Usages de Kura pour le projet « traverse »

Comment apporter une dimension vivante et immersive à un projet numérique de médiation culturelle, simplement en ajoutant des vidéos ou des segments de vidéo à la proposition de valeur ?
Et comment structurer ces vidéos avec des choix éditoriaux cohérents, tout en offrant une liberté de découverte aux utilisateurs ?

Ce billet va présenter en détail le travail que j’ai réalisé cet été avec notre outil Kura pour le projet traverse, en particulier pour l’intégration des vidéos au sein de l’expérience mobile.

Des vidéos et des playlists.

La première chose à préciser ici, c’est qu’il y a le même concept structurel entre les deux projets: une liste de contenus qualifiés avec des mots clé d’une part, et des playlists constituées à partir de ces contenus d’autre part.

Dans Kura, nous avons comme point de départ une bibliothèque de vidéos choisies spécifiquement dans la masse de vidéos YouTube, qualifiées avec des labels.

Kura: la bibliothèque de vidéos; les labels permettent de classer et filtrer les vidéos

Pour les besoins du projet traverse, j’ai créée une bibliothèque de plus de 600 vidéos qualifiées avec des labels spécifiques (entre 2 et 6 labels par vidéo). En cherchant des vidéos sur le patrimoine partagé entre la France et la Suisse, on ne trouve pas grand chose d’intéressant au départ avec une simple recherche YouTube; ce n’est que par sérendipité que l’on tombe sur des filons de vidéos intéressantes, que j’ai importé dans Kura simplement avec un copier / coller d’url.

Cette bibliothèque de vidéos est maintenant à disposition des contributeurs du projet, pour pouvoir trouver très vite des vidéos en lien avec un endroit, une thématique, un enjeu… Que ce soit pour le projet traverse, ou pour n’importe quel autre projet pour lequel des vidéos spécifiques seraient de circonstance.
J’ai aussi défini dans Kura les vidéos que j’allais « envoyer » dans l’outil traverse: au fur et à mesure de mon travail de curation vidéo, j’ai déterminé plus de 200 vidéos à intégrer au sein de l’expérience traverse.

Dans l’outil d’édition de traverse, nous avons une base de données de fiches (lieux, objets, médias, personnes et évènements) qualifiées avec des catégories, des thématiques et des tags.

Traverse: la bibliothèque de fiches créées dans l’outil d’éditorialisation

Pour intégrer une vidéo choisie dans Kura à la base de contenus de traverse, il faut créer une fiche de type « média » et ajouter les informations nécessaires.

Les deux outils permettent également de construire des playlists de contenus, en choisissant l’ordre des vidéos / des fiches de manière à raconter une histoire particulière.

Dans Kura, il faut simplement « tirer / glisser » des vidéos dans une mini-timeline, en définissant leur place au sein de la liste.
Une fois la playlist constituée, on peut lui donner une description et la publier.

L’outil de création et édition de playlist

Il y a actuellement deux types de publication à disposition: une playlist simple optimisée pour l’usage mobile (et l’intégration au sein d’une application mobile) et un player qui permet de naviguer entre des playlists connectées, avec une lecture automatique continue entre les vidéos de la playlist.

L’outil de création de players vidéo

Dans l’outil traverse, il faut rechercher les contenus à ajouter d’un clic à la liste, tout en qualifiant le lien entre les deux fiches avec une courte phrase.

La création d’une playlist dans l’application traverse

Voici quelques captures d’écrans de l’expérience utilisateur via l’application mobile: découvrir des fiches et se laisser raconter une histoire via les playlists

Créer une playlist avec des segments de vidéos.

En travaillant avec les vidéos trouvées sur YouTube, on se rend vite compte que de faire des playlists spécifiques avec des vidéos entières n’est pas toujours intéressant ni adéquat avec le temps d’attention très court que l’on a sur le web, et encore moins en mobilité…

Prenons l’exemple du lac d’Aiguebelette.
J’ai choisi 6 vidéos différentes pour découvrir les différents aspects du lac; l’une des vidéos est un long reportage sur la Savoie et une autre, un survol en drone qui est un peu répétitif. J’ai donc créé des segments dans ces vidéos à l’aide de l’outil « Markers » dans Kura, puis mis bout à bout les 6 vidéos dans l’outil « Playlists ».

La playlist vidéo pour le lac d’Aiguebellete. On voit dans les barres bleues sous l’imagette de la vidéo le segment utilisé (le bleu clair indique ce qui est utilisé)

Voici les différentes manières de consulter la playlist publiée.

Dans l’application mobile:

Présentation de la playlist dans l’application mobile

Sur le web, via l’intégration en « embed » sur un site:

Comme on peut le voir, la création et l’intégration d’une playlist vidéo permet d’ajouter une valeur supplémentaire à une proposition initiale, en:

  • sélectionnant des contenus intéressants (curation)
  • choisissant un ordre de présentation (structuration)
  • définissant, si nécessaire, la portion à utiliser dans la vidéo (segmentation)

Ensuite, c’est possible de faire exister la playlist dans l’application mobile traverse, via la création d’une fiche, ou alors simplement en pointant sur l’url de la playlist à travers la fonction « embed » ou en faisant un post sur Facebook avec l’url.

