Spring news


Still from WE shooting in Geneva / Pauline Julier

Time passed since my last english post about the iPhone app. As explained here, we (the developer Nicolas Goy and I) build a new company called Memoways in june 2011: the idea was to separate the technical developments from the artistic issues. Memoways is in charge of the whole technical aspect (software mostly), with the aim to be as generic as possible, and C-Side Production of the production of artistic adaptations over Memoways (like Walking the Edit or Heritage Experience). With the Memoways ecosystem, it will be possible for any content producer to build up projects like Walking the Edit or the Smartmap, with his own content, with full control over content, metadata and the « rules of the game ».

La suite…

New points on our path

We are in a fast moving world (especially regarding technologies, they evolve all the time, new paradigm change arrive every 6 months – in short, nothing is stable, we are all together on a boat that is carrying us on a trip that nobody is leading really) but we are also « backed » with rigid views on our world (the new has to establish itself as viable economic path before we accept it, our attitude regarding technology is very much tinted with our need to measure, plan and master everything – in short, we want to be sure that this boat belongs to us and follows our orders).

How those two antagonist streams do affect a project like Walking the Edit and our young Company Memoways ? It’s simple: we have to prove that the new ideas are not only theory, but 1) work and 2) bring money in. All that with very little money to begin with.

 

Our system has proven that it’s working (see Walking the Edit movies or the Smartmap), even with only 20% of the functionalities that we would like to implement.
We have done a lot until now, but it seems that it’s not enough (for many reasons, too long to explicit here). So we have to react to be able to stay on that boat, by bringing our specific, innovative and surprizing ways to « pull » and « push » the memory of this journey…
But to react, we need some more « fuel »: without money it will be very difficult to continue.
So now we have to prove that there can be a viable economic development for this new kind of open and playful interactions with the digital world; as there is no comparable project that has build up a working economic model, we have to project that the value of the individual and singular user experience is the creation of a potential economic value. It is not given, but as many other people try to develop strategies to engage user with a given (story)world, it seems that there is a global movement towards more experience creation on the road to the value creation.

Memoways – as a tool to « play » with our shared audiovisual memory through a personal way of interacting with the digital world – is in short two things: a new conceptual architecture of bridging existing technologies together and the vision of taking this digital world not only as a way to master our real world, but to extend our human needs (food for the body and the soul) to the digital world. And our human needs are not only to be able to go from point A to B as fast as possible or to find the most powerful way to get access to the bank account of a user – we as human being need to be entertained, intellectually and emotionally challenged; in short: to be able to use the available tools (may they be digital or not) to build working and sharable links between our dreams, wishes and desires and our daily reality.

All that being said – what road will we be able to build and what path can we share ?

Read our new roadmap; read here to get the new strategic positioning.
Those are the technical and strategic waypoints – about the more conceptual and artistic branches, we will still continue to work through possible research projects.
There is still so much to research, to try, to play with…

 

Une rentrée qui va marcher

L’été a été « danse du crabe »: un pas de côté, deux en arrière, un petit bond en avant, puis un tour et on recommence… Quand on regarde les traces, on en voit dans tous les sens, mais au mode du presque-sur-place; le crabe, lui, est revenu toujours au même endroit.
Pour des raisons différentes des siennes, notre parcours estival a été d’une forme semblable à cette image ci dessous: ah c’est les vacances (donc repousser à la rentrée toute nouvelle prise de contact sérieuse); oh le dossier envoyé n’a visiblement pas été compris (retour case départ, les poches vides); iihh la personne qui doit faire l’application iPhone n’arrive pas à finaliser quoi que ce soit (on tourne en rond); aaargh il faut de l’argent pour avancer mais pour avoir de l’argent il faut avancer… (du coup, c’est une spirale ou un labyrinthe ?)
Ok oui, alors revenons un petit moment à la maison et (re)posons nous: la forte marée qui nous emportera plus loin n’est pas encore visible à l’horizon.
Attente, attente.


