre.
Il reste à définir la périodicité de lecture dans ces fichiers qui sont écrits en cours de route: il y a le temps réel (pour le GPS toutes les secondes, pour l’accéléromètre plus souvent encore ?), une première épaisseur temporelle – une durée – de 15 sec (par exemple), une autre de 30 sec, une autre de 1 min, une autre de 3 minutes et une ultime qui porte sur la totalité de l’enregistrement. Il est clair que plus le temps de cette « épaisseur » augmente, plus les résultats seront des moyennes et fourniront une appréciation lisée du parcours – mais c’est une information importante pour définir le développement narratif sur une certaine durée en garantissant une continuité et logique…

Le GPS pilotera directement les thématiques et l’accéléromètre amènerait tout le détail nécessaire afin de faire des choix en adéquation avec la caractérisation fine du parcours. En portant cela au niveau de l’indexation, le GPS est relié au contenu thématique des images alors que l’accéléromètre est relié aux l’aspects formels, au sujet et autres caractérisations de l’image.

→ Sélection des médias (liste ordonnée de médias sélectionnés)

Il s’agit de définir des règles, basées sur ce type de modèle (exemples):

– mouvement rapide/lent → donne la durée du média
– mouvement logique/illogique → influe sur la logique du montage
– mouvement continu/discontinu → détermine le rythme du montage

Nous sommes en train de mettre à jour la base de données, ce qui permettra de « tirer des flèches » entre cette analyse et le / les champs sur lesquels cette analyse portera et fera effet…

NW et UF, 14.05.2008

Module embarqué – quelques tests et nouvelles directions

Grâce au talents de programmateur de Nicolas Goy, nous avons pu dompter le module embarqué (simple touch PC) et lui ajouter les fonctionnalités suivantes:

  • driver pour la carte graphique (encore un problème de performance lié à l’openGL, mais à voir)
  • affichage d’une carte vectorisée et raster
  • driver pour un module GPS ainsi que conversion des données GPS vers le système métrique suisse
  • fonctionnalité d’enregistrement du flux du GPS
  • affichage en temps réel de la position sur la carte
  • driver pour implémenter le touch screen
  • ajout d’un bouton d’enregistrement start / stop sur l’écran
  • driver pour un accéléromètre (terminé mais pas encore testé)

Voilà 2 images du module embarqué avec son alimentation (transportable…) ainsi que le GPS Holux relié en USB. Le bouton rouge tout en bas à gauche est pour enregistrer (en cours à ce moment); le bouton est vert lorsque le système n’enregistre pas (en pause):

module embarqué large

module embarqué serre

On voit qu’on est encore loin d’une solution ergonomique – mais ce n’est pas le but de cette première étape qui vise à tester mécaniquement les composants et interactions entre données brutes, code, base de données puis au final le film.

Quelques réflexions sur des choses à améliorer, faire évoluer:

  • on le voit sur les images: trouver un écran qui « résiste » au beau temps et qui fonctionne dehors;
  • réactivité du système (surtout si l’on implément des commandes et boutons sur l’écran), ce problème est lié aux performances de la carte graphique;
  • portabilité (poids, encombrement) et ergonomie de l’ensemble (pas de câbles qui pendouillent etc).

Ci desssous le résultat d’un test GPS avec la configuration sur la photo:

Test parcours 120508

A part quelques mètres qui sont justes, il y a beaucoup de décrochages qui sont pas de bonne augure – le GPS a tendance à perdre ses satellites et à mettre très lontemps avant de retrouver le bon endroit.

A télécharger la traduction pour google earth du test parcours holux.

Suite à ces premiers résultats, les pistes suivantes ont été (ré)ouvertes:

Abandon des coordonnées métriques Suisse, ceci pour une meilleure interportabilité avec des logiciels comme Google Earth et des cartes d’autres villes / pays. La trop grande précision n’était finalement pas nécessaire ici;
Abandon de la carte de swisstopo. La carte swisstopo contient beaucoup trop de points, et certaines routes qui peuvent être intéressantes (chemin d’accès à une usine…) n’y sont pas indiquées;
Remplacement de la carte swisstopo par une carte home made (style map.search ou google ou…);
Dessiner des « rails » qui vont magnétiser les positions du GPS sur les routes – cela va aider à mettre le parcours correctement sur les tracés des routes et éviter de passer à travers des cuisines inconnues… Il va clairement être mentionné au visiteur que son parcours ne sera que restitué correctement s’il suit les tracés des routes marquées sur la carte du module;
– Utilisation d’une image raster pour les bâtiments et les décors (arbres, rivières…), personnalisation de cette carte avec des layers à définir (routes et nom des routes, bâtiments; zones forêt et aquatique; nuages thématiques; etc)

UF 14.05.2008

Traces sur le territoire

Quelques exemples de traces, à télécharger à travers les liens et ouvrir via google earth.

