Confusion.today à Soleure

Après avoir mis en ligne un prototype en septembre 2015, nous avons continué de travailler sur le projet transmedia Confusion.today, en parallèle des développements portant sur le player Comet.

Peter Mackay a oeuvré une bonne partie de l’hivers sur la sélection de vidéos en lien avec le sujet (Guantanamo, prisonniers politiques, etc) puis sur les connexions entre des moments spécifiques du film et les thématiques représentées par ces fragments vidéo.
Nous avons choisi deux extraits du film, en nous concentrant sur une éditorialisation la plus précise que possible, en y ajoutant également des pondérations: les fragments vidéos ajoutés dans la playlist vont suivre une logique de qualité / choix de sens, comme pour des choix de montage.

La version mise en ligne a apportée les fonctionnalités suivantes:

  • Création de playlist personnalisée, avec fonction remix (réorganisation de la playlist)
  • Tooltips (informations contextuelles sur les vidéos, avec un simple survol de la souris)
  • Partage de la playlist personnelle (avec le bouton Share)

Le player Comet, étant la fondation technique et conceptuelle pour ce projet transmedia, va encore évoluer les temps qui viennent. Nous allons donc pouvoir mettre à jour ce projet en fonction des améliorations et ajouts de fonctionnalités de Comet.

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Nous allons présenter cette version actuelle du projet transmedia « Confusion.today » le lundi 25 janvier dans le cadre d’une table ronde regroupant les projets soutenus par Pro Helvetia en 2015.

Confusion.today présent aux CrossVideoDays de Paris

CrossVideoDays

Notre projet transmedia Confusion.today sera présent aux CrossVideoDays les 11 et 12 juin à Paris. Avec Dan Wechsler de Bord Cadre Films, nous allons pouvoir présenter notre projet à des potentiels partenaires et également vérifier la portée et l’intérêt du concept qui se trouve « derrière » ce projet.

Voici quelques lignes sur le positionnement du projet:

Notre monde hypermédiatisé et surexposé comporte encore des zones d’ombres et génère des situations absurdes. La mémoire humaine reste courte, malgré – ou peut-être à cause ? – des caméras, des écrans et des nouvelles qui arrivent sous forme de flux ininterrompus.

La confusion règne.

Pour en sortir, certains promettent des solutions efficaces via une histoire fédératrice (la guerre contre le terrorisme, « Je suis Charlie »).

D’autres parient sur une mise à plat objective des évènements en développant des bases de connaissance participatives (Wikipedia).

La grande majorité des spectateurs cependant se désolidarise et cherche le salut dans des objets de satisfaction immédiate, où la pensée est déjà mastiquée et la solution prête à être digérée.    

Et si la confusion d’aujourd’hui n’était pas liée à la surenchère de contenus ou de formules, mais plus au manque de liens multiples et contradictoires entre les contenus, les points de vues et le monde ?

A la difficulté de faire converser des spécialistes et de fédérer leurs apports de manière transversale et vivante ?

A notre besoin de réduire la complexité en apposant des étiquettes statiques et réductrices sur des personnes ou des problématiques ?

Nous allons insister sur le côté « trans » du projet Confusion.today. Il y a bien sûr l’étiquette transmedia pour définir la place du projet dans l’écosystème culturel. Mais il y a aussi le caractère transformateur du parcours personnel que nous permet le dispositif du projet.

Au final, on peut résumer la proposition de valeur principale par le mot transmission. Transmission de connaissances de la part de spécialistes et transmission d’expérience de la part des utilisateurs.

Le projet a eu deux soutiens financiers ce printemps: par le pôle pluridisciplinaire de la Ville de Genève et le programme transmedia de Pro Helvetia.
Merci à eux pour ces soutiens: avec ces moyens financiers reçus, on pourra développer un prototype / démonstrateur d’ici septembre. Le but du prototype est d’une part de pouvoir tester concrètement notre concept et d’autre part de trouver des partenaires et soutiens financiers supplémentaires.

 

Prochaines présentations

Avec le démarrage proche du printemps, je vais faire plusieurs présentations et conférences pour parler des expériences liées à Walking the Edit ainsi que sur les enjeux des nouvelles écritures.

Il y aura une conférence à Paris le 17 mars, au pavillon Suisse de la Cité Universitaire de Paris, épicentre du projet Heritage Expérience sur lequel j’ai travaillé entre 2010 et 2012.

Mais avant il y aura une présentation du projet de recherche MoveYourStory dans le cadre d’une soirée de Catalyx/Union Suisse sur les partenariats publics-privés.