image par Drriss

Mais toute cette agitation n’aura certainement pas été pour rien: même si au jour d’aujourd’hui il n’y a toujours rien de particulier à montrer, bientôt, très bientôt, presque imminament sous peu, il va y avoir du concret à présenter et alors le tableau sera tout différent:


image par Iris

L’exagération et la fête sont nécessaires: il est déjà sûr et certain que l’on va sabrer le champagne lorsque notre application WE pour iPhone sera validée par Apple; nous allons danser avec nos crabes sur la table lorsque notre application web Memoways sera en mode beta stable et beta-testable; et nous allons tout simplement nous coller au plafond lorsque les nouvelles entrées d’argent vont arriver…

Bon ce billet blabla private joke n’apporte pas grand chose, désolé: rien de consistant ni de sérieux à mettre sur la table pour le moment, circulez.
Oui, circulez: c’est en marchant que l’on va bientôt pouvoir générer des films, du mouvement il en faut !
Donc, dès la rentrée, « ça » va marcher – remettez vos chaussures, qu’on se le dise…

Les nouvelles de l’été 2011

Ce blog a été quelque peu silencieux depuis un moment – ce n’est pas tant à cause des vacances ou de l’été genevois (qui n’en est pas un), mais plutôt par la densité des chantiers en cours. Je vais lister ci après ce sur quoi nous travaillons et pour quoi, après une brève parenthèse.
Un peu comme tout bon scénario de Blockbuster, il faut des problèmes, du fil à retordre sur la route de l’histoire: des embûches plus abracadabrantes les unes que les autres viennent perturber le cours des choses pour que ce soit intéressant (suspens…). En prenant un peu de recul et en allumant le projecteur sur les évènements qui ponctuent notre route, je me sens parfois comme dans un de ces films: le chemin qui semblait bien clair se dérobe sous les pieds (une prévisualisation qui n’est pas en phase avec la réalité du terrain), un arbre tombe et retarde l’avancée (zut, un genou est resté coincé dessous), des réponses promises, pouvant débloquer une dynamique en mode pause, ne viennent pas…

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Chantiers techniques en cours

Comme tous les quelques mois, voici quelques nouvelles des chantiers techniques en cours.

Pour y voir un peu plus clair, j’ai fait une « mindmap » qui montre une manière (parmi d’autres) de structurer les éléments constitutifs du dispositif:

http://www.mindmeister.com/maps/public_map_shell/86255633/walking-the-edit-le-sch-ma-g-n-rique?width=730&height=800&zoom=0&password=tagada&no_logo=1

Les chantiers prioritaires sont l’application WE pour iPhone et un nouveau CMS; le moteur de montage et le site web vont devoir un peu patienter pour être améliorés.
Les enjeux sont les suivants: avec l’application disponible gratuitement sur l’appstore en version 1.0 (voir détails plus bas), il sera possible de faire tester de manière complètement décentralisée les personnes intéressées par le projet; aussi, l’existence de l’application montre que le projet existe concrètement et permettra de renforcer notre crédibilité (même s’il y aura encore bien du chemin à parcourir notamment sur la question du contenu, du moteur de montage et des adaptations). Il est important de considérer qu’il s’agit d’un exemple bien particulier (ce n’est pas une application « générique »): il s’agit d’une application à vocation artistique et qui montre un exemple bien spécifique, celui de « marcher un film » dans le cadre du projet WE.
Pour permettre à des institutions ou des collectivités de constituer et de gérer de manière indépendante leur propre adaptation, la conception d’un nouveau CMS basé sur un workflow optimisé est indispensable. Ce CMS, contrairement à l’application pour iPhone, sera construit pour fonctionner de manière « générique », donc à de multiples usages et pour des adaptations variées. Un prochain billet va donner quelques scénarios d’usages exemple pour détailler les possibilités que seront offertes, potentiellement, par ce nouveau CMS.

  • L’application WE pour iPhone.

