Tourner des interviews avec un smartphone

Vous voulez réaliser des interviews vidéo avec un smartphone et vous souhaitez partir directement du bon pied, sans risquer un mauvais son ou une qualité vidéo inexploitable.

Dans le cadre du workshop que je propose pour la création de vidéos à l’aide du smartphone, je partage à travers ce billet quelques conseils spécifiques pour la production d’interviews à l’aide de votre smartphone.

Même les stations de télévision se mettent aux tournages avec smartphone…

Check-list technique et artistique.

Voici les éléments techniques et organisationnels à assurer en amont du tournage (les détails suivent plus bas):

  • batterie: est-ce que votre appareil est chargé à bloc ?
  • stockage: avez-vous assez de place pour l’enregistrement de longues vidéos ?
  • applications: avez-vous les bonnes applications pour créer les vidéos et maîtriser les paramètres de prise de vue ?
  • micro: un micro externe améliore grandement la qualité de votre son… C’est un accessoire indispensable.
  • trépied, stabilisation: une interview qui bouge dans tous les sens est difficile à regarder sur la durée…
  • accessoires: lumières, optiques additionnelles…

Avant de partir sur le terrain, assurez vous que vous avez bien réfléchi sur les aspects artistiques et conceptuels suivants:

  • objectifs: que voulez-vous atteindre avec vos vidéos ? Cette question principale structure et conditionne tout le reste !
  • contenus: rédigez une liste de vos questions; définissez le cadre esthétique et formel (style, cadrage etc)
  • workflow: le tournage n’est qu’une partie du travail; en adoptant les bons réflexes dès le départ on évite des problèmes par la suite

Ce n’est pas grave si vous n’avez pas des réponses précises sur toutes ces questions: l’essentiel c’est de démarrer quelque part, puis de corriger et améliorer par la suite.

La suite…

Interview vidéo sur l’avenir du montage vidéo

Mon domaine de travail principal est la vidéo sur le web – et pourtant, sur mon site et également sur le site de Memoways, il y a plus de textes ou d’images que de vidéos… Heureusement que de temps en temps il y a des opportunités de parler devant une caméra des projets et produits que nous développons.

Cette vidéo, et d’autres déjà réalisées ces dernières années, vont pouvoir être valorisées au courant de cette année via notre plateforme vidéo Comet: la vidéo va donc prendre prochainement plus d’importance, de manière très concrète…

Interview réalisée fin décembre 2016 par Gregdesign – merci à lui pour son travail et ses questions !

Dans cette relativement longue vidéo, il est question de mon parcours, des projets sur lesquels je travaille actuellement, des produits que nous développons avec Memoways et vers la fin, des réflexions sur l’avenir du montage vidéo sur Internet…

 

Par GregDesign.

Je vous présente dans cette interview de la société Memoways menée à Genève en Suisse, un sujet sur l’avenir du montage vidéo sur internet et du storytelling numérique. Vous allez découvrir ce sujet qui concerne tous les producteurs de médias numériques à destination du Web.
Ulrich Fischer nous fait découvrir son système dans le cloud qui permet de gérer des segments vidéos comme des flux de données qui peuvent être mises bout à bout, afin de former un ensemble narratif personnalisé, puis partagées de manière non-destructive sur Internet.

Le futur du montage vidéo est sur Internet

De plus en plus de solutions de montage vidéo nous sont proposées de manière dématérialisée dans le cloud. Vous n’êtes peut-être pas tous initiés au montage vidéo classique bien que cette discipline tende quelque peu à se populariser avec l’offre de logiciels comme (Imovie de Apple par exemple, les youtubeurs en raffolent !)

La suite…

Quel outil prendre pour le tournage de vidéos ?

Il y a encore moins de 10 ans, la question aurait semblé absurde: pour tourner des vidéos, il faut utiliser une caméra vidéo.

videocameraA regarder cette boucle quelque peu ironique et en la comparant avec les pratiques actuelles, on est plus si sûr de devoir forcément dégainer une de ces caméras pour « mettre en boite » une vidéo que l’on veut proposer au public.