Pour terminer, un autre exemple avec le barrage de Génissiat:

Workshop création smartphone avec la HEAD

Ce billet sert comme base de travail pour le workshop de création vidéo avec les smartphones pour les étudiants cinéma de première année de la HEAD.
Au delà des enjeux pédagogiques et stratégiques liés à cette intervention en particulier, je partage les ingrédients de ce workshop pour permettre à toute personne intéressée par les usages créatifs et participatifs des smartphones de pouvoir fabriquer son propre projet vidéo sur le web, de manière personnalisée et pérenne.

Le cadre du workshop

Il s’agit de créer, en moins d’une journée, une collection originale de courtes capsules vidéo qui seront intégrées dans le flux des réseaux sociaux à mettre en ébullition lors du prix du cinéma Suisse. Cet évènement aura lieu au BFM à Genève le 24 mars.
La mise en ligne de ces vidéos se fera en collaboration avec la SSR / RTS, qui est partenaire de l’évènement.

Comme c’est un évènement très select, sur invitation, qui vise en même temps un grand retentissement auprès du grand public, l’enjeu est de faire vivre cet évènement – au delà de sa retransmission télévisée – sur les réseaux sociaux.
Idéalement de manière proche, décalée, vivante, créative, de l’intérieur…

Remplacer Oscar par Quartz (les costumes restent)

Les objectifs du projet

Pour les deux partenaires que sont la HEAD et la RTS, la création de contenus vidéos avec les smartphones est un terrain inconnu. Si l’on ajoute encore les nouveaux espaces de diffusion que sont les réseaux sociaux (c’est marrant à ce propos: les réseaux sociaux ont-ils vraiment avalé le web, vu que l’on ne parle plus que de Facebook ?), on obtient un cocktail qui semble très éloigné de ce que l’on considère être la création cinématographique ou même télévisuelle.

Comment concilier regards individuels, création collective, approches conceptuelles et improvisation nécessaire avec la « dilution » programmée des égos créatifs dans un flux que finalement plus personne ne maîtrise ?
Vu sous cet angle là, ça ne donne pas envie de s’y plonger (et de s’y perdre).
Mais si on prend un peu de recul et appréhende le projet sous forme d’une promesse de conversation vivante, organique et évolutive et pas comme une simple juxtaposition de monologues, ça donne une autre valeur à la proposition.

Ce projet est, dans ma compréhension des choses, un prétexte pour pousser les étudiants dans le bain des réseaux appelés sociaux et de les faire penser mise en lien / connexion / combinaison, comme on pense montage.

L’enjeu est donc bien de noyer personne et de donner envie aux cinéastes en devenir d’y revenir…
Avec la considération que le cinéma ne peut plus faire abstraction d’Internet, et que ce n’est pas l’un ou l’autre, mais idéalement l’un avec l’autre.

Comment ? Et bien, il faut commencer quelque part, via un projet comme celui ci, et essayer.
Sans préjugés, sans trop d’attentes ni de pression, avec curiosité.

Le Quartz tant convoité

Les objectifs du workshop

Très concrètement, voici les objectifs du workshop:

  • Apprendre à créer des vidéos avec son smartphone, en choisissant les bonnes applications et en ajoutant les bons accessoires
  • Se « libérer » des réflexes de création vidéo hérités (tournage avec une caméra, montage avec un ordinateur, diffusion avec un projecteur) et découvrir des manières de faire alternatives – au service d’un propos et surtout d’un partage (ce n’est pas Facebook qui a inventé le partage !)
  • S’approprier les outils de création grand public dans une approche ludique, co-créative et démystificatrice
  • Comprendre l’importance primordiale du flux de travail et s’approprier les bonnes pratiques pour ne pas se perdre dans des problèmes techniques.

Pour moi, les enjeux particuliers sont:

  • Ne pas tout miser sur une publication aveugle en direction des réseaux sociaux. Facebook c’est bien pour atteindre les gens de manière efficace, mais une fois que les vidéos sont likées/partagées, ils disparaissent dans le tsunami des nouveaux contenus… Perdre son travail, sa mémoire dans Facebook – sérieusement ? Heureusement, il existe des solutions complémentaires, détaillées ci dessous
  • Rassurer (ce n’est pas parce que l’on ne comprend pas ou on n’aime pas ce nouveau monde du web qu’il faut en avoir peur et lui tourner le dos) et stimuler la curiosité (chercher de l’inspiration au delà des recettes éprouvées). Faire sentir que ce que l’on partage avec le public n’est pas seulement un objet (un film) mais un regard, une sensibilité, des questions, des hypothèses.

