CMS – compte d’accès pour visualisation

Pour les personnes curieuses de voir notre outil de travail principal (import des médias, indexation, placement des médias, gestion des règles d’analyse et de montage), le CMS, il est désormais possible d’y accéder en lecture seule (donc sans autorisation d’écriture). Il faut se connecter à l’adresse suivante:
http://cms.walking-the-edit.net
Login: WE
Mot de passe: recherche

Dans l’onglet « Médias », il y a deux listes déroulantes qui perettent de chercher / trier les médias selon des critères; pour voir tous les médias, il faut faire « ID » > 0 et « recherche ».
Dans l’onglet « Carte », il est possible de voir le placement des médias, avec le même fonctionnement qu’expliqué au dessus.
Les autres onglets sont moins importants / intéressants (et encore en développement d’ailleurs).

Tournages – avril 09

Le matériel tourné en février a été indexé et ajouté à la base de données. Nous avons tourné avec des approches pluriels en divers lieux. Tournage au cimetière de Renens, en suivant Mr. Ruche responsable du lieu sur une demi-journée de travail, tournage au château de Renens avec une interview de Mr. Christof Burckhardt, tournage avec Florence Guillermin à la zinguerie de Renens, plusieurs interviews de commerçants du centre ville, de même que des interviews chez des privés et des discussions spontanées au café Le Milord (Migros-Pl. du Marché) sur l’avenir de la place. Des images du chantier de la place du Marché ont commencé à être tournées également. Des images ont donc été tournées à l’extérieur de la zone d’expérimentation de juin, le cimetière, et elles seront liée, placées, aux jardins collectifs de la rue Borjod et des jardins familiaux au chemin des Biondes.Suite à ces tournages et pour préciser encore les tournages qui se feront ces prochaines semaines, il a été décidé de se limiter à la zone d’expérimentation de juin, de couvrir les espaces non encore couverts, et de privilégier  une approche volontariste le suivi d’une action, si possible avec déplacement dans le territoire. Les récits enregistrés de manière frontale et statique, (l’utilisation de voix off ne fonctionnant pas encore de manière indépendante dans le système-moteur de montage) on l’a vu sont difficile à lier avec les autres types d’images. Cela n’exclut pas ce type de rapport mais on y reviendra avec la phase 3, et lorsqu’un bilan “artistique/formel“ aura été tiré après la présentation de juin.

Des tournages de UF, NW et FG ont eu lieu début avril dans les zones villas au nord de Renens village, de même que sur la place du marché en chantier et dans les jardins collectifs de la rue Borjod. NW prévoit de retourner dans ces jardins où une dense activité commence à apparaître avec le printemps.

Il a été prévu de s’installer sur place du 30 avril au 4 mai afin de s’immerger plus profondéement. UF, NW et FG passeront donc ces quatre jours sur place, le lieu de domicile restant encore a trouver… Il est dors et déjà prévu d’accompagner la voirie lors d’un de ses tournées, et rdv a été pris avec Mr. Meylan, pépinièriste de père en fils depuis le début du siècle passé le long de l’avenue des Baumettes. Nous espérons également rencontrer une certaine activité le jour de la fête du travail, le 1er mai.

Graphisme – piste pour l’interface du WEphone

En attendant les autres écrans (en cours de réalisation), voici déjà une version (un état) de ce qui fonctionnera sur notre WEphone. il s’agit donc de présenter le processus en cours, c’est donc des visuels qui vont être animés (mouvement de droite à gauche, plus ou moins vite en fonction de la taille des médias: plus ils sont longs, plus c’est lent; plus ils sont courts, plus c’est rapide…)

 WEphone_090409

Vue du WEphone: lors du parcours, il est possible de suivre l’évolution du processus de montage en cours. Ici un écran qui montre les thématiques présentes dans le montage (et atteignables sur le territoire); il va y avoir plusieurs présentations de champs de métadonnées qui donneront une indication sur le processus en cours, d’objectiver et d’amplifier l’expérience de la marche génératrice d’un film.
A gauche, le film marché (le passé); au centre, la tête de lecture (le présent); à droite, les médias potentiellement accessibles (le futur).

