Le projet Traverse, Patrimoines en Partage, est online !

Comme c’est le cas avec beaucoup de projets (et pas seulement dans le numérique), on travaille longtemps dans l’ombre avant de pouvoir allumer un éclairage sur un objet, une histoire ou une expérience que l’on veut partager avec le public.

Dans le cas du projet en question, il s’agit du site web de la plateforme numérique de valorisation patrimoniale Traverse.

Il s’agit de la première pierre d’une présence web pour ce projet, dont la mise en route espère atteindre les objectifs suivants:

  • Servir de plateforme de communication (nouvelles, réflexions, outils, méthodes etc), pour les partenaires parties prenantes du projet mais également pour toute personne intéressée par les enjeux de médiation du patrimoine par le numérique;
  • Servir d’outil d’expérimentation pour la mise en place de la plateforme (partie technique et la mécanique fonctionnelle) et des usages publics (expériences immersives, personnalisées, narratives, participatives…).

Nous allons principalement utiliser la partie blog du site pour communiquer et partager notre expérience.

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Interview vidéo sur l’avenir du montage vidéo

Mon domaine de travail principal est la vidéo sur le web – et pourtant, sur mon site et également sur le site de Memoways, il y a plus de textes ou d’images que de vidéos… Heureusement que de temps en temps il y a des opportunités de parler devant une caméra des projets et produits que nous développons.

Cette vidéo, et d’autres déjà réalisées ces dernières années, vont pouvoir être valorisées au courant de cette année via notre plateforme vidéo Comet: la vidéo va donc prendre prochainement plus d’importance, de manière très concrète…

Interview réalisée fin décembre 2016 par Gregdesign – merci à lui pour son travail et ses questions !

Dans cette relativement longue vidéo, il est question de mon parcours, des projets sur lesquels je travaille actuellement, des produits que nous développons avec Memoways et vers la fin, des réflexions sur l’avenir du montage vidéo sur Internet…

 

Par GregDesign.

Je vous présente dans cette interview de la société Memoways menée à Genève en Suisse, un sujet sur l’avenir du montage vidéo sur internet et du storytelling numérique. Vous allez découvrir ce sujet qui concerne tous les producteurs de médias numériques à destination du Web.
Ulrich Fischer nous fait découvrir son système dans le cloud qui permet de gérer des segments vidéos comme des flux de données qui peuvent être mises bout à bout, afin de former un ensemble narratif personnalisé, puis partagées de manière non-destructive sur Internet.

Le futur du montage vidéo est sur Internet

De plus en plus de solutions de montage vidéo nous sont proposées de manière dématérialisée dans le cloud. Vous n’êtes peut-être pas tous initiés au montage vidéo classique bien que cette discipline tende quelque peu à se populariser avec l’offre de logiciels comme (Imovie de Apple par exemple, les youtubeurs en raffolent !)

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Memoways au meilleur du web

Nous allons être présent à la cérémonie du Meilleur du Web, le 1er décembre entre 18h30 et 23h au Rolex Learning Center.

L’association MDW a pour but de soutenir la qualité dans le domaine des services internet en Suisse romande, en particulier par l’organisation du concours «Le Meilleur du Web».

Présidente et membre du comité d’organisation : Victoria Marchand, rédactrice en chef, cominmag.ch

Directeur du comité d’organisation: Thierry Weber. breew.com est une agence digitale spécialisée dans la création et la diffusion de contenus vidéo pour le web

Nous allons y présenter Kura et Comet, via quelques projets réalisés et démonstrateurs web.

Quel outil prendre pour le tournage de vidéos ?

Il y a encore moins de 10 ans, la question aurait semblé absurde: pour tourner des vidéos, il faut utiliser une caméra vidéo.

videocameraA regarder cette boucle quelque peu ironique et en la comparant avec les pratiques actuelles, on est plus si sûr de devoir forcément dégainer une de ces caméras pour « mettre en boite » une vidéo que l’on veut proposer au public.

Ce qui est aujourd’hui une évidence pour le grand public – le smartphone a largement remplacé la caméra dédiée (voir les statistiques en fin de billet) – ne l’est pas encore vraiment pour le professionnel du cinéma.