La méthodologie de production

On dit souvent qu’un film c’est 80% de logistique (organisation, technique) et 20% de créativité. Ces chiffres (non scientifiques) sont surtout là pour nous rappeler l’importance du workflow, qui est au service de la créativité.

Voici un schéma qui pose à plat et en perspective les articulations entre des outils et des étapes de production.

 

A retenir de ce schéma:

  • Il faut centraliser quelque part la « mémoire » des vidéos créées. Par défaut, nous allons utiliser YouTube: c’est gratuit et pratique; on peut aussi y stocker des vidéos non montées comme des segments de rushes, simplement en appliquant le réglage « non listé » pour ne pas les rendre publiques en tant que tels. Les désavantages: une fois qu’une vidéo est uploadée sur YouTube, on peut bien la partager (via l’url ou un embed) mais la vidéo originale ne nous est plus accessible pour d’autres opérations (telle qu’un upload vers Facebook par exemple).
  • Il y a deux chemins possibles pour les vidéos smartphone vers le web: du smartphone directement vers le web (YouTube, Facebook) et en faisant un détour par un logiciel de montage sur ordinateur avant d’uploader sur Internet. Le détour via un ordinateur fait seulement sens si on doit faire des opérations de montage plus complexes, sachant qu’il existe des applications smartphone de montage vidéo qui fonctionnent plutôt bien (par exemple Videoshop).
  • Ce schéma propose d’utiliser notre application web Kura pour gérer de manière collaborative les vidéos, pour ensuite proposer une navigation « orientée » via des playlists connectées sur la plateforme Comet. Kura se pose par dessus YouTube et permet de classifier les vidéos avec des labels, mais aussi d’ajouter à sa bibliothèque des vidéos qui ne sont pas les siennes. L’enjeu ici est de regrouper des contenus autour d’une thématique particulière – pour notre projet il s’agit de vidéos du prix du cinéma Suisse (trailers, interviews etc) – et de les regrouper en relation avec des contenus à soi. On peut ensuite publier un projet vidéo qui valorise son expertise, son regard sur un sujet particulier – pour notre projet de pouvoir lier par exemple des portraits de cinéastes avec des interviews et des extraits de films ou trailers. Tout en permettant des mises en liens entre films (à partir des enjeux, des lieux ou autres caractéristiques) avec l’objectif de proposer une expérience de découverte personnalisée pour chaque spectateur.
  • Une fois que les vidéos sont centralisées sur YouTube, il est possible de valoriser les vidéos à travers des usages et propositions multiples. Voir le billet sur les plateformes de vidéo interactives, pour pouvoir apporter une valeur supplémentaire via des usages interactifs ou immersifs.

Pour résumer: si on réalise le travail de fond (stockage et classification des vidéos) correctement, il est possible de valoriser son travail bien au delà de l’usage très momentané de Facebook…

Proposition d’applications smartphone à utiliser

Maîtrise du tournage:

FiLMiC Pro V6 – Best iPhone Video Camera App for iPhone and iPad

SEATTLE, Sept. 1, 2016 /PRNewswire/ – FiLMiC Inc, the leader in high-end mobile video technology, is pleased to announce the release of FiLMiC Pro v5.3 for iOS. FiLMiC Pro v5.3 adds support for the newly-announced DJI OSMO Mobile hand-held stabilizer. OSMO Mobile customers will have the ability to activate common FiLMiC Pro features directly from the OSMO […]

MoviePro : Video Recorder with Limitless options dans l’App Store

Consultez et comparez les avis et notes d’autres utilisateurs, visualisez des captures d’écran et découvrez MoviePro : Video Recorder with Limitless options plus en détail. Téléchargez MoviePro : Video Recorder with Limitless options et utilisez-le sur votre iPhone, iPad ou iPod touch.

Effets spéciaux lors du tournage:

SlowCam – Slow Motion Video Camera Realtime dans l’App Store

Consultez et comparez les avis et notes d’autres utilisateurs, visualisez des captures d’écran et découvrez SlowCam – Slow Motion Video Camera Realtime plus en détail. Téléchargez SlowCam – Slow Motion Video Camera Realtime et utilisez-le sur votre iPhone, iPad ou iPod touch.

Make slow motion GIFs & video loops in one tap.

Take a snapshot of something that’s moving… Mo turns it into a 3-sec slowmo loop that you can instantly share as GIF or video!

Hyperlapse from Instagram on the App Store

Read reviews, compare customer ratings, see screenshots, and learn more about Hyperlapse from Instagram. Download Hyperlapse from Instagram and enjoy it on your iPhone, iPad, and iPod touch.

Workflow complet: tournage, montage, postproduction, publication:

VivaVideo – Create Your Video Story | Free Video Editor & Video Camera

One of the best free video camera & video editor apps in Android & iOS market, easily create your video story, made simple and fun with VivaVideo, features include powerful storyboard editing tools, multiple capture cameras/lenses, photo slideshow, music video maker, unique collage maker/PIP, materials download such as themes, stickers, special effects, filers, transitions, FX, texts, export your videos to gallery and share with your friends & family on SNS like Facebook, Instagram, YouTube, Twitter, Google+, KakaoTalk, Line, WhatsApp and more.