Plus de vues suivront…

UF 09.04.09

Documents de présentation du projet

Dans le but de pouvoir communiquer de manière plus efficace et rapide qu’actuellement, il s’agit de pouvoir présenter / distribuer un document avec la base suivante:
– page de garde (synopsis 5 lignes, citation ?, contact)
– schéma (présenté plus bas), pdf à télécharger ici
– page de texte + images / graphisme autour des notions « espace / temps »
– page de texte + images / graphisme autour de « WHO » et « WHAT »
– page de texte: fiche technique, généralités sur le projet, équipe

Le schéma se présente de la manière suivante:

schéma_090409_jpeg

Ce document est destiné à un public plutôt averti (qui veut prendre le temps de se plonger dans le projet): démarchage de la phase 3, partenaires pour la présentation du mois de juin, utilisateurs voulant en savoir plus etc.
Il s’agit également de publier sur le site public (en construction) une version dynamique de ce schéma, qui présente les divers ingrédients du projet de manière dynamique.

UF, 09.04.09

Compte rendu réunion technique du 7 avril

Voici le compte rendu de la réunion qui a rassemblé:
– Laura Raileanu (LR)
– Nicolas Goy (NG)
– Florian Poulin (FP)
– Lionel Tardy (LT)
– Ulrich Fischer (UF)

Nicolas Goy (NG) va faire un schéma des workflows globaux d’ici milieu avril. Cela permet d’avoir une vision d’ensemble plus imagée et concrète des processus et des logiques de “passages de témoin” entre applications, moteurs, serveurs etc…

CMS:
Le CMS développé par Lionel prend de plus en plus d’importance, les fonctions suivantes vont lui être rajoutés (en parenthèse: par qui, quand):
– table pour les variables du moteur d’analyse et des règles de montage (NG, mi avril). FP donne les informations à NG pour les champs à mettre; LT va indexer ces tables de manière dynamique dans le CMS (système flexible) une fois qu’ils sont créés. But: pouvoir définir les variables pour l’analyse ainsi que l’ordre de filtrage des règles ainsi que les MIN et MAX. Le moteur de montage de FP va directement aller chercher les chiffres dont il a besoin dans ces tables (par exemple, de commencer par la continuité thématique qui est définie avec un minimum à 3 minutes et un maximum à 10 minutes, puis continuité de sujet, etc)
– table pour les settings de l’Iphone (NG, mi avril). Permet de centraliser les réglages qui affecteront le mixage ainsi que la présentation du montage en cours sur l’Iphone (par exemple de définir les échelles de temps de la présentation, de la lecture, la courbe logarithmique utilisée pour présenter la taille / longueur des médias etc)
– table pour la création des users / walkers: pouvoir créer les profils directement dans le CMS (et de les gérer par là également). LT communique avec NG pour les besoins et la manière de faire (NG, mi avril)
– table pour la génération des films (une sorte de batch, avec playlist); LT et NG (pour quand ?)

IPHONE:
NG explique ce qu’il a fait jusqu’à maintenant:
– mise en place d’un serveur de stream (lecture, mixage et envoi de plusieurs fichiers audio à partir des fichiers flv de la base de données). Important: garder les mêmes réglages (actuellement: mono 44.100 kHz, mp3); également, pour éviter des problèmes de compréhension et de mélange qui sature, il faut mixer les sons lors de la création / exportation des médias dans FinalCut. Nous allons définir des normes de ces prémix lors des prochaines exportations.
– NG a églement mis en place un média server qui sert de centrale d’échange entre les divers appareils / logiciels / scripts qui tournent en parallèle. A chaque parcours, une instance (session) est créé dans le média server; le serveur de stream devient alors une sorte de serveur ( une instance) dans le serveur de média – même chose avec le moteur de montage…
– NG va programmer l’application sur base des diverses indications et maquettes graphiques, en simplifiant au maximum: écran de login (user + pass); écran de présentation du processus en cours (avec variantes de sets de métadonnées ?); possibilité de recevoir une image du parcours / film généré (via mail + image sur un site). Il va intégrer dès mi mai le graphisme développé par Dimitri Delcourt.
– Questions ouvertes: gestion de l’échelle temporelle (adapter vitesse de défilement à la taille des médias: plus le média est gros / long, plus le défilement est lent; plus le média est petit / court, plus le défilement est rapide); gestion de l’échelle de présentation des médias calquée sur une courbe logarithmique.
– il va créer pour la présentation de juin une application téléchargeable depuis l’APP store; cela simplifiera l’installation de cette application sur des iphones des visiteurs. UF est en train de chercher un set d’une dizaine d’Iphones pour mi juin.
– Tout le paramétrage de l’Iphone se passe depuis le CMS (cf ci dessus)
– NG va faire un prototype à partir des fonction de base de l’Iphone, on va pouvoir tester dès début mai si notre logique tient (stream de données et d’audio, de présentation des métadonnées de manière fluide, la gestion des échelles etc)