Un chemin enregistré par le GPS wintec: travelling by night, en voiture, par Gwenola, Stéphane et Nicolas

Un autre, parcours à pied, le 29.04 au matin par Gwenola et Stéphane:

On voir que la trace à pied n’est pas toujours très précise … à comparer avec les autres traces réalisées par Daniel Sciboz qu’il a fait le jour d’avant: Parcours DS à pied, le 28.04 au matin

A télécharger et ouvrir dans google earth également le fichier test comparatif GPS par Daniel Sciboz

C’est intéressant de voir les 4 manières d’enregistrer le même parcours – on voit qu’il y a de bons décalages; à première vue, c’est le module Wintec qui fonctionne le mieux (le plus réaliste). Maintenant, il faudra faire le même test avec le module embarqué avec son GPS Holux… ce sera fait dès la semaine du 12 mai.

UF 07.05.08

Tournages fin avril – digest

Avant d’entrer dans les détails de ces tournages, voici quelques éléments concrets:
– nous avons tourné environ 6 heures d’images, ce qui correspond à environ 400 clips (start / stop caméra). Nous avons tourné avec des caméras très diverses, de l’appareil photo à la Z1 (HDV) en passant par une PD-150 (DV en standard définition) et une HVX-200 (DVCPRO HD);
– nous avons fait des prises de vues très variées également: interviews spontanés, discussions avec des habitants (surtout des enfants), plans photographiques cadre fixe (via trépied), prises de notes vocales en tournant en marchant, plans « matière » (réflexions et superpositions) etc;
– en plus de ces prises de vues, Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin ont effectué des prises de son et Daniel Sciboz a fait des tests GPS qui seront publiés et comparés ultérieurement.

Le but est de mettre en ligne quelques exemples (bruts et prémontés) prochainement sur le blog, idéalement liés à une carte.

Nous allons maintenant attaquer le choix des médias (in/out dans les clips choisis) ainsi que leur catalogage (ajout des métadonnées), ce qui va prendre dans les 2 à 3 semaines. D’ici fin mai nous pourrons donc placer les premiers médias sur la carte et faire quelques simulations (non automatisées) – prémontages de quelques médias afin de donner des intentions et de tester quelques combinaisons.

Maintenant, quelques considérations post tournage:

  • nous avons tourné en focalisant notre attention sur le fait de trouver le « bon » rapport au territoire, en cherchant à travers quelques improvisations des points de repère et éléments marquants. Le but était que chaque personne impliquée puisse trouver un rapport juste entre sa subjectivité (intérêts de fond et de forme, fonctionnement personnel) et la multitude de pistes qui se dégagent au quotidien… Comme le projet est complexe à appréhender, nous avons décidé de nous immerger dans ce premier temps dans l’espace choisi en évitant de forcer le trait (de plaquer une idée sur le réel) mais en étant un maximum ouvert et curieux. Et, Renens nous a très bien accueillis en nous offrant quelques belles rencontres.
  • il ressort du premier visionnement des rushes qu’il y a déjà quelques combinaisons intéressantes « dans l’air », qui semblent pouvoir fonctionner formellement ou de média en média; il reste toujours la question des combinaisons narratives sur l’ensemble du film qui demeurent pour le moment trop lointaines (on va y arriver plutôt dans la phase 2) pour que l’on puisse tirer des conclusions et élaborer des concepts définitifs. (Pistes: voix off, cartons inter-titres / texte, chaîne narrative indexée dans les métadonnées etc)
  • nous devons absolument mettre de l’ordre dans l’intitulé et la dénomination des concepts; pour le moment le gros point à résoudre est lié à ces nuages, aux thèmes (on s’est dit de ne plus les appeler thèmes, mais on a pour le moment pas trouvé mieux).
  • dans le cadre de cette discussion sur les thèmes, on a abordé encore deux points importants: d’une part le contenu de ces thémes et d’autre part la logique qui sous tend à leur dénomination / définition et leur contenu.
    En somme, si l’on veut être pragmatique, on devrait pour le moment fonder la logique des thèmes sur les obsessions des divers participants: c’est chaque réalisateur qui défini son thème principal (il ne devrait pas en avoir plus que 5), ce qui tend à dire que chaque réalisateur aura « son » nuage.
    L’autre alternative, plus compliquée à mettre en oeuvre car nécessitant plus de temps, serait de réafirmer les thématiques proposées en les consolidant à travers la perspective du « rapport physique »; « rapport intellectuel » etc. Le problème, c’est que pour l’heure la grande partie des tournages ne s’est pas faite avec ce cadre là (pour les raisons évoquées en tout premier).