Pour des raisons évidentes: le professionnel a besoin de définir précisément l’esthétique de l’image et de maîtriser les paramètres techniques (durée et « stabilité » de l’enregistrement etc), le tout dans un emballage maniable et costaud.

Mais aussi pour des raisons moins évidentes: par réflexe et héritage culturel (on a toujours fait comme ça), pour que ça « fasse sérieux » et pro ou simplement parce que le workflow de création de films est construit sur la séparation des tâches, opérées par des spécialistes qui viennent avec leurs outils dédiés.

On fait des films pour les pixels ou pour des spectateurs ?

Ce billet se propose de revoir (de manière moins provocante que ce titre de chapitre) les arguments qui guident notre choix pour définir l’outil de prise de vue, en  se concentrant sur un comparatif entre la caméra vidéo classique et le smartphone. Ce comparatif est plus ciblé sur les usages et les besoins que sur les spécifications techniques brutes.

Pour le dire tout de suite: je suis largement influencé par les questions liées au workflow global (de la caméra au spectateur) et par les enjeux du partage public.
Le piqué de l’image ou la profondeur de champ réduite ? C’est joli et ça fait cinéma, mais ces caractéristiques esthétiques ne sont qu’une partie de l’équation à résoudre.

Pour moi, la « mission » d’une proposition artistique est de mettre en mouvement les émotions et l’intellect de la personne à qui l’on destine son geste créatif. Encore faut-il pouvoir trouver son public et amener son travail dans le contexte de ses spectateurs / utilisateurs…
Vu sous cet angle, peut-être que l’on va pouvoir moins se focaliser sur les pixels et mettre plus d’accent sur la création de liens entre sa proposition et les besoins ou attentes du public.

Sachant que le public bouge et n’a plus les mêmes attentes et habitudes qu’il y a encore 10 ans…

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Nouveau site web Memoways

Nous avons mis à jour le site web de Memoways pour anticiper puis accompagner au mieux la sortie de nos deux produits phare: Kura, l’application d’édition vidéo et Comet, la plateforme vidéo.

mw-website_nov2016-webLe site est volontairement « simple » et allégé. Nous allons ajouter dans les semaines qui viennent des exemples de projets réalisés ou en cours de réalisation (culture, médias, éducation, marketing…) et plus de détails techniques sur Kura et Comet.

Une partie des billets que j’écris ici va aussi se retrouver sur le blog de Memoways, ou l’inverse.
Le but étant de partager la vision, les projets, le processus de réalisation ainsi que les accomplissements…

Aussi, il est possible de s’inscrire à notre newsletter pour être tenu à jour sur la sortie de la version Beta de Kura et la tester en primeur:



 

Masterclass cinéma & web à la SAE

le 14 novembre 2016 entre 18h et 20h je vais donner une masterclass à la SAE, intitulée « Comment le cinéma peut-il tirer profit des nouveaux usages du net« .

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Cette session de 2 heures, construite sur les bases de ma conférence « Connectez-vous » est gratuite et ouverte au public – pour s’enregistrer c’est ici.

Il sera question de:

  • considérer des approches complémentaires entre la création cinématographique et les développements web, au service du contenu et des questions posées dans un projet;
  • améliorer les workflows créatifs, logistiques et stratégiques;
  • s’approprier les nouveaux outils de création (applis mobiles) pour mieux / plus connecter son projet avec les publics;
  • pouvoir choisir des méthodologies de production en adéquation avec son propos;
  • et aussi: des caméras qui jouent au crabe; mettre la tête dans le nuage; construire son paddle… et bien plus encore.

Une bouteille à la mer

La vidéo sur Internet se taille une part de lion de plus en plus affamé: cela peut se vérifier dans les usages et le développement vertigineux de la consommation de bande passante.
Cependant, la vidéo telle que nous la pratiquons sur nos ordinateurs et appareils mobiles n’a pas véritablement évolué depuis les beaux jours de la télévision ou même l’âge d’or du cinéma.
La vidéo est un objet fermé, non évolutif et non participatif, qui raconte toujours la même histoire: le monologue plus ou moins inspiré et inspirant d’un auteur – c’est d’ailleurs ce qui en fait sa valeur.
Cet objet ne va pas disparaître: il est bien trop important et correspond à un besoin humain profond.

