Pecha Kucha à Lyon

J’aurais le plaisir de participer, sur une invitation de Emile Hooge de Nova7, à la rencontre Pecha Kucha « Faire vivre des EXPERIENCES porteuses de sens » à Lyon le 2 février 2017 10h-13h.

Lieu : Pratiques Artistiques Amateurs, Centre d’échanges Perrache (niv.4 côté Saône) Place Carnot, Lyon 2e
Contact : Emile Hooge – [email protected] / 04 72 17 95 61

Pour s’inscrire (gratuitement) c’est ici.

 

DESCRIPTION
On voit apparaître de nombreuses initiatives pour transformer la société et engager une transition vers un monde plus durable, plus solidaire, plus poétique… Parmi ces initiatives, nous nous intéresserons en particulier à celles qui proposent de vivre des expériences porteuses de sens, en s’adressant aux citoyens d’une ville, aux apprenants d’une formation, aux publics d’une exposition ou d’un spectacle, aux salariés d’une entreprise ou aux entrepreneurs d’un territoire.
Nous avons réuni 6 intervenants qui créent de telles expériences originales et vivantes, chacun à leur manière, chacun dans leur univers. Il peut s’agir de partager des connaissances ou des émotions, d’organiser des moments collectifs ou individuels, de susciter la participation active du public ou de l’embarquer dans un monde immersif…
Ils nous présenteront leurs initiatives et ensemble nous imaginerons des pistes nouvelles pour inventer le monde qui vient.
Les intervenants:
Annick Charlot – Compagnie Actes – « Journal d’un seul jour »
Claudine Revol – Ouishare – « POC 21 »
Diane Lenne – WAP – « We are the projects »
Isabelle Radtke – Les Usines Louise – « Forest as a DAO »
Ulrich Fischer – Memoways – “Patrimoines en partage”
Bruno Vitasse – Zone AH – « Living Roof »

L’animation Pecha Kucha

 

Les intervenants prendront la parole à tour de rôle pour nous présenter en 6 min. 40 leur initiative avec un diaporama illustré (20 diapositives x 20 secondes). Ils nous raconteront comment ils font vivre aux gens des expériences mémorables et porteuses de sens. Ce principe d’animation nous permettra de découvrir rapidement une diversité démarches, de lancer des discussions stimulantes et de trouver des inspirations pour l’avenir.

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Mediation du patrimoine avec le numérique

Dans le cadre du projet « Patrimoines en Partage » sur lequel je travaille depuis plus d’un an, j’ai été amené à faire un état de l’art des applications numériques de médiation du patrimoine culturel.

Pour synthétiser cette page de ressources très dense, je propose dans ce billet une analyse et appréciation de quelques applications choisies, avec une mise en avant d’arguments pour / contre.

Comme il s’agit d’expériences géolocalisées que je n’ai pas pu tester dans le contexte local, je n’ai pu me faire qu’une idée abstraite de la véritable expérience utilisateur sur place.
Néanmoins, j’ai essayé de sortir les points intéressants et le potentiel, tout en pointant sur les aspects – à mon sens – dépassés ou qui fonctionnent mal.

Ces points « positifs » et « négatifs » sont clairement des appréciations subjectives et personnelles, en appliquant les attentes et prérequis suivants:

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Les spécificités de la plateforme numérique PEP

Sur le chemin du développement de la plateforme de médiation numérique « Patrimoines en Partage » (qui va être présentée publiquement en 2017), j’ai listé les spécificités techniques et conceptuelles de ce projet.

Comme il y a beaucoup d’initiatives dans le domaine de la médiation culturelle à travers le numérique (voir l’état de l’art du projet), il est important à mon sens de tirer des enseignements de ce qui s’est fait et de mettre nos conclusions en perspective avec les développements actuels du numérique, au delà du champs patrimonial ou culturel: l’importance croissante des applications de messagerie et l’arrivée des bots; le gros hype autour des projets en AR/VR; l’importance grandissante de la vidéo ou les évolutions des techniques et des usages

Au delà des effets de mode, il y a bien un raccourcissement des cycles d’évolution des usages – l’enjeu est donc de découpler les contenus des usages, en pariant sur le fait que si les contenus sont accessibles moyennant des descriptions exhaustives, ces contenus pourront vivre plusieurs vies au delà du projet sur lequel nous nous concentrons actuellement.

