Heritage Experience: lancement aux journées du patrimoine

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HERITAGE EXPERIENCE – UNE ADAPTATION DE WALKING THE EDIT A PARIS

DISPOSITIF MOBILE EXPÉRIENTIEL DE MÉDIATION DU PATRIMOINE
PRESENTATION PUBLIQUE DANS LE CADRE DES JOURNÉES DU PATRIMOINE 2010

18-19 Septembre 2010 / 14h – 18h
Cité internationale universitaire de Paris (CIUP)

Heritage Experience, c’est quoi ?

Ce dispositif multimédia interactif et immersif offre aux visiteurs une lecture à la fois sensible et informative du territoire de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) en proposant au public de créer des films uniques et surprenants grâce à une application iPhone novatrice.

Le dispositif de Heritage Experience permet de combiner des images actuelles et des images d’archives, révélant ainsi la mémoire audiovisuelle et l’imaginaire des lieux. Tout en se promenant, le visiteur entend la bande son du film qu’il est en train de composer; le film sera visible une fois la ballade terminée directement sur son iPhone ou sur le site internet du projet.
Comme l’application est encore en cours de validation chez Apple, des iPhones seront prêtés au public dans le cadre de cette première présentation publique du projet.
Une médiation patrimoniale d’un genre nouveau s’organise sur le territoire de la Cité internationale: l’usage du territoire laisse une trace partageable et révélatrice !
La suite…

Présentation de WE dans le cadre du festival WEBTV

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Je vais présenter le dispositif WE au festival WEB TV à La Rochelle le jeudi 28 mai.

Une présentation spécifique va être faite avec les points forts suivants:

  • les possibilités liées à la géolocalisation de données audio-visuelles;
  • la composition interactive et intuitive d’un film personnel et unique via une déambulation enregistrée;
  • la présentation du moteur de montage basé sur l’analyse d’un parcours et de règles de montage
  • l’utilisation à des fins artistiques des métadonnées (les données sur les données)
  • les possibilités liées aux développements techniques des outils de production d’images (caméras) et des plateformes de diffusion (l’espace numérique lié à l’espace physique)
  • en somme, comment permettre à un spectateur d’entrer en relation interactive et ludique avec une base de données audio-visuelle, sans passer par la souris et l’ordinateur mais en se trouvant dans un espace réel…

Voici deux images de cette conférence

Invitation à une conférence « Les nouveaux espaces numériques »

J’ai été invité à présenter le projet dans le cadre de cette conférence à Sierre, le 29 janvier 2009.

Voici les intervenants:

Adam Greenfield, Directeur des interfaces et de l’interaction de Nokia, auteur du livre référence sur l’informatique ambiante « Everyware ».

Bruno Marzloff, est un sociologue spécialisé sur les questions de mobilité. Il est directeur du Groupe Chronos, cabinet d’études sociologiques et de prospective qui observe et analyse les enjeux des mobilités. À ce jour, seize sociétés comme Orange, SFR, Vinci, Renault ou la SNCF sont membres du Groupe Chronos.

Fabien Girardin est un chercheur Suisse qui a mené au MIT un projet de visualisation des déplacements touristiques dans les villes de New York, Barcelone et Florence.

Ulrich Fischer est le responsable du projet WALKING THE EDIT

Présentations

Pour le moment, vu que le dispositif technique est encore en chantier, les seules présentations qui peuvent se faire pour les 6 mois à venir sont théoriques (conférence, séminaire, workshop etc).

J’ai été invité à la mi septembre dans le cadre d’un séminaire autour de la thématique « photographie et altérité » à Barcelone. Il s’agissait d’une présentation du projet, en mettant en avant les questions spécifiques liées à la relation images-auteur et images-marcheur-regardeur.

La prochaine présentation se fera début novembre à l’ECAL pour les Master Cinéma venant de l’université de Lausanne et de Zürich – l’idée est de leur présenter « l’alliage » cinéma-nouveaux médias à l’échelle d’un quartier, d’ouvrir l’horizon des possibles sur la relation au monde des images… Nous allons en profiter de « marcher » quelques films ensemble, donc d’expérimenter le dispositif et de rendre donc quelque peu concret les questions théorique et conceptuelles développées par le projet.

D’autres présentations théoriques sont encore « dans l’air » (des premiers contacts ont eu lieu, mais j’attends des dates et propositions concrètes).

Dans le cadre de l’adaptation du projet à Paris (prévue pour le printemps 2010 à la Cité Universitaire), l’association Dédale va organiser un workshop où le projet WE sera mis en réseau avec d’autres projets du même type ou tournant sur les mêmes questions. Plus d’informations tout prochainement, notamment sur les résultats des recherches de financement qui sont lancées au niveau français (CNC – DICREAM etc).

Une possible présentation à Rotterdam au V2 est également à nouveau à l’ordre du jour, avec la possibilité de développer certains aspects techniques dans le cadre de leur laboratoire de recherche. Lié au changement de direction là-bas, il y a eu un moment de flottement concernant leur envie de présenter le projet – mais une récente discussion avec le nouveau directeur a permis de relancer la dynamique.