PocketVideo

Fun vlogging from your phone

Videoshop: Fast and easy video editing and sharing for iPhone and iPad

Videoshop is the fast and easy app to personalize your videos and share them with all your friends.

Faites des vidéos géniales en quelques secondes. – Quik by GoPro

Quik par GoPro est la manière la plus facile de créer de magnifiques vidéos.

Amusant, original:

Fyuse | See life from different angles

Fyuse is a ‘spatial photography’ app which lets users capture and share interactive representations of the world, deemed Spatial Photos. Why squeeze a complex world into a tiny square frame? Instead, Fyuse lets you capture dynamic panoramas, immersive selfies, and full 360 views of the things that matter to you.

Boomerang from Instagram dans l’App Store

Consultez et comparez les avis et notes d’autres utilisateurs, visualisez des captures d’écran et découvrez Boomerang from Instagram plus en détail. Téléchargez Boomerang from Instagram et utilisez-le sur votre iPhone, iPad ou iPod touch.

 

Quelques pages conseils et ressources

Nomenclature des fichiers (workflow ordinateur)

Publication YouTube depuis son smartphone

Dérushage et segmentation vidéo

Je vais revenir sur ce projet avec un billet qui fera la retranscription (en vidéo idéalement) de ce workshop.

 

Plateformes de vidéo interactive

Sur le chemin de la construction d’un outil (en l’occurrence notre application web Kura), on regarde forcément d’un œil curieux les autres outils apparentés ou complémentaires.
Pour y chercher ce qui est similaire (animé par le besoin de faire partie d’une famille, d’une mouvance) mais également pour pointer les différences, de manière à préciser son propre positionnement spécifique.
Et aussi pour apprendre: des erreurs / errances des autres, des succès, des solutions bien pensées ou des fausses bonnes idées, des approches entrepreneuriales…

Ce billet qui liste quelques plateformes de création de vidéo interactive s’adresse à toute personne voulant publier une ou plusieurs vidéos sur le web, en ayant à cœur de proposer une expérience plus interactive et engageante que la simple lecture d’une vidéo partagée sur YouTube par exemple.

Mais c’est quoi la vidéo interactive ?

Avant de continuer, j’aimerais juste revenir sur le terme « vidéo interactive » que j’ai utilisé dans le titre de ce billet.
Comme il faut faire court et compréhensible pour tout le monde, la combinaison de mots « vidéo » + « interaction » va ouvrir, je l’espère, la perspective vers une promesse plus active et potentiellement personnalisée à la vidéo sur le web.

La suite…

Création vidéo mobile

Je ne possède plus de caméra vidéo depuis plus de 2 ans, alors que depuis le début des années 1990 j’en avais toujours quelques unes sous la main: pour improviser avec des musiciens, filmer un spectacle, créer mes propres films, partir à la rencontre de lieux et de personnes, capturer ma propre vie…

Que s’est-il passé ?

A travers ce billet, j’aimerais faire un état des lieux sur les outils de création de vidéos et poser quelques enjeux, questionnements et réponses possibles en rapport avec l’envie (le besoin ?) de filmer.

En somme, de réfléchir sur les points suivants:

  • Les caméras vidéo n’ont plus le monopole pour la création de vidéos (le vampire smartphone est passé par là)
  • Quels sont les chemins (efficaces, créatifs…) à disposition des créateurs entre une idée, une envie, et des vidéos qui peuvent titiller les émotions et l’intellect des spectateurs ?
  • Lié à cette question, la nécessité de trouver la bonne adéquation entre le fond (le propos, le message…), la forme (un film d’auteur, des courtes vidéos, un flux d’images…) et la manière (une histoire à sens unique ou alors des contenus qui s’insèrent de manière interactive et personnalisée dans un flux de conversation…)

<mise à jour> Voici le lien vers une page qui regroupe de manière plus condensée et moins verbeuse des application mobiles pour le tournage.

Smartphone ou caméra vidéo dédiée ?

Bien que je filme maintenant presque exclusivement avec mon smartphone, je garde toujours les yeux concentrés sur ce que proposent les constructeurs de caméras.
Car j’aime créer des images en « jouant » avec les possibilités de l’optique (cadre, netteté, profondeur de champs etc) et en choisissant les réglages esthétiques.
Pour ce faire, il faut avoir son outil créatif bien en main, avec une ergonomie au service de la maîtrise des paramètres techniques et un son de qualité.
Dans cette perspective, même en augmentant le smartphone avec des accessoires (poignée, micros, optique…), la prise en main de cette petite savonnette technologique ne sera jamais comparable à une caméra vidéo bien pensée.

Oui, ok – mais cela ne suffit pas comme arguments.