UF; le 04.05.2008 UF

Point de la situation mi avril

Mercredi 9 avril, une séance a réuni à l’ECAL à Renens les principaux acteurs – résidents suisses – du projet qui ont pu exposer les avancées dans leur domaine respectif. La présence de Nastaran Fatemi et de Florian Poulin de la Haute Ecole d’Ingénieurs (HEIG à Yverdon) a amené chacun à expliciter son rôle et à questionner les problématiques de chaque domaine au sein de la globalité projet.

Voici les quelques points discutés et en chantier actuellement.

-Organisation des tournages :
Elle avance à grands pas, des images ont déjà été tournées entre le 19 et le 20 avril par NW, UF et TI, ainsi qu’une première prise de contacts les jours auparavant avec différents acteurs locaux, habitants, acteurs sociaux, enfants, adultes. Deux jours de tournage sont prévus le 28 et le 29 avril avec NW, UF, GW, SD, avec la présence de PA et DS pour le lundi 28.
-Approche du site et thématiques :
Chacun est en train de préciser son type d’approche audiovisuelle (au niveau thématique + formel) – cf page equipe.
UF et NW ont déjà commencé à dérusher pour préciser les tournages de fin avril. L’idée est de développer une grille d’approche “socio-urbanistique“ du territoire afin de préciser les liens possibles et de ne pas « oublier » une thématique et méthode.
Les thématiques seraient à préciser en fonction de cette grille ; elles évoqueraient à travers les nuages certaines problématiques concrètes de l’espace urbain.
Une des questions est : Faut-il chercher à garder un rapport objectif tout en cultivant des plongées subjectives dans le territoire ? La difficulté de cadrer ces tournages relève de la gymnastique cérébrale qu’il faut faire entre improvisations + intuitions sur le terrain et une analyse en temps réel qui permet de lier ce qui se passe devant la caméra à l’une des thématiques et / ou méthodes de tournage…
-Objectivation des imaginaires du territoire de Renens :
Une première rencontre aux habitants de Renens a été effectuée au travers de l’association AVIVO (association de vétérans, invalides, veuves et orphelins), et il est envisageable par cette structure de chercher à faire parler une “mémoire“ de Renens, notamment au travers de sa responsable Mme Eva Gloor. Il reste à définir plus précisément le “profil“ des autres “personnages“ que l’on désire interviewer, de même que les personnes que GW suivrait à leur domicile.
-Délimitation du territoire :
Pour la phase test, une zone réduite autour de l’ECAL doit encore être délimitée, environ 1000m/500m, zone dans la quelle on positionnera les données, ainsi que les nuages thématiques à petite échelle. Les tournages se dérouleront bien sûr sur un territoire plus large, mais le placement des médias se fera sur cette portion plus réduite de Renens.
-Tests du CMS :
Lionel Tardy termine le modèle de CMS (gestionnaire de contenu de la base de données) et le transmet à NF et FP (HEI) pour le développement de l’analyse du flux GPS qui devra piloter la base de données. Un RDV est fixé avec les personnes de la HEIG le 6 mai à 10h15 à Yverdon afin de préciser comment construire et faire fonctionner l’analyse du parcours (cf fiche data circulation).
Il restera à préciser les termes de l’indexation des données, élément crucial, puisque de ces métadonnées dépendra entre autre le résultat narratif.
-Module embarqué :
Le modèle ayant été choisit, il reste à préciser quelles informations et de quelle manière elles doivent apparaître sur l’écran. NG a fini de programmer le module afin de pouvoir afficher la position du visiteur sur la carte; il attaque actuellement l’enregistrement du flux GPS ainsi que la création des caractéristiques du parcours à travers un accéléromètre. En somme, avec ce module imbriqué il sera possible d’enregistrer les mouvements du visiteur (changement d’orientation, variation de vitesse, type de déplacement etc) et ainsi de créer un « profil » du parcours qui permettra de piloter les bases de données.
-Tests avec le GPS, et carte vectorielle :
Lors des tournages les 28 et 29 avril, DS testera quelques modèles de GPS (Holux dans le module embarqué; un boitier qui permet de tagguer automatiquement les photos avec les coordonnées GPS; un module Wintec ainsi que ses propres GPS).
-Catalogage et indexation :
Un gros travail à venir la semaine suivant les tournages. Nous disposerons en effet d’une première base d’images et de sons à partir desquels nous testerons le CMS mis en place par LT.
-Graphisme :
Vincent Jaquier a présenté, lors de la réunion à l’ECAL, l’avancement du graphisme et du site web. Pour la première phase du projet, l’état actuel convient et il n’y a pas besoin de pousser plus loin le travail sur le logotype, typo, etc…Par contre il s’agit d’établir un concept graphique idéal (en dehors des contraintes techniques) pour le module embarqué.
-Calendrier :
Des premiers tournages et repérages ont été effectués les 19, 20, et 21 avril par TI, UF et NW. La deuxième étape de tournage se déroulera les 28 et 29 avril avec GW, SD, UF et NW. Les approches de chacuns-es peuvent être consultées dans la rubrique : équipe de réalisation.
Durant le mois de mai, UF, NW continueront à tourner.
Le planning suivant a été défini lors de la réunion à l‘ECAL : LT livre le CMS fin avril à la HEI, celle-ci livre l’interface à NG fin mai, et NG termine la traduction et l’inscription du software pour mi juin. Les tests avec toutes les composantes du projet pourront alors avoir lieu.
22.04.08 / NW