Sur la base de l’application actuelle, il est prévu d’ajouter les fonctionnalités suivantes:

création de login via l’application (en parallèle du login possible sur le site web)
boutons de menu avec les éléments suivants (au minimum, plus par la suite): nouveau film (nouvel enregistrement) | historique des films (visionner les films marchés)
– écran enregistrement du film: interface à bulles et lecture optionnelle des métadonnées
– écran historique: liste des films marchés, visionnement du film sélectionné
– petites améliorations (sauvegarde automatique; fonctionnement en mode veille; réactivité, sensibilité, pouvoir regarder directement après la ballade le film composé…)

Ce chantier devrait démarrer les jours qui viennent et durer d’ici mi avril; l’idéal serait de pouvoir rendre l’application disponible sur l’appstore d’ici fin avril. A partir de là, nous rajouterons par la suite les fonctionnalités suivantes (entre autres, surprises à venir !): enregistrement de photos et de vidéos par l’utilisateur (user generated content); page de settings (pour paramétrer l’application, gérer le moteur de montage, afficher les médias sur une carte etc); fonctions réseaux sociaux (liens avec plateformes du type Foursquare etc); page d’aide…

  • Le nouveau CMS.

Il s’agit de la pièce centrale pour pouvoir faire fonctionner le dispositif (upload de médias, création et gestion de métadonnées, gestion des utilisateurs, des thèmes et adaptations, des films, des éléments du moteur de montage etc).
Il est prévu de travailler avec la technologie Cappucino afin de rendre l’outil ergonomique et rapide (un peu comme une application native, cf exemple 280 Slides ou Mockingbird).

Nous allons procéder de la manière suivante:

  1. établir les schémas de structuration de données (les champs de la base de données à la « source » du CMS). Vérifier que l’architecture est bien compatible avec les besoins actuels et surtout ouverte vers des implémentations et évolutions futures;
  2. établir l’architecture du CMS et de la présentation / ergonomie des informations;
  3. graphisme, layout des champs et structuration des fonctionnalités;
  4. migrer les données dans la nouvelle base de données, renommer les médias en fonction d’une nouvelle nomenclature
  5. implémenter la fonctionnalité d’import (depuis n’importe quel ordinateur) et de création de métadonnées créées directement à l’upoad du fichier (via un formulaire web)
  6. pouvoir découper des séquences online (marquer des segments, puis exporter les segments comme fichiers indépendants)
  7. fonctionnalités de base pour l’indexation
  8. fonctions de recherche, tri et présentation de données et métadonnées (vision liste, carte, calendrier)
  9. gestion des utilisateurs, groupes, adaptations, droits, listes, thèmes…

Ce chantier va également démarrer dès la mi mars; une première version opérationnelle est prévue pour fin avril.

3 bougies !

En ce début janvier 2011, un regard dans le rétroviseur: voilà que ça fait 3 ans que ce blog a été initié dans le cadre d’un projet de recherche (en Master Cinéma HES-SO). Il est vrai que le travail sur ce projet a réellement démarré milieu 2007, mais ce blog est né en janvier 2008.

36 mois de travail bien tassé, 129 billets (« posts »), des jours et des nuits passées entre réflexion, discussions, présentations, tournages, indexation, tests, des chantiers techniques qui en cachent d’autres, plusieurs prototypes plus ou moins fonctionnels et surtout, l’application publique toujours dans les nuages (en cours, en cours).
Le voeux que je pose en cette nouvelle année 2011 est de pouvoir enfin passer ce cap: aujourd’hui, le xx.xx.2011, n’importe qui peut télécharger l’application et marcher un film (sur un des territoires couverts par le dispositif). A partir de là, il reste encore beaucoup à faire, mais au moins, le dispositif existe et n’est plus seulement un concept théorique.

Marcher un film: c’est vrai que nous sommes à une échelle humaine et non motorisée, c’est normal que le chemin est plus long. Mais la possibilité de pouvoir retourner chaque pierre sur le chemin donnera sans doute à ce passage de cap un goût tout particulier…

Mise à jour de début 2011: un film de présentation fait par Mativi:

État des lieux du dispositif technique

Quelques lignes pour décrire dans les grandes lignes le travail qui se fait « sous le capot » afin de rendre ce dispositif fonctionnel pour le public. Il faut savoir que jusqu’à ces jours, presque tout se faisait « à la main » et tournait sur un petit serveur basé dans la région de Lausanne – il n’était pas envisageable de garder cette structure pour permettre d’automatiser les processus et de permettre à un plus grand public d’utiliser le dispositif.