MOTEUR DE MONTAGE:
– FP a étudié 2 méthodes d’analyse, et est reparti depuis le début dans une direction qui puisse gérer la complexité (tu peux nous écrire quelques lignes avec quelques détails là dessus ?)
– Il a besoin de travailler dessus jusqu’à mi mai, date à partir de laquelle nous pourrons faire des tests. Par contre, tout sera déjà prêt sur le CMS et dans le passage de main entre les processus et les opérations (cf le schéma de NG qui va arriver)

Ci dessous, quelques précisions apportées par Florian Poulin quant au travail qu’il est en train d’effectuer:
« Il y a deux approches possibles pour résoudre le problème de création d’un film à partir d’un parcours (respectant un ensemble de contraintes parfois contradictoires), qui est en fait un problème d’optimisation multi-objectifs :

1)      Algorithme exact : Cette approche permet de trouver directement la solution exacte au problème (la meilleure solution possible au problème d’optimisation). Elle peut être résolue en représentant un parcours de marcheur sous forme d’un graphe où chaque noeud représente un instant t du parcours, et chaque arc représente le choix de la lecture d’un média m depuis l’instant ti (noeud de départ de l’arc) jusqu’à l’instant tj (noeud d’arrivée de l’arc).
En analysant le parcours de l’utilisateur ainsi que les médias accessibles dans l’espace où il se trouve (et où il se trouvera dans les secondes/minutes qui suivent), on peut construire le graphe de tous les choix de médias possibles, satisfaisant les contraintes de couverture des médias sur la carte. Idéalement, sur chaque arc on devrait stocker un coût associé au choix du média, calculé à partir des diverses contraintes du projet (et cumulé au coût de l’arc précédent). Or, de part la nature des contraintes (dépendant de l’ensemble du chemin parcouru et non pas uniquement de l’instant présent), il n’est pas possible de calculer ce coût efficacement.
Une fois le graphe construit, on peut facilement énumérer tous les filmes possibles en parcourant le graphe (depuis la fin, les chemins menant à un film de la longueur souhaitée pointant vers le dernier noeud du graphe).
Si le calcul du coût avait pu être réalisé, l’arc pointant vers le dernier noeud et possédant le coût minimum désignerait l’arrivée de la meilleure solution possible au problème. Comme ce calcul n’est pas possible, il est nécessaire de parcourir toute les solutions possibles pointant vers le dernier arc, et de les évaluer une à une pour trouver laquelle satisfait le mieux les diverses contraintes. Cette opération n’est pas possible en raison du nombre trop élevé de solutions possibles (notamment induites par la définition des médias éditables). Leur simple énumération (sans leur évaluation) prend plusieurs heures pour un film de 5 minutes. (La solution est abandonnée)

2)       Algorithme itératif (recherche par voisinage) : Cette approche est radicalement différente. Au lieu de viser directement la meilleure solution, on va se promener dans l’espace des solutions du problème (incluant les bonnes solutions, les mauvaises solutions, les solutions aberrantes, mais également quelque part la solution optimale).
Ce parcours dans l’espace des solutions ne se fait pas manière totalement aléatoire, mais en se déplaçant de solutions voisines en solutions voisines (solution proches les unes des autres, avec une légère variation), en tâchant à chaque étape de se déplacer vers une meilleure solution, ceci afin de converger au final vers la solution optimale au problème (ou tout au moins, à une bonne solution). Seul problème : si on se contente de se déplacer d’une solution vers un de ses voisins améliorants, on se retrouve rapidement coincé dans ce qu’on appelle un optimum local (une solution meilleure que tous ses voisins, mais qui n’est pas l’optimum global). Il existe heureusement toutes sortes d’algorithmes pour éviter de rester piégé dans un optimum local (recuit simulé, algorithmes génétiques, recherches avec tabous, etc. à = méta-heuristiques).
Cette solution est la solution retenue (et en cours d’implémentation). Les principales difficultés de sa réalisation sont notamment la définition du voisinage (qu’est-ce qu’un film voisin d’un autre ?) et l’évaluation de la qualité d’une solution (intégration de l’ensemble des contraintes artistiques imposées pour un film donné). »
Florian Poulin, 08.04.09