Mais cet objet vidéo est un « corps étranger » dans le web d’aujourd’hui, dans le sens que les pages affichées sur l’écran de notre ordinateur ou de notre smartphone n’existent pas en tant que tel: elles sont calculées à partir de données dans une base de données, du contexte et du profil de l’utilisateur et d’une multitude de paramètres.
Au contraire de la grande majorité des sites web qui ne sont plus « statiques » mais « dynamiques », la vidéo reste statique, immuable, « éternelle »…
Imaginez Facebook sous forme d’un PDF: est-ce que cela fonctionnerait ?

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Une comète dans le ciel vidéo

Dans ce billet, j’aimerais positionner notre projet Comet en perspective à la consommation vidéo sur le web (avec une pointe de provocation) et développer des arguments en faveur d’un changement de paradigme (avec une tonalité plus intégrante).
D’un côté, il s’agit de mettre en question de manière constructive nos réflexes et héritages culturels, et de l’autre, de proposer des nouvelles manières de créer, de visionner, puis, potentiellement, de participer.
En somme, de passer d’un état de lecture (clic sur le bouton play) à un état de lecture / écriture (clics multiples, avec création d’une trace qui nous « appartient » et que l’on peut partager).

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Problématiques

  • La vidéo est un objet mort. En effet, une fois uploadée, la vidéo reste statique et ne peut pas évoluer au gré des besoins, des interactions ou du contexte de l’utilisateur.
  • Le contexte initial de la vidéo est perdu. À moins de remplir une multitude de champs dans un formulaire, aucune information importante liée aux sources constitutives de la vidéo publiée n’est gardée et pourrait être exploitable. En effet, à la sortie du montage, plus aucune information sur les rushes et autres éléments narratifs et structurants qui constituent le montage. Une vidéo sans le contexte de ses origines, c’est comme un arbre sans racines: ça ne tient pas et ne peut survivre sans mise sous serre (merci YouTube, Netflix et consorts).
  • Les playlists sont figées ou aléatoires. Soit la playlist est éditorialisée en amont par un auteur et elle fait sens – mais elle reste figée. Soit la playlist est générée de manière aléatoire et elle ne fait pas sens – mais elle est vivante. Une playlist qui fait sens tout en étant vivante et personnalisable: voilà qui pourrait être désirable. Non ?
  • L’interaction utilisateur est très limitée. À moins de rajouter des boutons interactifs sur la vidéo et de créer ainsi une navigation de vidéo à vidéo par dessus la vidéo en cours, le spectateur reste passif. Comme au temps des CD/DVD-ROM ou du web des années 1990, ce type d’interactivité ajoute une dynamique active pour le spectateur. Mais cela repousse le problème plus loin: les liens entre les vidéos sont définis une fois pour toutes, et donc la navigation va toujours être la même: statique, non évolutive, figée. Tellement pas web 2.0…

La vidéo doit-elle forcément rester comme un objet figé qui vient d’un autre temps, alors que le web d’aujourd’hui est tellement inventif, vivant et personnalisable ?
Pourquoi la vidéo doit-elle rester exclue de la dynamique d’appropriation, de participation, de remix ou d’interactions sociales que l’on vit dans le web des années 201X ?

Arguments 

  • Rendre la vidéo vivante. Le concept que Memoways met en avant avec Comet est de d’interconnecter puis d’exposer les éléments constitutifs d’une vidéo: les plans. Chaque plan a sa propre cohérence et garde son contexte initial. La vidéo que l’on voit au final n’existe pas en tant que telle: elle est lue en temps réel et sans coupures à partir des plans, en fonction de la volonté de l’auteur, de la playlist et des envies ou du contexte de l’utilisateur. La vidéo est donc un flux de plans: comme avec les Tweets sur Twitter, on peut lire le flux dans l’ordre défini, mais on peut également aller chercher dans le flux juste les éléments qui nous intéressent. On a alors un flux de plans qui correspondent à nos envies, nos besoins.
  • Garder le contexte de la vidéo à la racine. Chaque vidéo qui est exposée à travers la plateforme vidéo de Memoways est un plan non monté, qui garde le maximum de son contexte initial: qui a fait la vidéo, où, quand, comment… Et l’on peut ajouter des informations sur ce que raconte la vidéo, de manière à lui donner la chance d’être trouvée et exploitée avec d’autres vidéos qui parlent de la même chose.
  • Les playlists sont maitrisées mais restent vivantes. L’auteur a la possibilité d’exposer une playlist qui correspond à un besoin: par exemple de présenter toutes les vidéos qui parlent d’une certaine thématique à travers des interviews de plusieurs personnes différentes. À partir de là, l’utilisateur peut aller filtrer le flux thématique exposé pour regarder puis partager que ce que raconte un seul intervenant qui lui plait bien.
  • L’interaction est hautement personnalisable. Comme les liens entre les vidéos se font au niveau du plan et que les combinaisons entre les plans ne sont pas basées sur des connexions définies « en dur » (de manière statique et unique), l’interaction que l’utilisateur peut avoir avec le flux de vidéos est hautement personnalisé.