Ce qui est aujourd’hui une évidence pour le grand public – le smartphone a largement remplacé la caméra dédiée (voir les statistiques en fin de billet) – ne l’est pas encore vraiment pour le professionnel du cinéma.

Pour des raisons évidentes: le professionnel a besoin de définir précisément l’esthétique de l’image et de maîtriser les paramètres techniques (durée et « stabilité » de l’enregistrement etc), le tout dans un emballage maniable et costaud.

Mais aussi pour des raisons moins évidentes: par réflexe et héritage culturel (on a toujours fait comme ça), pour que ça « fasse sérieux » et pro ou simplement parce que le workflow de création de films est construit sur la séparation des tâches, opérées par des spécialistes qui viennent avec leurs outils dédiés.

On fait des films pour les pixels ou pour des spectateurs ?

Ce billet se propose de revoir (de manière moins provocante que ce titre de chapitre) les arguments qui guident notre choix pour définir l’outil de prise de vue, en  se concentrant sur un comparatif entre la caméra vidéo classique et le smartphone. Ce comparatif est plus ciblé sur les usages et les besoins que sur les spécifications techniques brutes.

Pour le dire tout de suite: je suis largement influencé par les questions liées au workflow global (de la caméra au spectateur) et par les enjeux du partage public.
Le piqué de l’image ou la profondeur de champ réduite ? C’est joli et ça fait cinéma, mais ces caractéristiques esthétiques ne sont qu’une partie de l’équation à résoudre.

Pour moi, la « mission » d’une proposition artistique est de mettre en mouvement les émotions et l’intellect de la personne à qui l’on destine son geste créatif. Encore faut-il pouvoir trouver son public et amener son travail dans le contexte de ses spectateurs / utilisateurs…
Vu sous cet angle, peut-être que l’on va pouvoir moins se focaliser sur les pixels et mettre plus d’accent sur la création de liens entre sa proposition et les besoins ou attentes du public.

Sachant que le public bouge et n’a plus les mêmes attentes et habitudes qu’il y a encore 10 ans…

media_les-plus-importants

La suite…

Pages documentation pour optimiser vos workflows

Comment optimiser le workflow entre la caméra et les diverses formes de valorisation de ses contenus ? Comment créer des vidéos depuis son smartphone et les publier directement sur une plateforme de partage ? Comment travailler de manière collaborative et pérenne ?

Comment ne pas se noyer dans toutes ces questions techniques et organiser une bonne circulation (de nos contenus, de nos efforts, de ce qui nous importe de poser dans le monde) ?

rushes

Organisation du workflow fluide

Voici un certain nombre de question que les pages « documentation et bases de connaissance » vont aborder.

Les liens directs:

Dérushage et segmentation vidéo

Applications smartphone pour créer des vidéos

Publication YouTube depuis son smartphone

Nomenclature des fichiers (workflow ordinateur)

 

 

La présentation « Connectez-vous » en ligne

Suite à la conférence donnée hier soir à Fonction-Cinéma, avec comme question principale « comment le cinéma peut-il tirer profit des nouveaux usages du Net ? », je partage maintenant les slides de la conférence.

Il est question de:

  • considérer des approches complémentaires, au service du contenu et des questions posées dans un projet;
  • améliorer les workflows créatifs, logistiques et stratégiques;
  • s’approprier les nouveaux outils de création (applis mobiles) pour mieux / plus connecter son projet avec les publics;
  • pouvoir choisir des méthodologies de production en adéquation avec son propos;
  • et aussi: des caméras qui jouent au crabe; mettre la tête dans le nuage; construire son paddle… et bien plus encore.

Il y a des liens clicables dans les slides (pour pouvoir découvrir les exemples); malheureusement les petites animations gif ne sont pas passées sur le web…

Kura, le nouvel outil vidéo de Memoways

Comment proposer une expérience personnalisée, vivante et évolutive avec de la vidéo sur le web ?