Questions à résoudre:
– comment on gère les décalages temporels entre les divers processus ? Sachant qu’il y a plusieurs décalages (surtout s’il y a plusieurs parcours qui se déroulent en même temps), il faut qu’il y a un système d’anticipation / prédiction qui puisse garantir une certaine fluidité et réactivité. A priori, il y aurait un décalage d’une à deux heures entre le parcours et le film fini, présentable.
– pouvoir décrire le travail effectué (pour les non techniciens, pour pouvoir transmettre à d’autres techniciens): la question de la documentation technique (sans aller jusqu’au mode d’emploi). Daniel Sciboz va contacter NG, LT et VJ pour leur poser quelques questions surtout ayant trait à la présentation de la carte, mais à voir avec lui à quel point on peut ouvrir cette question à la présentation “non technicienne” des divers développements techniques effectués dans le cadre de ce projet.

UF, 09.04.2009

Point de la situation mars 2009

Les divers chantiers avancent – voici quelques informations en attendant de pouvoir faire des tests grandeur nature et de pouvoir mettre en ligne des premiers exemples concrets.

–  TOURNAGES: après la première session de 2009 en février, l’équipe de tournage va se remettre au travail de manière individuelle en avril, puis en groupe fin avril; il est prévu une semaine de tournage (avec un week end) sur place courant mai (l’idée est carrément d’habiter sur place afin de pouvoir également filmer de nuit). Le but est de pouvoir faire des images sur tout le territoire (délimitation choisie), sachant qu’il y a déjà beaucoup de matière sur la place du marché ainsi que le long de la rue du Temple (devant l’ECAL). Nous visons un nombre de 3000 à 4000 médias, actuellement nous en sommes à un peu plus de 1300. En outre, nous sommes à la recherche d’un réalisateur / trice supplémentaire, qui pourrait venir nous épauler dans la création de médias audio-visuels durant la période de fin avril-mai. Plus de détails sur la page équipe de réalisation.
– CMS: Lionel Tardy nous a confectionné un outil de cataloguage performant; il est encore en train de l’optimiser et il sera prochainement possible de le mettre en ligne en mode « visiteur » (sans mot de passe, mais aucune manipulation enregistrable). L’accent est actuellement mis sur l’amélioration des automatismes et de l’efficacité du travail, sachant qu’on va devoir gérer quelques milliers de médias… Le gros du travail est effectué par Jeanne Macheret (en collaboration avec les réalisateurs-trices), de la manière suivante: il s’agit d’abord de cataloguer les médias à partir de leurs spécificités propres (caractéristiques objectives et subjectives), puis, une fois qu’il y a une vue d’ensemble (thématique, couverture de l’espace etc), il s’agit d’affiner les choix des combinaisons potentielles (à travers les plans de groupe, les « subjective media set », la fonction insert/assemble etc). C’est à ce moment là qu’interviennent les réglages du moteur d’analyse et les régles de montage, cf point suivant.
– MOTEUR DE MONTAGE: Florian Poulin de la HEIG va nous fournir pour début avril (précisé lors de la réunion prévue le 7 avril à Yverdon) une version test du moteur de montage (qui contient deux choses: l’analyse du parcours qui vise à déterminer le type de parcours effectué ainsi que les règles de montage qui vont filtrer les médias en fonction d’une liste prédéterminée de champs de métadonnées).