La course en avant sur la définition (toujours plus de pixels), les poussées en direction du HFR / HDR (ah, toute cette technique) ou la multiplication des accessoires (pour bien « lécher » son image) ne m’intéressent plus vraiment. C’est mettre beaucoup trop d’importance sur l’esthétique et la forme, au détriment de la simple question: comment faire arriver nos contenus au plus proche du cœur de notre public ?
En outre, la surenchère des arguments techniques bruts prime actuellement sur l’optimisation bien pensée du workflow (ce n’est pas en ajoutant la connexion WIFI à un serveur FTP que la question est résolue).

Il me semble que cet outil devrait aider le créateur de contenus à se concentrer sur la mise au monde (simple, rapide et vivante) d’images qui stimulent une réflexion chez le spectateur et font résonner un engagement auprès des utilisateurs.
A noter ici le glissement du spectateur vers l’utilisateur…

Lequel de ces 3 « équipements » donne le plus envie de filmer ?
Comme je ne travaille pas sur des projets fictionnels (tendanciellement plus lourds), mon choix est vite pris…

Caméra smart ou pas smart ?

J’ai besoin de sentir que si je crée une vidéo, elle va pouvoir prendre « organiquement » une place dans le quotidien: au sein de mon contexte immédiat, connecté de manière fluide et évolutive avec d’autres contenus du même type. Ici et maintenant, sans devoir passer par les goulets d’étranglement complexes et lourdingues que sont les applications de montage comme Final Cut, Resolve ou Première.

Les constructeurs de caméras, héritiers du monde hardware orienté outil mono usage, n’ont visiblement pas compris l’importance du software: avec un système d’exploitation (OS) ouvert à l’installation d’applications de tierce partie (Android ?), les fonctionnalités d’une caméra pourraient prendre l’ascenseur… un peu comme lors de l’arrivée de l’iPhone sur le marché de la téléphonie mobile.

Sony, Panasonic ou JVC sur le chemin de Nokia ?

meteor-dinosaur

La caméra comme instrument de musique ?

Filmer, puis directement retravailler selon les besoins et les envies dans une application dédiée, pour ensuite pouvoir partager, retravailler, recombiner – le tout avec le même appareil que l’on a toujours sur soi: c’est comme ça que j’ai envie de créer actuellement.
Bien sûr, pour produire des projets plus conséquents et exigeants, il faut prendre le temps, utiliser une machine et des applications plus professionnelles.

Mais comme un musicien fait ses gammes pour ne pas « rouiller » et pour parfaire l’expertise qu’il a de son instrument, je cherche à improviser, jouer, voir même faire des « jams » sur un mode de création collective…

Raccourcir le chemin entre l’idée, la réalisation et la publication; simplifier la complexité de l’acte créatif, en résolvant un problème à la fois; laisser le chemin guider vers le résultat et non l’inverse…
Voilà quelques unes de mes envies et besoins.
Et peut-être qu’à un certain moment, il y aura un concert – pardon -, un film qui va offrir au public un condensé cohérent de ce qui aura été découvert chemin faisant.

Ce n’est donc pas un monde contre un autre: les deux approches sont complémentaires, peuvent interagir tout en appartenant à des gestes et besoins différents.

Sous la caméra, une base de données !

En somme, mon objectif est de me constituer une base de données vivante et organique avec tous ces fragments créés au fil du temps.

Il est bien sûr possible d’utiliser une caméra « classique » pour ce faire; mais comme énoncé plus haut, le workflow entre la création de contenus, leur organisation et valorisation est trop lourd et inutilement compliqué pour l’appliquer au quotidien, à la manière d’un musicien qui fait ses gammes.

Du coup, le smartphone est l’outil adéquat et presque idéal pour réaliser cet objectif – et potentiellement plus encore.

Le smartphone étant en même temps le pourvoyeur de contenus et le périscope dans cet océan de contenus; l’outil qui me permet de créer des variations multiples et complémentaires sur un thème; l’enregistreur d’un moment particulier, que je peux capturer en « encapsulant » une ambiance dans une forme surprenante, en utilisant l’une des applications que l’on peut installer en un clic de doigt.

L’application fait le moine: travestir la vidéo grâce à son mobile ?

Pour en venir enfin à du concret: j’aimerais lister quelques applications de création vidéo mobile pour confectionner des vidéos courtes, de manière simple et ludique, pour une publication immédiate. Tout en se constituant une mémoire audiovisuelle vivante et organique…

apps-video-web-rond

Comme il y a des milliers d’applications de création photo / vidéo – dont une grande partie qui ne vivent pas très longtemps – je me suis limité à considérer les applications ayant au minimum les caractéristiques et fonctionnalités suivantes:

  • import / export de fichiers pour passer les contenus d’une application à une autre (et pour se constituer une mémoire);
  • facilité de prise en main, avec une interface et expérience utilisateur agréable et bien pensée (pour stimuler la créativité);
  • originalité du concept de création vidéo, prenant en compte des caractéristiques spécifiques du smartphone.