Il y a bien des projets de « players » vidéo tel que Comet ou d’autres solutions; cependant pour pouvoir préparer, publier puis développer un projet original de manière maîtrisée et collaborative, il faut un outil d’indexation et d’éditorialisation qui tire parti du changement de paradigme lié au devenir immatériel des contenus audiovisuels.

Nicolas Goy – mon associé dans Memoways – travaille depuis quelques mois sur Kura, notre application web qui permet d’éditorialiser des vidéos sur le web. Nous capitalisons sur notre expérience liée à Tansa (une application OSX par Fabrice Truillot) et à Michi (une application web par Nicolas Goy), que nous avons développé entre 2013 et 2015.

kura-load

Dans les grandes lignes, Kura permet de:

  • importer des vidéos par url (YouTube seulement pour le moment) ou alors en se connectant à son propre compte YouTube
  • gérer ses vidéos avec un système de labels
  • créer des listes ordonnées de vidéos, en utilisant des mots (concepts) comme « lien » entre des vidéos
  • ajouter des markers (mots clefs avec une durée temporelle) pour connecter des bouts spécifiques d’une vidéo avec d’autres vidéos
  • créer des « spaces » par projet / client / usage
  • inviter et gérer des collaborateurs

Avec cet outil, nous pouvons réaliser des projets Comet, pour des usages comme:

  • découvrir et apprendre avec des vidéos liées sémantiquement entre elles: enjeu pédagogique, partage de connaissance et de savoir
  • valoriser des contenus, comme des bonus liés à la vidéo principale: enjeu de storytelling
  • informer et engager le public avec une entreprise, un produit : enjeu marketing

Nous allons présenter cet automne plusieurs projets réalisés pour des clients, qui permettront de se faire une idée concrète sur le potentiel de ces nouveaux usages interactifs et appropriatifs.

Et: nous sommes en train de plancher sur une version améliorée de Comet (Comet V2) – plus de nouvelles à ce sujet prochainement…

La suite…

Une comète dans le ciel vidéo

Dans ce billet, j’aimerais positionner notre projet Comet en perspective à la consommation vidéo sur le web (avec une pointe de provocation) et développer des arguments en faveur d’un changement de paradigme (avec une tonalité plus intégrante).
D’un côté, il s’agit de mettre en question de manière constructive nos réflexes et héritages culturels, et de l’autre, de proposer des nouvelles manières de créer, de visionner, puis, potentiellement, de participer.
En somme, de passer d’un état de lecture (clic sur le bouton play) à un état de lecture / écriture (clics multiples, avec création d’une trace qui nous « appartient » et que l’on peut partager).

comet3

Problématiques

  • La vidéo est un objet mort. En effet, une fois uploadée, la vidéo reste statique et ne peut pas évoluer au gré des besoins, des interactions ou du contexte de l’utilisateur.
  • Le contexte initial de la vidéo est perdu. À moins de remplir une multitude de champs dans un formulaire, aucune information importante liée aux sources constitutives de la vidéo publiée n’est gardée et pourrait être exploitable. En effet, à la sortie du montage, plus aucune information sur les rushes et autres éléments narratifs et structurants qui constituent le montage. Une vidéo sans le contexte de ses origines, c’est comme un arbre sans racines: ça ne tient pas et ne peut survivre sans mise sous serre (merci YouTube, Netflix et consorts).
  • Les playlists sont figées ou aléatoires. Soit la playlist est éditorialisée en amont par un auteur et elle fait sens – mais elle reste figée. Soit la playlist est générée de manière aléatoire et elle ne fait pas sens – mais elle est vivante. Une playlist qui fait sens tout en étant vivante et personnalisable: voilà qui pourrait être désirable. Non ?
  • L’interaction utilisateur est très limitée. À moins de rajouter des boutons interactifs sur la vidéo et de créer ainsi une navigation de vidéo à vidéo par dessus la vidéo en cours, le spectateur reste passif. Comme au temps des CD/DVD-ROM ou du web des années 1990, ce type d’interactivité ajoute une dynamique active pour le spectateur. Mais cela repousse le problème plus loin: les liens entre les vidéos sont définis une fois pour toutes, et donc la navigation va toujours être la même: statique, non évolutive, figée. Tellement pas web 2.0…

La vidéo doit-elle forcément rester comme un objet figé qui vient d’un autre temps, alors que le web d’aujourd’hui est tellement inventif, vivant et personnalisable ?
Pourquoi la vidéo doit-elle rester exclue de la dynamique d’appropriation, de participation, de remix ou d’interactions sociales que l’on vit dans le web des années 201X ?