– SERVEUR STREAM: Nicolas Goy a mis en place le serveur de stream, qui va nous permettre d’envoyer les sons mixés sur l’Iphone lors du parcours. Il s’agit d’une méthode flexible qui adapte la qualité (débit envoyé) aux conditions du réseau (données via le 3G); on peut envoyer autant de médias que nous voulons en même temps – mais nous prévoyons de mixer au maximum 4 pistes en même temps. C’est le moteur de montage qui va décider quels médias vont être joués; il faudra encore voir entre l’analyse en temps réel et en temps différé comment on arrive à garder une certaine cohérence, sachant qu’il est plus délicat de couper un média dans la durée en temps réel qu’en temps différé. A noter qu’à partir de fin mars, tous les services liés à la base de données, au CMS, moteur de montage et serveur stream seront hébergés sur un serveur dédié ayant une plus grande bande passante que le serveur actuel; les médias originaux seront toujours stockés à Genève à C-SIDE, mais tout les reste sera sur un serveur dans la région de Lausanne.
– IPHONE: Nicolas Goy va attaquer le logiciel de l’Iphone à partir de début avril – nous allons lui livrer tous les templates et les fonctionnalités nécessaires pour ce moment là; à priori, il serait possible de pouvoir faire des premiers tests avec ce logiciel dès début mai.
– COMMUNICATION: c’est un des chantiers les plus importants, car pour avancer il faut pouvoir faire passer les bonnes informations aux diverses personnes en lien avec le projet, et surtout faire comprendre les enjeux de fond du projet à partir desquels cette personne pourra « rebondir » et s’approprier le projet dans le sens voulu. Nous sommes donc en train de faire un schéma qui puisse présenter le projet « d’un coup d’oeil »; puis d’y ajouter 2-3 pages avec des textes plus descriptifs. A partir de là, Vincent Jacquier va animer le schéma pour aboutir à une présentation dynamique du projet qui pourra servir de communication sur le site ainsi que dans d’autres situations (présentations publiques etc).
– GRAPHISME: Dimitri Delcourt, en parallèle à l’élaboration du graphisme de l’Iphone et de la présentation du projet, fait évoluer la charte graphique pour aboutir pour début avril à une base de travail à partir de laquelle il sera possible de démarrer le prochain grand chantier: le site internet public.
– CATALOGUE DES POSSIBLES: Nicolas Wagnières et Jean-François Blanc ont travaillé sur ce document et terminé une première version qu’il s’agit maintenant d’affiner et surtout de faire fonctionner graphiquement (il s’agit de 5 à 6 pages qui doivent se lire dépliés, donc avec une fonction « accordéon »…).

Plus d’infos tout prochainement.

UF 23.03.2009

Moteur de montage: première analyse

A partir d’un tracé enregistré sur le territoire de Renens, le moteur d’analyse – avec des réglages différents que ceux indiqués dans le post précédent – nous sort ce type de données (extrait):

THIS WALK IS NOT A LOOP
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Pourquoi aboutir aussi à un « dispositif générique » ?

Cette question a été posée quelques fois: ce présent post entend donc donner quelques éléments de réponse quant aux raisons et aux perspectives d’aboutir – en plus de la présentation publique à Renens – à un dispositif générique.

En partant de l’hypothèse de travail (qui est somme toute assez générale), nous avons établi des enjeux artistiques, scientifiques et technologiques. Le but du projet est brièvement résumé dans la page de départ; il est spécifié sur cette page ce que nous entendons par films; nous avons également définis la manière d’y arriver ainsi que le type de résultats que nous visons. Ceci étant posé, nous pouvons résumer nos objectifs de la manière suivante:
-> 1. permettre la présentation publique du dispositif artistique tel qu’il a été pensé dans le cadre du projet de recherche pour l’espace de Renens. C’est la fin de la phase 2, le projet de recherche est officiellement terminé à ce moment là.
-> 2. permettre la présentation publique et l’adaptation d’un dispositif générique dans des cadres d’application à spécifier. Il s’agit ici des phases 3 et ultérieures.