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Projet Eynard

De manière complémentaire au projet Patrimoines en Partage, j’ai été mandaté fin 2015 pour aider à mettre en place une plateforme web pour publier et valoriser les daguerréotypes de J.G. Eynard.
Voici en quelques points la prestation que j’ai fourni au mandant, la Bibliothèque de Genève:

  • Proposer un concept d’éditorialisation qui permette de créer des liens et connexions entre des contenus (d’une image à une autre, mais également entre une partie d’image et une autre)
  • Proposer un workflow qui tire parti de l’outil existant (Museum+), en donnant aux spécialistes du CIG la possibilité de rajouter une dimension éditoriale sur la base de données existante, et en leur facilitant la publication puis le suivi des usages online.
  • Proposer un concept de site web (fonctionnalités, expérience utilisateur)
  • Rédiger un dossier et un cahier de charges pour convaincre toutes les parties prenantes au projet (des financeurs aux informaticiens en passant par les responsables des départements) de pouvoir lancer la mise en production du projet.

Le projet numérique Eynard en quelques mots.

Avec l’objectif de valoriser l’expertise du CIG à partir du corpus photographique de J.G. Eynard, le projet numérique Eynard propose d’offrir au public cible un outil interactif et évolutif sous forme d’un site web aux usages personnalisés et innovants.

Ce site web doit permettre l’étude des daguerréotypes à travers la mise en relation d’images avec leur contexte d’origine (l’histoire derrière l’image), d’une partie de l’image avec d’autres parties d’images (pour comparer des lieux ou chercher des personnes) et de pouvoir découvrir les multiples liens qui relient des images entre elles (à travers une personne, un objet, un évènement etc).

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Un « mockup » très rudimentaire de ce que pourrait être l’interface du site web

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Workshop archives ilôt13

A l’intersection des archives familiales (les films Super-8 dans le grenier de nos parents) et des archives nationales (les vieilles émissions de la télévision) il y a les archives de quartier.
Ces archives sont plus liées à un lieu qu’à un groupe d’individus; la mémoire du lieu survit aux personnes qui y passent un temps de leur vie – mais encore faut-il que cette mémoire soit liée et partagée avec le territoire donné.

Dans le cadre des festivités des 30 ans du quartier de l’ilôt13 à Genève, je propose un workshop pour créer des liens entre les archives des habitants, entre des contenus et un lieu, entre des vidéos et des personnes, entre des histoires et des thématiques…
En somme, de considérer les archives non pas comme une trace figée du passé, mais une mémoire vivante avec laquelle on peut continuer d’interagir, de converser et surtout que l’on puisse alimenter avec des nouveaux contenus.

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Ce workshop aura lieu début juillet, à l’arcade Memoways / Ulrich Fischer.
4 jours sont proposés sur ce doodle permettant de prendre les disponibilités des participant-es.
Merci de bien indiquer votre prénom et votre nom, ainsi qu’un contact (mail ou téléphone) pour vous joindre: confirmer les dates et la tenue du workshop, discuter des détails etc.
Le workshop est ouvert à une petite dizaine de participant-es entre 13 et 99 ans.