Arguments 

  • Rendre la vidéo vivante. Le concept que Memoways met en avant avec Comet est de d’interconnecter puis d’exposer les éléments constitutifs d’une vidéo: les plans. Chaque plan a sa propre cohérence et garde son contexte initial. La vidéo que l’on voit au final n’existe pas en tant que telle: elle est lue en temps réel et sans coupures à partir des plans, en fonction de la volonté de l’auteur, de la playlist et des envies ou du contexte de l’utilisateur. La vidéo est donc un flux de plans: comme avec les Tweets sur Twitter, on peut lire le flux dans l’ordre défini, mais on peut également aller chercher dans le flux juste les éléments qui nous intéressent. On a alors un flux de plans qui correspondent à nos envies, nos besoins.
  • Garder le contexte de la vidéo à la racine. Chaque vidéo qui est exposée à travers la plateforme vidéo de Memoways est un plan non monté, qui garde le maximum de son contexte initial: qui a fait la vidéo, où, quand, comment… Et l’on peut ajouter des informations sur ce que raconte la vidéo, de manière à lui donner la chance d’être trouvée et exploitée avec d’autres vidéos qui parlent de la même chose.
  • Les playlists sont maitrisées mais restent vivantes. L’auteur a la possibilité d’exposer une playlist qui correspond à un besoin: par exemple de présenter toutes les vidéos qui parlent d’une certaine thématique à travers des interviews de plusieurs personnes différentes. À partir de là, l’utilisateur peut aller filtrer le flux thématique exposé pour regarder puis partager que ce que raconte un seul intervenant qui lui plait bien.
  • L’interaction est hautement personnalisable. Comme les liens entre les vidéos se font au niveau du plan et que les combinaisons entre les plans ne sont pas basées sur des connexions définies « en dur » (de manière statique et unique), l’interaction que l’utilisateur peut avoir avec le flux de vidéos est hautement personnalisé.

comet-pedagogic-web

En somme, l’expérience Comet permet à chaque utilisateur de naviguer à travers un flux structuré de vidéos pour ensuite, s’il le souhaite, créer sa propre playlist en fonction de ses besoins, questions ou envies.

La playlist peut être composée de plans et donc générer une histoire personnalisée, unique.
Ou la playlist est composée de vidéos déjà montées et permet de partager une liste structurée d’histoires choisies.

Grâce à Comet, il devient enfin possible de confectionner des histoires personnelles, de manière non destructive (on ne détruit pas les histoires des autres ce faisant) et de partager une collection de contenus choisis.

Autrement dit: après l’avènement de ce que l’on appelle le « responsive design », où l’affichage des contenus s’adapte automatiquement à l’appareil de l’utilisateur, voici venir enfin le temps du « responsive storytelling », où l’histoire s’adapte de manière dynamique et personnalisée a ses propres envies, besoins ou contexte d’usage (mobile, stationnaire…).

Nous développons avec Memoways actuellement la version 2 de Comet – stay tuned 😉

Quelques schémas

Dans le cadre de projets que nous avons déposé ces derniers temps, nous avons, grâce à la précieuse collaboration de Anna Cavalleri, pu réaliser un certain nombre de schémas.

Une image vaut mille mots: l’enjeu pour pouvoir communiquer le projet de manière simple et directe, et d’être le plus économe en mots – ces schémas vont pouvoir nous y aider.

Voici le schéma de la plateforme logicielle Memoways (qui est à la base du dispositif artistique Walking the Edit):

Plateforme Memoways

 

Le workflow du projet: réalisation de contenus, indexation puis réception interactive.

workflow