 Quel mobile à la création vidéo sur mobile ?

C’est une question importante, à laquelle je vais tenter de répondre avec une perspective historique, tout en pointant sur quelques besoins et des envies qui ne sont pas nées avec les nouvelles technologies.

Le cinéma a mis plus de 20 ans pour devenir 7ième art, il est donc normal que la forme adéquate, la grammaire spécifique au travail de création avec ce nouveau médium ne soit pas encore clairement visible et évidente.

La présentation « Machine Cinéma » ci-dessous propose un voyage dans le temps, de la naissance du cinéma à nos jours… pour pouvoir différencier entre l’attrait d’une forme narrative linéaire (le cinéma) et l’usage d’outils de création. Qui eux ont sacrément bougé depuis !

La machine Cinéma

Des outils de capture aux appareils de diffusion, en passant par l’éditorialisation (editing)

Ce que l’on voit, c’est que les outils de création, d’édition et de diffusion se « démocratisent » de plus en plus: l’occasion fait le larron. Mais pas que…

En produisant des contenus avec un smartphone, on peut se « libérer » des workflows lourds et (inutilement) complexes du cinéma classique en créant :

  • sans devoir livrer un chef d’œuvre (l’ambition du tapis rouge cannois repassera);
  • sans la pression de devoir tout dire au mieux, pour un public le plus large possible (le public n’est plus sur une unique autoroute);
  • sans la nécessité de devoir convertir les spectateurs en argent (le nombre de relais et la viralité est plus importante);
  • sans dépendance de collaborateurs ou de partenaires externes (ce qui accélère drastiquement le processus)

Le terrain de décollage et d’atterrissage des vidéos n’est plus limité à la salle noire ou au petit écran: il y a les écrans publics, nos écrans mobiles, et la déferlante (on verra bien si cela va être le tsunami annoncé) des lunettes VR/AR et consorts.
Les images sont parmi nous !

Ce qui semble être une banalité dans les usages du grand public n’est pas encore vraiment arrivé du côté des producteurs de contenus professionnels et historiques…

Comment donc s’approprier de manière créative, économique et logistique des promesses et possibles liées à ces « nouvelles technologies » (qui n’arrêtent pas d’être nouvelles, d’où les guillemets) ?

Sur le cimetière des applications disparues

Avant de regarder vers l’avant et d’imaginer des perspectives, il est intéressant de regarder dans le passé encore tout frais.

clown-cemetery

Dans le registre des applications de création vidéo mobiles prometteuses – à mon avis – mais qui ont dû récemment mettre la clef sous le paillasson:

  • Vyclone, pour synchroniser plusieurs smartphones ensemble et ainsi filmer en multicaméra, avec à la clef un montage automatique non destructif, que n’importe qui pouvait reprendre pour faire son propre remix des flux enregistrés;
  • Cinemagraph, qui mélange photo et vidéo pour créer des courtes boucles où l’on pouvait définir, en dessinant un masque avec son doigt, la partie de l’image qui devait rester en mouvement. Cela permettait de créer comme des courts haïkus poétiques, avec le temps comme protagoniste principal;
  • Mixbit, par l’un des fondateurs de YouTube, qui voulait apporter un outil de création collective, permettant le (re)mix de contenus partagés;
  • Blinks, qui permet d’agréger des contenus en fonction de mots clefs, en utilisant le langage naturel. En sélectionnant des tags, personnes, lieux, il était possible de générer une histoire en combinant les fragments disponibles.
  • Sympler permet le montage en pianotant sur une grille de vidéos, en rythme avec la musique. Ou comment remixer des vidéos, à chaque fois différemment, en fonction d’une bande son que l’on peut choisir.

Je ne peux pas m’empêcher d’ajouter à cette liste de morts précoces notre propre application vidéo mobile « Memowalk« , qui a existé une année en version beta sans pouvoir passer le cap d’une commercialisation et mise à disposition publique…

Memowalk-record12-web

Toutes ces applications ont pris le risque de penser différemment la création puis la réception de la vidéo, en fonction des possibilités offertes par le smartphone (qui n’est autre qu’un petit ordinateur en réseau):

  • Connexion internet pour chercher et publier en presque live des contenus, pour gérer l’assemblage des contenus
  • Connexion entre appareils pour synchroniser des flux de vidéos, des interactions entre créateurs
  • Puissance de calcul dans la poche pour traiter des vidéos, afficher des informations additionnelles
  • Enrichissement automatique par des métadonnées (lieu, activité, personnes etc)

Ce que la mort d’une application peut nous apprendre

En utilisant ces applications sur smartphone, il faut bien être conscient des enjeux et caractéristiques suivantes:

  • Les contenus créés avec une application peuvent disparaître avec l’application. Cela m’est arrivé avec mes cinemagraphs, que je n’ai pas pu tous exporter avant la fin du service. Le problème du « walled garden« …
  • Il faut souvent une bonne connexion internet pour utiliser pleinement les fonctionnalités de l’application (attention au forfait de données hors WIFI).
  • Limitations dans la maîtrise du détail: au niveau du montage, des corrections (les gros doigts sur l’écran…). Trop d’automatisation peut tuer la créativité…
  • L’application mobile qui amplifie et cadre la créativité est souvent plus qu’un outil: c’est une plateforme qui vient avec son propre modèle économique… Avec le risque de confusion et de dépassement de certaines limites (publicité intrusive).