 

Très concrètement, le workshop va proposer les moments suivants:
  • rassembler les archives en provenance de divers auteurs: photographies, Super-8, vidéos… il y a déjà une belle masse de contenus, mais il est important de rassembler un maximum de points de vues, d’esthétiques, de situations etc de manière à ne pas avoir une Histoire unique mais bien de présenter, de manière structurée et guidée, la multiplicité des vécus. Venez donc avec vos vidéos, photos, textes, sons ou dessins sous une forme numérique (fichier) sur un disque dur ou une clef USB – nous allons ajouter ces contenus à la mémoire collective du quartier (via une base de données collaborative).
  • stocker de manière centralisée (sur un serveur), accessible de manière décentralisée (par le web) pour les personnes partie prenante. Nous allons utiliser plusieurs services complémentaires pour permettre la sauvegarde (archivage) et surtout la valorisation à travers l’éditorialisation des contenus avec des informations descriptives.
  • ajout d’informations descriptives (métadonnées) de manière à pouvoir chercher, trier et filtrer les archives.
  • création de projets: nous allons utiliser des applications web comme Airtable pour indexer, Mapme pour créer des cartes interactives, StorymapJS pour guider le public à travers des contenus choisis ou la plateforme vidéo Comet pour naviguer à travers les vidéos… Nous somme aussi en train de mettre sur pied une application tablet réalisée avec l’outil online Pandasuite.
  • exports de sets (playlists) personnalisés vers des outils de navigation, présentations cartographiques, application mobile… Chaque personne pourra exposer ses histoires à travers ces plateformes, soit à partir des outils mentionnés ou alors directement depuis le projet accessible ouvertement sur Internet.

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Quelques exemples de projets que nous pouvons réaliser:

Voici des articles du Courrier et de la Tribune de Genève sur l’historique du quartier trentenaire et du programme de festivités.

En complément: en cliquant sur cette image, un lecteur vidéo s’ouvrira et permettra de découvrir une première version des archives vidéo du quartier…

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Résumé de l’atelier design de services

Pour réaliser la plateforme numérique du projet Patrimoines franco-suisses en partage, il s’agit de répondre à trois questionnements en parallèle:

  • Quelles données ?
    Chaque lieu de patrimoine a ses propres outils de base de données, ses logiques d’indexation et méthodologies de travail. Nous avons fait un premier recensement des contenus existants dans des bases de données métiers, cartographié les pratiques courantes; maintenant il s’agit de voir comment on peut agréger les contenus dans un outil commun afin de créer des liens entre ces contenus: des histoires transversales.
  • Quelles histoires ?
    Cet outil que nous allons développer entre 2016 et 2017 permettra de récupérer des données et métadonnées existantes, ajouter des connecteurs sociaux (récupérer de manière très ciblée des contenus depuis Instagram, Facebook, Twitter etc) avec l’objectif de rendre les données éditorialisées vivantes avec des contenus « temps réel » du web social. Nous avons esquissé des schémas de fonctionnement et d’architecture; une fois que nous aurons validé les sources et les usages nous pourrons préciser les fonctionnalités et le design de cet outil d’éditorialisation commun.
  • Quels usages ?
    Des données éditorialisées sans savoir qui va les utiliser, comment et dans quel but, ne sont pas vraiment utilisables. C’est pourquoi il est indispensable de pouvoir esquisser des scénarios d’usages souhaités, en lien avec les usages actuels mais également en imaginant des nouveaux usages qui permettraient d’atteindre un public plus jeune.

Nous menons ces 3 chantiers de front; le chantier des scénarios d’usages a fait l’objet d’un atelier orienté « design de services » mené par la Cité du Design et qui s’est tenu début avril à Ferney-Voltaire.

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Le projet Patrimoines en Partage fait ses premiers pas

Suite au billet inaugural pour le démarrage de ce projet fin 2015, voici quelques nouvelles au sujet de ce projet de plateforme numérique pour la médiation des patrimoines partagés Franco-Suisse, sur lequel j’ai la responsabilité « d’assistance à maître d’ouvrage » (AMO).

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Capture d’écran d’une vue sur le projet patrimoine réalisé en 2013 à Lausanne  

Plus concrètement, j’ai conceptualisé les grandes lignes de l’architecture logicielle du projet et rédigé le cahier de charges pour pouvoir chiffrer l’opération et trouver des prestataires techniques.
Maintenant que nous avons choisi les prestataires, il s’agit de passer dans le mode opérationnel afin de pouvoir présenter la plateforme au public, en 2017.

