Histoires de Bruxelles

La première phase de tournages à Bruxelles s’est terminée: nous allons avoir sans doute dans les 1000 fichiers que nous pourrons « planter » sur le territoire délimité. Pour les détails concernant cette adaptation, voir ce billet là (avec détails sur les artistes, la délimitation du territoire, le cadrage artistique).

Quelques exemples de plans tournés:


Par Stéfan Piat


Par Ulrich Fischer


Par Anton Henne


Par Boris Lehman

Quelques réflexions quant à cette phase de création de contenu.
– Entre les envies préalables (les concepts artistiques des uns et des autres) et la réalité du terrain qui influence grandement le concret du moment de tournage, il y a souvent des mondes. Autant la réalité apporte des surprises fortes et intéressantes, autant le geste initial qui se veut clair et cadré se dilue quelque peu… Ce qui nous manquait, outre le temps pour trouver le bon équilibre, était la possibilité de pouvoir tester les images tournées à travers le dispositif. Là, tout le monde a travaillé quelque peu en « aveugle », dans le sens qu’il nous est encore impossible de faire toute la chaîne jusqu’au moment de pouvoir « marcher son film » et donc de tester l’intérêt et le bon fonctionnement des vidéos créées. L’outil d’indexation Memoways est encore en gestation, il sera là d’ici une dizaine de jours si tout va bien – donc chaque participant a dû extrapoler et imaginer comment les vidéos tournées pourraient fonctionner via un usage spatial…
– Nous sommes allés à la rencontre du territoire sans prendre des RV’s, en improvisant: il y a eu énormément de refus (liés à la réalité sociale du quartier), de difficultés de trouver une relation juste et équilibrée avec les habitants et passants. Mais les quelques rencontres qui ont pu être « captées » se sont avérées très belles et intéressantes; pour aller plus loin il faudrait là aussi avoir plus de temps pour continuer à discuter avec ces personnes là, pour par ricochet tomber sur d’autres personnes, et ainsi de suite…
– C’est l’été: il n’y a pas grand monde dans les rues, pas énormément d’animation – et comme il faisait très chaud, là aussi les personnes sont restées au frais à la maison souvent.
– Comme il y a aussi beaucoup de chantiers (qui semblent interminables) et de trafic qui roule sur des routes pavées, le son que l’on peut avoir dans la grande majorité des cas est plutôt agressif et pas très intéressant. L’idéal aurait été de se « réfugier » dans des intérieurs (appartements, commerces), mais comme dit plus haut la grande majorité de nos demandes ont été refusées…

Nous nous retrouvons donc maintenant avec pas mal de matériel assez différent et hétérogène (c’est ce que nous voulions), que nous sommes en train de traiter (dérusher, optimiser, exporter, indexer). Nous avons l’aide de deux stagiaires pour ce faire: Pierre Brandini et Caroline Gudinchet (un remerciement en passant !).

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