Danser avec les images, jouer avec les vidéos, maquiller son histoire…

Les applications listées ci dessous ont toutes un « cadre de jeu » limité et spécifique; aucune prétend remplacer un outil professionnel ou une application desktop existante: l’ambition est avant tout de mettre dans la poche du grand public un outil plus ou moins fun pour créer des vidéos.

Un dénominateur commun de la majorité de ces applications, c’est que la création de contenus (le tournage) est intimement imbriqué avec l’édition des contenus (le montage). Ironie de l’histoire: d’une certaine manière, on en revient au « tourné-monté » du temps du Super-8…

Caméra et projecteurs unis, comme ici ? (on revient de loin…)

institut_lumiere_-_cinematograph-web

By VictorgrigasOwn work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36486712

J’ose espérer que dans le futur pas trop lointain des applications mobiles plus ambitieuses, orientées « storytelling » et misant plus sur une stimulation intellectuelle que superficielle vont finir par arriver – et s’implanter de manière durable.

Slowmograph permet de réaliser des boucles qui passent d’un ultra ralenti à un ultra accéléré, permettant selon son créateur de faire le pont entre la photographie et la vidéo. Bien que l’intérêt artistique se discute, que les courtes boucles bourrées d’effets ne vont certainement pas changer la face du monde – les résultats ont souvent un attrait qui invite au partage…

Make slow motion GIFs & video loops in one tap.

Take a snapshot of something that’s moving… Mo turns it into a 3-sec slowmo loop that you can instantly share as GIF or video!

Boomerang est une application du mastodonte Instagram / Facebook qui permet simplement (et c’est une qualité) de réaliser des boucles animées. Entre photo et vidéo, l’enjeu principal est de capturer un moment « charnière » qui va être mis en boucle. Et hop…

Instagram lance Boomerang, pour créer des vidéos d’une seconde qui tournent en boucle – Blog du Modérateur

Thomas Coëffé, le 22 octobre 2015 Instagram présente une nouvelle application : Boomerang.  » Ce n’est pas une photo. Ce n’est pas un GIF. C’est un Boomerang « . Le principe est simple et plutôt fun : vous permettre de créer de très courtes vidéos (environ 1 seconde), lues dans un sens puis dans l’autre, qui tournent en boucle.

Funimate s’utilise un peu comme un instrument de musique, où l’on ajoute en live des effets lors de la lecture d’une ou plusieurs vidéos. Les résultats sont forcément blindés d’effets plus ou moins intéressants, mais comme d’habitude, si on prend le temps de joindre créativement le fond et la forme, il est possible d’aller au delà de l’anecdote et de provoquer un sourire, une réflexion, un étonnement…

Funimate

Create surprisingly fun looping videos and animated selfies. Quickly transform an everyday moment into a surprisingly fun looping video clip with never before seen animation effects. Add text over your Funimate, create your own animated selfie and easily share it on your popular social network.

Tiltology utilise l’accéléromètre du smartphone pour jouer une vidéo: si on ne bouge pas, rien ne se passe. C’est en inclinant et bougeant son smartphone que la boucle se joue. L’application permet aussi de créer des vidéos qui « tiltent », jouées ensuite sur l’application mobile.

Tiltology

No Description

Et comme perspective, une application mobile qui passe par des lunettes de soleil pour filmer en mode circulaire: Spectacles, par Snapchat (oups, non: Snap ‘because we’re a camera company’). Le hardware n’a pas dit son dernier mot… mais pas là où on s’y serait attendu !
Comme quoi il faut se méfier des marchands de lunettes

Spectacles by Snap Inc.

Spectacles are sunglasses that Snap! Tap once to make a memory – from your perspective. Then, relive it later in Snapchat.

snapshat-newvideo

 

Il y a cependant un paradigme que les applications vidéo pour mobiles n’ont pas vraiment « attaqué »: le montage passe toujours par une logique de tri temporel, une timeline qui garde un ordre figé et bien défini entre les vidéos. Et ce qui est publié à la fin du processus est un export statique, figé et non évolutif du montage réalisé par l’auteur.
Feu Mixbit et feu Blinks avaient bien une approche différente au montage vidéo à un moment de leur existence: mais ils sont vite repartis vers la timeline ou alors ont jeté l’éponge…

Création mobile sur smartphone: gadget ou nouvelles écritures ?