Une proposition d’adaptation du projet WE dans le cadre du festival Belluard à Fribourg a également été soumis suite à leur appel à projets; la réponse tombera à la mi-décembre. L’adaptation spécifique a permis de tester la capacité de réduction du projet pour une adaptation particulière – l’exercice était intéressant et a ouvert une nouvelle manière de considérer la question de nos thématiques (qui nous ont bien occupés lors de la recherche…).

D’ici la fin de l’année 2009, ces diverses pistes de présentation pour 2010 seront plus précises (dates, financement, type d’adaptation etc).

Bilan Réseau Compétence Design: ECAL le 7 juillet

Résumé de la présentation du projet au comité du RCD (réseau compétence design), le 7 juillet 2009 à l’ECAL.

Étaient présents à la réunion de Bilan : Lysianne Léchot-Hirt / Agnès Gelbert-Miermon / Luc Bergeron/ Jean-François Blanc / Thomas Isler / Lionel Baier / Ulrich Fischer / Nicolas Wagnières / Jeanne Macheret / Pascal Amphoux / Daniel Sciboz / Nicolas Goy / Lionel Tardy / Vincent Jacquier / Nastaran Fatemi.

Le matin déjà, Jean-François Blanc, Luc Bergeron et Thomas Isler ont testé le système en allant “marcher“ quelques films autour de l’ECAL. Dés 14.00 Lysiane Léchot et Agnès Gelbert ont marché les leur, et la réunion a donc pu commencer à 14.30.
Une rapide présentation des personnes présentes a précédé le visionnement de quelques films ainsi que de ceux du jour. Nous avons pu discuter des films tout en les visionnant, et une première réaction, malgré l’amélioration du système ces derniers jours, concerne le manque de continuité du son diffusé durant la marche. Nous avons également constaté les problèmes liés à l’éloignement de certains médias choisis par le moteur (par rapport à la position du marcheur) et enfin la récurrence excessive de certains médias choisis. Je rappelle que la présentation s’est ensuite déroulée sur la base du dossier de rendu et de son annexe.
Je ne vais donc pas parcourir l’entier du dossier, mais m’arrêter sur les moments qui ont retenu des débats. Ulrich a commencé par le schéma animé servant à expliciter la complexité du projet à un large public, schéma à propos duquel Lysiane ajoute que la claire distinction de la marche et du montage, de l’urbain et du digital, n’est pas nécessaire. Il a été ensuite rappelé la visée artistique et documentaire recherchée des films en fin de chaîne, que le film doit faire sens en tant que film mais également par rapport au parcours. On n’est pas dans une salle obscure mais le film traîne avec lui le territoire et la marche. Malgré cela, nous avons aussi rappelé notre incapacité à tirer des conclusions sur les hypothèses de base, au vu de l’état actuel du moteur, l’analyse des pistes de recherche n’est donc pas terminée. Par rapport au questionnaire donné en annexe, Lysiane fait remarquer que d’une part le questionnaire est un peu léger, (à qui s’adresse-t-il, à qui s’adresse le projet…?) et que d’autre part elle trouve étrange comme approche que de générer un objet à partir duquel on se demande à quoi il peut servir.
Au niveau de l’application et de la valorisation, Lysiane insiste sur la confusion possible entre la nature des supports, et les supports eux-mêmes ou canaux.
Sur les tournages, Nicolas exprime le fait que la typologie du territoire, dans un premier rapport, peut guider la forme des tournages. Là-dessus, Lysiane rebondit en affirmant qu’il faut justement aller contre cela, faire le forcing et pousser à la complexité en rendant “passionnant“ les lieux “ennuyants“.
A suivi un bref survol de l’indexation par le biais du CMS (sur le net en projection). Il a été constaté que pour l’instant l’indexation dite objective ne servait pas à grand chose. Sur les critères subjectifs, le rapport au rayon d’influence ne fonctionne pas, car les médias longs “écrasent“ les autres. Il est aussi question du manque de critères pouvant servir à qualifier plus précisément le son et notamment des types de paroles, ainsi que sur la question d’un éventuel “prémontage“, ce qui nous ramène à des hypothèses de base non résolues. Sur le montage, il est dit que la vitesse de la marche (ça ne fonctionne pas pour l’instant) n’a pas d’incidence sur la forme même du film mais sur la durée des médias. Luc Bergeron demande si le moteur a une part d’aléatoire dans son mécanisme, et Ulrich rappelle que le montage, contrairement à un montage classique, connaît “la fin“ par le fait de l’analyse différée au terme du parcours.