Quelques liens pour rebondir

Avant de redonner quelques nouvelles après la prochaine réunion qui va rassembler presque toute l’équipe, ce mercredi 9 avril à l’ECAL, voici quelques liens d’articles intéressants (en vrac):

http://www.internetactu.net/2008/03/25/la-rue-comme-plateforme/

Un blog City of Sound avec un article récent qui sert de base à la publication ci dessus.

Un autre blog, je pense connu de la plupart d’entre vous: http://www.experientia.com/blog/

Lors du festival vision du réel à Nyon, le 20 avril, je rencontre Adnan Hadzi, qui travaille actuellement sur un projet de recherche à Londres – le sujet est très proche, une partie de la méthode également. Voici en vrac quelques liens qu’il m’a transmis:

BITNIC un collectif artistique en suisse

Hivenetworks projet open source

download-finished montage online P2P

Deptfordtv un projet audio visuel à Deptford

Et en lisant le blog de Nicolas Nova, voici une version online (malheureusement trop flash – donc limitée) du livre « Paris ville invisible » de Bruno Latour et Emilie Hermant (1998) – un projet sur les réseaux cachés sous Paris. A voir ?!?

UF

Situation début mars

Il n’y a pas eu de publication sur le blog depuis un moment – ce n’est pas qu’il ne s’est rien passé, juste les mises en route des quelques chantiers suivants:

– Organisation des tournages. Une page spéciale liste les personnes qui vont réaliser les médias (son, image) servant comme matériel de test pour cette première phase. Il s’agit de déterminer d’ici fin mars qui fait quoi comment
Une autre page donne quelques pistes de réflexion quant aux choses à faire (contenu / forme). Ulrich Fischer va faire des mini tournages les 18/19 mars, les 1/2 avril; le matériel tourné pourra directement servir comme tests pour une première indexation.
Ensuite, il est prévu de faire un tournage plus conséquent avec Gwenola Wagon, Stéphane Degoutin, Nicolas Wagnières, Thomas Isler (et d’autres ?) durant la période du 18 au 30 avril. Ce tournage nécessitera une organisation préalable qui se fera à travers un questionnaire / formulaire qui reste à établir (permettant de se fixer des objectifs, d’assurer une complémentarité, de connaître les besoins logistiques, matériels etc).