Voici en quelques mots les chantiers actuels:

  • à travers deux questionnaires détaillés, effectuer un état des lieux des besoins, contraintes et envies des professionnels du patrimoine. Il s’agit de partir du terrain et faire se rencontrer la réalité professionnelle avec les hypothèses et objectifs du projet;
  • il s’agit également de recueillir des informations précises sur les outils utilisés (comme Apidae, plateforme Gertrud etc) pour pouvoir récupérer – de manière structurée et efficace – les données déjà existantes afin de les éditorialiser avec notre propre outil d’édition;
  • définir les scénarios d’usages souhaités. Pour ce faire, un workshop / hackathon sera organisé début avril pour permettre d’élaborer de manière collaborative et transversale ces scénarios;
  • avoir une base de « l’état de l’art »: connaître et évaluer les expériences existantes, de manière à apprendre de ces projets et de proposer des innovations bien pensées.

Les prestataires choisis sont les sociétés MobileThinking pour le développement et 8Bit Studio pour le design.

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Patrimoine en partage: démarrage du projet

Cela fait déjà plusieurs mois que je travaille sur un projet de plateforme numérique intitulé « Patrimoines franco-suisses en partage« . Cette plateforme va être développée entre 2016 et 2019 dans le cadre du programme INTERREG V A, qui soutient spécifiquement des projets franco-suisses.
Le chef de file suisse, représenté par le SIPaL à Lausanne, m’a confié le mandat de faire l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) pour ce projet d’ampleur transfrontalière.

J’ai donc développé un concept de plateforme numérique pour proposer des usages innovants (= applications mobiles) en lien avec les patrimoines bâti et paysager, permettant de faire des liens entre la France et la Suisse, pour connecter les silos entre les spécialistes du domaine et pour offrir une expérience utilisateur bien personnalisée…

Après la rédaction d’un cahier des charges pour faire l’appel d’offre auprès de plusieurs entreprises suisses et françaises, nous allons dès le mois de janvier passer dans la phase de réalisation.

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L’aboutissement du projet Loretan

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Les archives sur lesquelles nous avons travaillé proviennent directement de la collection d’enregistrements d’Erhard Loretan et de ses compagnons d’expéditions.Cette collection a été gracieusement été mise à disposition par le Musée Alpin.
On y trouve des interviews, des ascensions, des paysages à couper le souffle, ou encore des séquences montrant la population locale dans la région de l’Himalaya. Parmi la centaine d’heures d’archives que nous avons consultées et dérushées, certaines pouvant durer de trente minutes à plus d’une heure et demi.

Nous avons choisi de mettre l’utilisateur de l’application mobile au coeur de la vie d’Erhard Loretan.
Contrairement à la réalisation d’un film traditionnel, pour lequel des fragments sont assemblés dans le but d’obtenir un montage final unique, notre projet consiste en la conservation des fragments et de pouvoir les visionner directement pour eux-mêmes.
Pour ce faire, il est possible de naviguer dans des playlists grâce aux mot-clé.

En plongeant dans les archives valorisées dans l’application mobile, l’utilisateur est invité à visionner les moments les plus intimes et intenses de Loretan, non pas du point de vue d’un réalisateur qui veut nous raconter une histoire dont il est le guide, mais au contraire, du point de vue de l’alpiniste.
Hormis le travail de sélection et d’indexation qu’a représenté la sélection des fragments en fonction des scénarios et usages dans l’application, le plaisir fut surtout d’avoir la sensation d’accompagner Erhard Loretan au coeur de ses aventures, aussi bien physiques que psychologiques.

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Patrimoine et villes innovantes

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Depuis le démarrage du printemps, je travaille sur plusieurs projets où il s’agit de valoriser le patrimoine (bâti, culturel, immatériel) à travers le numérique.
Ces projets sont encore en phase de démarrage ou de sélection, donc il est encore trop tôt pour donner les détails.

Cependant, voici quelques uns des enjeux sur lesquels je porte principalement mon attention.

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