Là dessus, Lysiane questionne la place du marcheur comme auteur, et comment le sortir d’un rapport premier où il ne ferait que de subir le dispositif…? Quelle logique amène le moteur à comprendre ce que le marcheur fait!
Suite à une courte pause, la présentation reprend avec les distinctions de structure de montage et de structure de parcours, en précisant que l’analyse des parcours se définit en fonction d’évènements signifiants. Sur ces évènements, il est rappelé qu’il n’y là rien de nouveau, et que les questions de bifurcation/recoupement/boucle sont des figures utilisées dans d’autres disciplines, et que c’est bien grâce à elles que l’on peut faire cohabiter et dialoguer l’aspect technique et l’aspect artistique du projet. Il faut produire de l’effet sur le sensible afin de faire émerger le sens.
Lysiane estime que le résonnement par le résultat et pas par le processus est contradictoire avec la notion de recherche, “ça ne me plaît pas donc je change”. Elle aurait favorisé une logique de départ, des médias caractérisés par une indexation pour définir des règles du jeu, qui après permettent de jouer. Si le cinéma peut se faire avec une base de données, la différence ontologique tient aux règles qu’on se donne au départ, pas une appréciation critique sur ce qui est terminé.

Il faut que l’évènement soit signifié par le feedback. Lysiane rappelle l’importance de l’interaction entre le marcheur et le Module, ne pas être esclave!
Sur la programmation, Nicolas Goy est d’avis que beaucoup de temps a été investit dans le traitement des médias et le CMS, et que maintenant que l’on connaît la base, il faudrait passer à l’élaboration d’une architecture nouvelle et robuste. Nastaran ajoute que du point de vue de l’ingénieur, il faut mettre de côté les impératifs artistiques, et pouvoir travailler les règles de manière précise.
En guise de première conclusions Lysiane interroge les retombées en terme d’enseignement: “Qu’avez-vous appris en faisant ce projet?“ Elle propose également la rédaction d’un document beaucoup plus succinct que le dossier et ses annexes, une sorte d’hypothèse sur l’état intermédiaire en fin de phase II, qui ne fasse que revenir sur le projet en précisant l’état de ses enjeux actuels. Il manque également une appréciation des utilisateurs. Enfin elle estime que beaucoup de questions étaient déjà posées l’année passée (en fin de phase I), et que malheureusement trop peu de réponses en terme artistiques ont été données, et qu’il reste encore trop de questions générales. Il faudrait revenir à des questions de départ.
Luc Bergeron estime qu’il serait vraiment dommage de ne pas pouvoir continuer et réellement valoriser l’affaire, techniquement et artistiquement. Comment et dans quel cadre trouver un financement pour cette suite, telle est la question de l’été, qui on l’espère trouvera une réponse concrète.

Nicolas Wagnières

WE à Version Bêta: compte rendu

Samedi 13 décembre il y a eu la journée expérimentale dans le cadre de la manifestation « Version Bêta » au CIC à Genève – WE étions aussi de la partie avec une présentation de l’état actuel de la recherche. Ce document de présentation a été distribué.
Quelques feedbacks / conclusions provisoires:

– il est difficile de présenter un projet au milieu de son développement – ne pas pouvoir montrer de résultats rend les explications du processus et des enjeux plus compliqué (surtout pour notre projet très touffu);
– c’est pourquoi il serait souhaitable / profitable d’avoir une esquisse (montage vidéo simulation; texte ou animation de présentation; autre forme de présentation du type de résultats visés) qui permettrait lors d’une explication du projet de commencer par la fin. Il était déjà question en fin de phase 1 de faire ce type d’objet, mais le temps a manqué;
– de manière générale, il semble que les principales idées et enjeux du projet ont pu être présentées dans le temps assez serré de 40 minutes, il y a par contre toujours la question de l’équilibre entre les grandes lignes et les détails: le fait d’entrer dans les détails n’est que possible si on y va à fond, ce qui n’était bien sûr pas possible dans ce contexte. Il sera donc préférable pour une prochaine fois d’en rester sur les grandes lignes qu’il faudra synthétiser, tout en envoyant quelques belles formules / images pour donner une idée du potentiel qui se trouve dans les détails…
– en généralisant à partir de quelques discussions où les personnes avaient des doutes sur certains partis pris, j’en suis arrivé à la conclusion que les personnes venant du cinéma avaient de la peine à concevoir le « lâcher prise » de l’auteur (typique de projets dits « ouverts » ou interactifs) alors que les personnes venant plutôt des nouveaux médias ont des difficultés à envisager la nécessité de maîtrise de la complexité (qui vient assez directement de la volonté de maîtriser les étapes de production que l’on connaît au cinéma)… La réalité est bien sûr plus compliquée que cela, mais cette image du projet se trouvant sur aucun des deux territoires tout en revendiquant vouloir utiliser les fondements de chaque partie me semble assez représentative (à l’heure qu’il est, peut-être que dans un an les choses auront bougé).

La journée était assez dense en propositions diverses, j’ai bien aimé la présentation très dynamique et bien menée de Mouna Andraos; le lien que je fais avec le projet WE se situe pour moi au niveau du concept de réapropriation (en l’occurence pour elle d’objets technologiques grand public) – enfin un projet qui se pose la question de permettre (voir de provoquer) un liant – lien actif et ludique entre un individu et son contexte (en l’occurence technologique).

UF