Projet Eynard

De manière complémentaire au projet Patrimoines en Partage, j’ai été mandaté fin 2015 pour aider à mettre en place une plateforme web pour publier et valoriser les daguerréotypes de J.G. Eynard.
Voici en quelques points la prestation que j’ai fourni au mandant, la Bibliothèque de Genève:

  • Proposer un concept d’éditorialisation qui permette de créer des liens et connexions entre des contenus (d’une image à une autre, mais également entre une partie d’image et une autre)
  • Proposer un workflow qui tire parti de l’outil existant (Museum+), en donnant aux spécialistes du CIG la possibilité de rajouter une dimension éditoriale sur la base de données existante, et en leur facilitant la publication puis le suivi des usages online.
  • Proposer un concept de site web (fonctionnalités, expérience utilisateur)
  • Rédiger un dossier et un cahier de charges pour convaincre toutes les parties prenantes au projet (des financeurs aux informaticiens en passant par les responsables des départements) de pouvoir lancer la mise en production du projet.

Le projet numérique Eynard en quelques mots.

Avec l’objectif de valoriser l’expertise du CIG à partir du corpus photographique de J.G. Eynard, le projet numérique Eynard propose d’offrir au public cible un outil interactif et évolutif sous forme d’un site web aux usages personnalisés et innovants.

Ce site web doit permettre l’étude des daguerréotypes à travers la mise en relation d’images avec leur contexte d’origine (l’histoire derrière l’image), d’une partie de l’image avec d’autres parties d’images (pour comparer des lieux ou chercher des personnes) et de pouvoir découvrir les multiples liens qui relient des images entre elles (à travers une personne, un objet, un évènement etc).

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Un « mockup » très rudimentaire de ce que pourrait être l’interface du site web

D’une manière plus spécifique, cet outil doit permettre d’attribuer un daguerréotype se trouvant chez un particulier – à l’aide d’indices et de caractéristiques définies par les experts du CIG – à la collection Eynard existante. Ainsi, un amateur de daguerréotypes, qui possède peut-être sans le savoir une image de Eynard, peut vérifier à travers l’outil en ligne si cette image fait partie, ou non, des photographies de Eynard qui sont en circulation.

De manière complémentaire au catalogue interactif en ligne, il s’agit également de concevoir une publication numérique pour ordinateurs et tablettes. Cette publication, réalisée à l’aide d’outils existants comme InDesign, pourra mettre en perspective le travail de pionnier de J.G. Eynard d’une manière plus classique.

Cette publication numérique est constituée de deux parties. La première est figée, statique: c’est la publication constituée par les spécialistes et elle a la valeur d’une publication imprimée. La deuxième partie est optionnelle et personnelle: c’est l’utilisateur qui peut ajouter les contenus et histoires qui lui plaisent, à partir de sa propre navigation sur le site web. Ainsi, l’utilisateur peut garder une « playlist » de contenus avec les histoires qui y sont liées, dans une mise en forme imprimable et partageable.

Le public cible de ce projet est professionnel (historiens de la photographie, collectionneurs et marchands, collaborateurs des institutions patrimoniales, historiens, …).

La forme et les fonctionnalités de l’outil ne doivent cependant pas exclure un public plus large (usagers du CIG, personnes intéressées par l’histoire de Genève ou la vie culturelle, amateurs d’art intéressé par la photographie, …).

Le public doit pouvoir s’approprier de manière personnalisée et à son échelle de connaissances les contenus et les problématiques du projet Eynard.

Besoins

Le besoin principal du projet est de développer l’expertise du CIG et d’offrir au public de nouveaux accès aux collections des Institutions, à travers une nouvelle manière de découvrir, d’explorer et de comprendre les contenus d’une base de données.

L’enjeu est de permettre à l’utilisateur de trouver rapidement ce qu’il cherche (s’il le sait), de collectionner des photographies et histoires intéressantes à travers une exploration sur un mode découverte (s’il ne sait pas ce qu’il cherche), pour au final pouvoir sauver une « playlist » de contenus intéressants. Cette playlist, tout comme les contenus individuels, peut être partagée sur les réseaux sociaux et ainsi amener de nouveaux visiteurs sur le site.  

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