– Objectivation des imaginaires du territoire de Renens. Une base conceptuelle pour prendre la « température » de l’espace choisi; une stratégie pour recontrer / impliquer des personnes liées à cet espace.
Dans un premier temps (4 dates à la mi mai), il s’agit de préparer un ou deux rencontres entre des acteurs / habitants de Renens (entre 5 et 7 personnes les plus différentes possibles) et l’équipe de recherche afin de pouvoir recueillir quelques histoires / témoignages. Sur base de ces discussions, nous allons pouvoir extrapoler des spécificités faisant « l’esprit » des lieux et la singularité de Renens. Les détails se régleront par mail avec les personnes concernées.
Dans un deuxième temps, il s’agit de « plonger » (dérives) dans le territoire individuellement ou collectivement, avec les mêmes personnes ou d’autres (4 dates en juin à convenir). Ces rencontres pourront aussi nous aider à « caster » des personnes que l’on pourra filmer par la suite (typiquement lors de la deuxième phase du projet).

– Mise en route de la base de données et du CMS. Lionel Tardy a construit une base de données (MySQL) à partir d’un export liste de lot de Final Cut; l’idée est de dérusher dans le logiciel de montage, puis d’exporter les informations entrées (en XML ou via une liste de lot) pour récupérer les médias ainsi que les métadonnées associées dans le CMS.
Le gros du travail va se faire dans l’interface du CMS, où il s’agira de placer les médias sur la carte (une adresse géographique unique), puis de laisser le système visualiser la manière dont les médias se « répendent » sur le territoire: l’apparition des nuages thématiques (ou zones) se fera à partir des métadonnées associées aux médias.
Un autre système à imaginer / construire sera de pouvoir simuler les liens / combinaisons entre les médias afin de voir comment ils fonctionnent ensemble (et donc de faire des petits prémontages de ce qui peut être marché…).

– Test du module embarqué. Nicolas Goy a fait des recherches concernant les diverses pistes possibles, et on s’est déterminé sur l’achat d’un module tout fait (7“ embedded fanless panel PC) – afin de pouvoir rapidement passer à la programmation et aux tests grandeur nature.
ICI, un document qui décrit la logique de programmation sur le module embarqué (état mi mars).

– Carte vectorielle personnalisée du périmètre. Daniel Sciboz a retravaillé la carte que nous avons reçu gracieusement de la part du service vaudois d’information du territoire (à n’utiliser que dans le cadre de ce projet!).

– Organisation planning et cahier de charges entre les collaborateurs du projet. L’idéal est de pouvoir mettre en place un planning avec visualisation des tâches, histoire d’avoir une vue d’ensemble avec une idée des délais… Il est prévu de faire une réunion avec tous les collaborateurs le 1er ou le 2 avril.

– Résumé. Je cherche toujours la meilleure manière de résumer le projet – en attendant de pondre un texte poétique et entraînant, voici tout le contraire: un schéma des workflows, pour compliquer le tout en anglais…

– Graphisme. Vincent Jacquier a continué de travailler sur le graphisme (cf post précédente; cf le logo ci dessus).

UF

CHARTE GRAPHIQUE: 1ers essais

Vincent Jacquier a envoyé quelques images de ses tests graphiques:

En premier, la recherche typographique. Nous nous sommes arrêtés pour le moment sur le titre du projet avec l’idée du trait (le chemin, la continuité du film) et d’une typo simple, avec en même temps des angles et des arrondis (garder le mélange géométrie <-> organique)… qu’en pensez-vous ?

Typographie

Puis, la recherche d’un logotype: garder l’amorce d’un mouvement dans ce logotype et d’une « évolution » (le dégradé de couleur). Sentir le « montage » dans le titre… personnellement, je ne suis pas convaincu par le E en biais, le t final qui se ralonge est dans l’idée mais pas encore complètement juste. Le g peut être perçu comme la tête de lecture (le promeneur dans l’espace urbain)…

Logo

Autres pistes: personnellemen, tout ce qui fait trop informatique ou « classe » – « précieux », c’est pas trop mon truc. Une chose à travailler est la légèreté: avec le trait qui souligne (mais qui me plaît conceptuellement), il y a le risque d’une surcharge et de quelque chose de mastoc…

Titre

Et quelques propositions de cartes augmentées par nos nuages…. il y a également la réflexion du chemin qui laisse voir son caractère (trait fin pour rande vitesse, trait plus appuyé pour les ralentissements voir les arrêts) – le changement de couleur doit également se comprendre, pour le moment, c’est une direction…
Cartes

nuage_couleur

Ce qui reste à voir:

– la différenciation entre la carte sur le module embarqué et le site

– la manière d’afficher le film (montage spatial) avec les fenêtres dans le cadre

– le site internet du projet public

– le site internet actuel (informations sur le projet, mais pas encore les films, cartes etc)