Puis une participation à distance à une causerie initiée par Annabel Roux de Storycode Provence à Marseille, sur la question du documentaire génératif, entre autres…

La suite…

Présentation à Visions du Réel

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Walking the Edit sera présenté dans le cadre du festival Visions du réel à Nyon, le lundi 28 avril à 16h.

La présentation se fait en anglais et l’entrée est gratuite.

Présentation du projet transmedia Walking the Edit, autour de la narration combinatoire associant marche à pied et mémoire audiovisuelle d’un territoire. Les déplacements du public génèrent en temps réel un film unique basé sur la géolocalisation. Ulrich Fischer (Genève) propose de poser les enjeux de la narration combinatoire, de la co-création avec le spectateur ainsi que de la valorisation des contenus. 

 

Narration combinatoire

Dans le cadre d’un séminaire organisé pour un projet de webdoc avec France Télévision, j’ai eu le plaisir de faire une présentation sur la « narration combinatoire » – ou le « responsive storytelling ».

Voici la présentation:

Il n’est pas directement question de « Walking the Edit » ou de Memoways, mais cette présentation devrait permettre de mieux visualiser les enjeux narratifs liés à ces deux projets.

London Calling

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A travers notre partenariat sur le projet transmedia Zeru développé par la société Bord Cadre Films à Genève, nous (Memoways / Walking the Edit) allons être présents au marché du festival Power to the Pixel, les 16 et 17 octobre à Londres.

L’enjeu de notre présence au marché est de chercher des financements pour réaliser ce projet transmedia ainsi que de trouver des partenaires et clients futurs pour développer des « use case » sur base de la plateforme logicielle Memoways et des développements spécifiques liés à ce projet.
Orienté « storytelling » avec des objets linéaires (film d’animation, bande dessinée interactive) et « experience » non linéaire (modules documentaires et participatifs), le projet Zeru vise à sensibiliser ses publics à des enjeux de société.

Le pitch du projet Zeru:

Lors d’un déplacement en Tanzanie, un consultant financier Afro-américain découvre l’horreur de la situation des Albinos, chassés et assassinés par des réseaux de sorcellerie. Son destin croisera celui d’un enfant, traqué comme une bête pour sa couleur de peau. Bientôt, son voyage de routine va se transformer en un effroyable cauchemar.
Un thriller sombre et haletant, une traque sans merci qui dévoile toute l’horreur d’une réalité jamais abordée au cinéma.

UPDATE: Le projet Zeru a été primé par ITVS. Il a en outre suscité beaucoup d’intérêt de la part d’institutions (télévisions, financeurs) ainsi que de co-producteurs potentiels. A suivre…
Quelques lignes pour aller plus dans les détails du projet.

Le projet transmedia Zeru repose sur deux entités:
une bande dessinée interactive (IGN = interactive graphic novel). La bande dessinée interactive se consulte via une application pour tablet et smartphone, avec une version optimisée pour le web.
une plateforme documentaire (vidéos, textes, photos, audio). Il s’agit d’un ensemble de sites web: une carte interactive permettant de s’immerger dans les histoires d’un territoire, un mur vidéo qui fait cinéma, un espace personnalisé pour chaque utilisateur en lien avec les réseaux sociaux, ainsi qu’en tâche de fond pour tous les sites, un générateur de films.

La particularité du projet Zeru tient sur l’articulation bi-directionnelle et dynamique entre ces deux entités.
Ainsi, la lecture de la bande dessinée interactive va générer un film documentaire spécifique à la lecture personnelle de chaque utilisateur; la consultation des fragments documentaires est connectée à des séquences thématiques issues de la bande dessinée interactive.
Se constitue donc un lien fort entre le monde linéaire d’une histoire fictionnelle et les mondes non linéaires et organiques du web documentaire, stimulant ainsi l’adhésion émotionnelle et l’engagement actif de l’utilisateur / lecteur autour des enjeux et de la problématique en question.
A la « sortie » de cette histoire, le lecteur voit via le film documentaire que les enjeux traités de manière fictionnelle dans la bande dessinée ont bien un ancrage réel dans le monde d’aujourd’hui. Comme la plateforme documentaire est connectée sur le web, les films résultants ont donc également un ancrage dans le présent: le lecteur de la bande dessinée interactive, devenant utilisateur de cette plateforme documentaire, aura la possibilité de s’engager de manière plus active en cherchant des informations complémentaires, d’autres vidéos et s’il le souhaite, d’ajouter ses propres contenus (commentaires, images, vidéos) en lien avec la cause.

Cette double mécanique narrative et expérientielle est rendue possible grâce à la plateforme logicielle Memoways. Cette plateforme permet de stocker, de gérer et de délivrer les contenus en lien avec ce projet, de manière à générer cette articulation bi-directionnelle et dynamique entre ces deux entités.