Il faut préciser que pour aboutir à cette présentation publique à Renens, nous nous sommes concentrés sur les aspects essentiels du projet en fixant des priorités de développement; un certain nombre de possibles (spécifiés dans un « catalogue des possibles » qui est en cours d’élaboration) n’aura pas pu être implémenté ni même réellement étudié. Ce serait justement dans le cadre de ce dispositif générique qu’il serait possible d’intégrer les pistes qui nous semblent intéressantes, sans forcément devoir les utiliser dans une présentation spécifique – mais qui peuvent réemerger par la suite dans un autre contexte.
Depuis le début du projet, il a toujours été question de pouvoir présenter le dispositif dans d’autres villes, de pouvoir améliorer (et forcément adapter) le projet à chaque nouvelle présentation – il faut pour cela pouvoir s’appuyer sur des bases solides et paramétrables. Pour y arriver, il faut coller à des standards en vigueur (par exemple pour des méthodes d’import ou de synchronisation de métadonnées), pouvoir rendre compatible le dispositif avec les spécificités locales qui n’ont pas forcément été imaginées (une base de données média déjà existante; une présentation cartographique spécifique; des informations spéciales existant sur ce territoire pouvant avoir un intérêt dans le cadre de la présentation du projet; etc).

Concernant la question de la définition du cadre d’application du dispositif générique (tel que mentionné plus haut en point 2), les pistes suivantes sont considérées pour le moment:
– une version « installation »: calquée sur ce que nous sommes en train de mettre en place pour Renens, il s’agit de pouvoir transposer le dispositif à d’autres villes. Il peut y avoir plusieurs types d’installations: installation avec centralisation temporaire (un espace de départ qui permette de voir les films, les parcours des visiteurs à travers une projection des tracés en temps réel, etc); installation décentralisée illimitée (où l’essentiel se passe à travers un site web et le téléchargement de l’application WE); installation à travers l’utilisation d’écrans urbains existants (les films en train d’être marché sont diffusés sur des écrans publics dans le même espace); installation qui cumule les possibilités énoncées ci dessus;
– une version « performance »: un performeur-monteur sillonne la ville et réalise en temps réel un film que des spectateurs peuvent voir dans une salle de cinéma; il a une connaissance préalable du matériel et l’enjeu est de pouvoir convier les médias désirés dans le flux de montage à travers son parcours physique. Cette version peut se faire à partir de la même base que la version installation (c’est donc cumulable).
– par extension, il est possible d’imaginer une version qui utilise du matériel audio-visuel qui vienne d’une autre source que des tournages spécifiques: des archives; des médias provenant d’un stage / workshop spécifique. Cela implique donc que la finalité artistique soit clairement énoncée au départ (convier le passé via une déambulation; étudier une dimension particulière de l’espace urbain lié à un champs d’étude spécifique, par exemple à partir d’une question sociale, urbanistique etc);
– il serait également imaginable d’utiliser le dispositif dans un cadre plus formaté: lié au patrimoine architectural, à une exposition sur le territoire urbain, pour le tourisme. Il est évident que les enjeux ne sont pas les mêmes (que pour notre version artistique) et donc que le matériel de départ ainsi que la finalité doit se travailler de manière spécifique;
– au bout de ce dispositif se pose la question de l’intégration d’images en provenance du réseau (flicker, you tube etc). Deux raisons à cette question: l’adaptation du dispositif à un espace particulier est très lourde et onéreuse (tournages, indexation etc) – pourquoi pas imaginer ouvrir le geste de la création et de l’indexation des médias à un public actif (cf le crowd-sourcing); la tendance du web actuel va dans cette direction: « sémantisation » des liens (importance croissante des métadonnées), objets (virtuels ou réels) liés au réseau et donc potentiellement intégrables dans un flux d’information (qu’il soit informatif justement ou avec une « plus value » artistique), agrégation de contenus divers dans un nouveau contexte qui soit hautement personnalisable, etc