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Financement, ombres et lumières

Une image réalisée par Ulrich Fischer à la Cité Universitaire

Le financement du projet « Walking the Edit » est complexe et long à mettre en œuvre et à concrétiser pour les raisons suivantes:

– il y a d’un côté le dispositif générique (la base technique qui inclus le moteur de montage, le CMS et l’application iPhone test; ce dispositif générique est issu de la phase de recherche à Renens et cette ville sert donc de plateforme d’évaluation et de tests) et de l’autre les diverses adaptations spécifiques (pour le moment, Paris et Genève). Il y a donc plusieurs budgets avec des chantiers spécifiques mais un certain nombre de vases communicants (surtout au niveau technique pour les adaptations du moteur, CMS et application iPhone);
le projet n’est pas limité dans le temps: au contraire, plus on peut améliorer le dispositif en ajoutant des nouvelles images, en précisant le fonctionnement du moteur de montage), plus il sera intéressant. Cela pose un problème par rapport aux modèles de financements culturels classiques qui reposent sur le financement d’un objet (film, perfo, installation etc) qui a une durée de vie définie (2 ans au max pour un film, 1 semaine pour une perfo, 2 mois pour une installation etc). Il faudrait idéalement un modèle de financement qui définisse au préalable une période de 3 ans (au minimum) pour laquelle une somme définie dans le cadre d’un contrat spécifique sera versée par tranches annuelles afin de garantir cette évolution;
le projet étant à cheval sur plusieurs disciplines, il peut recevoir une subvention justement parce qu’il est transdisciplinaire et novateur, mais il peut aussi susciter une certaine méfiance de la part de certaines disciplines qui jouent la chasse gardée (le cinéma est un domaine très traditionaliste et conservateur sur la question);
le dossier de présentation du dispositif étant assez long et touffu, il n’est pas forcément le meilleur ambassadeur du projet. La complémentarité entre le dossier, le site web et une présentation personnalisée est souvent nécessaire pour permettre à une commission, une institution ou des partenaires à se faire la meilleure idée du potentiel du dispositif. Malheureusement cette présentation personnalisée n’est pas toujours possible – il est amusant de voir à ce propos que c’est dans le cadre de commissions qui gèrent des centaines de demandes que cela s’avère possible et même souhaité (le fonctionnement du CNC et du Ministère de la Culture français est à ce propos assez exemplaire);
il existe très peu de fonds de soutien pour les projets « nouveaux médias » en Suisse, et les organismes fédéraux qui soutiennent de manière large la création artistique n’ont pas de politique claire (les nouveaux médias riment en gros surtout avec « jeux vidéo » + « effets spéciaux ») ni de valeur incitative (en terme de financement et de mode de partenariat). J’en veux pour preuve l’exemple catastrophique de la gestion des projets par la commission de Sitemapping de l’Office Fédéral de la Culture: après deux tentatives soldées par des refus, il a été impossible d’avoir des retours argumentés des raisons du refus de la part de la commission. Les motifs du refus qui ont été envoyés par lettre officielle montrent que le dossier n’a pas été étudié correctement et que la commission a émis des arguments qui sont tout simplement aberrants (« dommage, le projet a déjà commencé » alors qu’il n’est pas interdit de travailler avant le dépôt du dossier). Et quand on voit que la plupart des projets soutenus ne sont pas menés à bien et / ou semblent octroyés sur le mode du copinage (quelques personnes sont devenues de bons clients de la commission), on peut se poser de réelles questions sur la validité de cette commission.

Néanmoins, malgré toutes ces embûches et difficultés, je tiens à saluer et remercier les institutions suivantes qui soutiennent actuellement le projet.

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