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En somme, l’expérience Comet permet à chaque utilisateur de naviguer à travers un flux structuré de vidéos pour ensuite, s’il le souhaite, créer sa propre playlist en fonction de ses besoins, questions ou envies.

La playlist peut être composée de plans et donc générer une histoire personnalisée, unique.
Ou la playlist est composée de vidéos déjà montées et permet de partager une liste structurée d’histoires choisies.

Grâce à Comet, il devient enfin possible de confectionner des histoires personnelles, de manière non destructive (on ne détruit pas les histoires des autres ce faisant) et de partager une collection de contenus choisis.

Autrement dit: après l’avènement de ce que l’on appelle le « responsive design », où l’affichage des contenus s’adapte automatiquement à l’appareil de l’utilisateur, voici venir enfin le temps du « responsive storytelling », où l’histoire s’adapte de manière dynamique et personnalisée a ses propres envies, besoins ou contexte d’usage (mobile, stationnaire…).

Nous développons avec Memoways actuellement la version 2 de Comet – stay tuned 😉

Outils pour la création en ligne

Dans le cadre de la formation vidéo et nouveaux médias au CEPV, voici quelques outils de création que nous allons regarder de plus près.

Une collection de liens très complète, avec petits résumés pour commencer.

Pour créer des projets interactifs, « webdoc »:

http://www.djehouti.com/97-djehouti.htm (présentation sur le blog documentaire) – update: cet outil est remplacé par https://beta.racontr.com/fr/.
http://zeega.com (présentation sur le blog documentaire)
http://www.klynt.net (présentation sur le blog documentaire)
http://www.3wdoc.com/fr/ (présentation sur le blog documentaire) – update: cet outil n’est plus mis à jour.
http://memoways.com l’outil de vidéo interactive auquel je participe moi même – cf un usage réalisé entre 2009 et 2013 http://walking-the-edit.net/fr/

Mais il y a aussi (quand même) des grosses pointures qui proposent également des outils (usines à gaz):

http://html.adobe.com/edge/animate/
http://html.adobe.com/edge/reflow/

Des plateformes pour ajouter de l’interactivité aux vidéos:

http://mozillapopcorn.org/popcorn-maker/ (mode d’emploi et présentation sur NetPublic) et quelques autres ressources http://livingdocs.org/code/ pour pousser encore plus loin (avec du code) les expérimentations.
http://www.raptmedia.com
http://interlude.fm
http://beta.storygami.co/

http://themadvideo.com
http://www.seriouslyjs.org
http://rollypolly.com

Pour développer des « modules » interactifs avec de l’image, de la vidéo, de l’audio et du texte:

http://www.thinglink.com
http://www.imagespike.com
http://www.blurb.com/mobile
https://narrable.com
http://animoto.com

Pour créer des « fils » narratifs à partir d’une agrégation de contenus divers:

http://storify.com
http://projeqt.com

Une collection de liens sur la question de la mémoire (machines à remonter le temps):

http://checkthis.com/remonterletemps

De quoi se (re)lier à l’espace, au territoire:

http://checkthis.com/67j0
http://www.jetphotosoft.com/web/home/

Des combinaisons entre applications smartphone et site web:

http://cinemagr.am
http://vyclone.com
http://www.trollback.com/loop/

Et quelques autres outils online:

http://prezi.com
https://videolicious.com

Pour finir, une présentation à la « Pearltrees » des outils pour faire des webdoc (une autre sélection quelle celle ci dessus):

http://cdn.pearltrees.com/s/embed/getApp