Les raisons d’ouvrir et de circonscrire d’une manière particulière ce « dispositif générique » sont les suivantes:
– il faut éviter « d’enfermer » le projet dans un cadre artistique trop particulier; pour aboutir à un résultat qui fonctionne, il faut vérifier via des tests que les concepts choisis (intuitivement ou selon une logique liée au contexte de création) sont les bons – et le cas échéant de changer / optimiser le fonctionnement. Si le dispositif est trop précis et fermé au départ, il va être difficile de le corriger ensuite (il est bien entendu que pour effectuer des tests, il s’agit d’être très précis dans les choix – mais il doit être possible de pouvoir faire des changements profonds sans devoir tout refaire);
– dans le même ordre d’idée, nous avons choisi la tendance d’aller à fond dans les détails (liste la plus exhaustive possible de critères à indexer), dans la précision de l’analyse puis du montage (pour pouvoir aboutir à un film qui soit le plus proche possible du parcours effectué, notre concept artistique particulier) – quitte à simplifier après. En schématisant, il faut arriver à un film à la structure claire (une logique compréhensible facilement, comme pour notre visée artistique qui se fonde sur la logique du parcours) et « simple »; la simplicité ne s’acquière pas en simplifiant ou réduisant le niveau de granularité de toutes les étapes mais en orchestrant précisément la complexité… (petit article intéressant au sujet de la complexité);
– afin de pérenniser le concept (incluant le projet artistique), il est préférable de permettre une appropriation du dispositif par d’autres personnes (qui peuvent l’améliorer, trouver de nouvelles combinaisons etc) plutôt que de tenir à l’utiliser de manière trop individuelle. Pour permettre cela, il faut ouvrir ses sources et mettre à disposition un ensemble d’outils qui soient faciles et rapides à mettre en œuvre.
– beaucoup de projets artistiques nouveaux médias restent bloqués au stade de prototypes liés à une vision artistique individuelle; par manque de temps, de moyens ou d’exigence artistique, les résultats sont pas forcément à la hauteur des ambitions ou des envies, et ce qui est souvent de l’ordre de la bonne idée n’est pas forcément vérifiable via un objet artistique par le public… Cette généralité (qui a ses exceptions bien sûr) nous amène à vouloir, comme déjà dit précédemment, d’ouvrir le dispositif afin de permettre à d’autres personnes de l’améliorer le système, sans devoir tout réinventer à nouveau. Le monde des développeurs de logiciels utilise déjà ce type d’ouverture des sources afin d’optimiser et rendre viable un travail particulier; il serait temps que d’autres domaines d’activités puissent s’en inspirer.

Afin de rendre effectif ce qui est développé ci dessus, il s’agit bien de séparer ce qui est de l’ordre du projet singulier, individuel (la vision d’artiste) et ce qui est de l’ordre du projet « générique », détaché à la base de tout enjeu de validité artistique. En gros, il s’agit de mettre toute son énergie créative et artistique au service de l’adaptation singulière de son concept artistique – et de placer l’énergie de développement dans un outil générique qui permette d’ouvrir le champs d’étude ou d’applications. Il me semble que de faire exister un dispositif qui puisse « vivre sa vie » en parallèle à des version signées et artistiquement défendables n’est pas une insulte à ces dispositifs artistiques…

Il est certain que ce vœux d’ouverture et de réapropriation ne fonctionne pas pour tous les projets et ne peux pas être généralisé de manière aveugle – mais pour les raisons évoquées plus haut, ce projet de recherche me semble être dans la catégorie des projets qui peuvent encore offrir bien des surprises à leurs concepteurs et créateurs…

En résumé, il me semble important d’aboutir à ce dispositif générique afin de donner le plus de chance possible aux diverses adaptations qui sont envisageables au jour d’aujourd’hui.

UF, 09 février 2009

Liens d’hivers

Merci à Pascal pour l’envoi des liens suivants:

Le logiciel Lignes de temps, développé par le centre Pompidou (plutôt un outil d’analyse à posteriori, sur des films existants, mais qui développe une approche intéressante au sujet de la continuité multipiste d’une trame narrative);

Les vidéos de conférences passées accessibles en ligne:
Mobilisable (novembre à Paris); un site très complet et
Internet des objets (janvier à Sierre)

et:

Quelques PDF’s avec textes sur la ville augmentée à télécharger sur le site Situated Technologies.

Dans la lignée des questions liées à l’internet des objets, un article sur comment lier et utiliser les données des capteurs existants dans l’espace urbain (Patchube: un “peu comme YouTube, si ce n’est que plutôt que de partager des vidéos, Pachube permet aux gens de partager et contrôler des données temps réel de capteurs connectés à l’internet”).