La réponse est claire et il ne faut pas se voiler la face: pour le moment, la création mobile avec son smartphone en est encore au stade du gadget.
Un peu comme le cinéma qui a passé les premières années de sa vie sur les terrains des fêtes foraines…

Le cinéma s’est développé à partir des acquis et réflexes hérités du théâtre et de la photographie avant de trouver sa spécificité dans le montage; la création vidéo sur mobile singe actuellement le cinéma expérimental ou copie la photographie « arty » en amenant son lot de filtres et d’effets bien rétro.

Quelles conditions faut-il pour que la création vidéo sur mobile puisse dépasser le stade du gadget et venir sur les plates bandes des arts consacrés comme le cinéma, la peinture ou la photographie ?

En synthèse de ce billet, je propose de « plancher » sur les pistes suivantes pour répondre à cette question:

  • Trouver un rapport « natif » à l’outil utilisé. Toute caméra actuelle est un ordinateur avec un œil – alors on peut / il faut utiliser les caractéristiques spécifiques de cet outil, qui est simplement une calculatrice qui travaille avec d’autres calculatrices. Et à la sortie de ce « travail », il y a bien plus qu’un fichier qui contient des images…
  • Repenser le rapport entre créateur et spectateur.
  • Faire évoluer notre rapport à la création de valeur: pour le moment, la valeur d’une image est fortement (mais pas exclusivement) liée à la valeur et à l’aura de l’objet (film, livre, installation etc) dans lequel elle est « encapsulée ». Et si on évaluait la valeur d’une image à l’aune et à l’échelle des usages que le public peut avoir avec cette image ?

Mais on ne change pas aussi vite les habitudes, et surtout: il faut avoir un modèle économique solide qui épaule le développement d’une offre originale, faute de quoi la meilleure volonté du monde s’essouffle toujours un jour…

Pour aller plus loin

Tourner des interviews avec un smartphone

 

Applications smartphone pour créer des vidéos

Kura, le nouvel outil vidéo de Memoways

Comment proposer une expérience personnalisée, vivante et évolutive avec de la vidéo sur le web ?

Il y a bien des projets de « players » vidéo tel que Comet ou d’autres solutions; cependant pour pouvoir préparer, publier puis développer un projet original de manière maîtrisée et collaborative, il faut un outil d’indexation et d’éditorialisation qui tire parti du changement de paradigme lié au devenir immatériel des contenus audiovisuels.

Nicolas Goy – mon associé dans Memoways – travaille depuis quelques mois sur Kura, notre application web qui permet d’éditorialiser des vidéos sur le web. Nous capitalisons sur notre expérience liée à Tansa (une application OSX par Fabrice Truillot) et à Michi (une application web par Nicolas Goy), que nous avons développé entre 2013 et 2015.

kura-load

Dans les grandes lignes, Kura permet de:

  • importer des vidéos par url (YouTube seulement pour le moment) ou alors en se connectant à son propre compte YouTube
  • gérer ses vidéos avec un système de labels
  • créer des listes ordonnées de vidéos, en utilisant des mots (concepts) comme « lien » entre des vidéos
  • ajouter des markers (mots clefs avec une durée temporelle) pour connecter des bouts spécifiques d’une vidéo avec d’autres vidéos
  • créer des « spaces » par projet / client / usage
  • inviter et gérer des collaborateurs

Avec cet outil, nous pouvons réaliser des projets Comet, pour des usages comme:

  • découvrir et apprendre avec des vidéos liées sémantiquement entre elles: enjeu pédagogique, partage de connaissance et de savoir
  • valoriser des contenus, comme des bonus liés à la vidéo principale: enjeu de storytelling
  • informer et engager le public avec une entreprise, un produit : enjeu marketing

Nous allons présenter cet automne plusieurs projets réalisés pour des clients, qui permettront de se faire une idée concrète sur le potentiel de ces nouveaux usages interactifs et appropriatifs.

Et: nous sommes en train de plancher sur une version améliorée de Comet (Comet V2) – plus de nouvelles à ce sujet prochainement…

La suite…

Cours « Histoires Interactives sur le Web »

Dans le cadre des ateliers et workshops organisés par le Centre des Arts à l’Ecole Internationale de Genève, je propose un atelier:

Durant l’atelier, les élèves utiliseront des applications sur smartphone qui permettent de créer des courtes vidéos de manière simple et ludique.
Ensuite, ils apprendront comment les retravailler et les éditer afin de raconter des histoires qui iront se nicher de manière évolutive et participative dans les usages quotidiens d’Internet.

Les inscriptions sont par ici.

Liens vidéos pratiques

Une collection de liens pour se lancer:
GLOSSAIRE VIDÉO

Outils pour la création en ligne

Dans le cadre de la formation vidéo et nouveaux médias au CEPV, voici quelques outils de création que nous allons regarder de plus près.

Une collection de liens très complète, avec petits résumés pour commencer.

Pour créer des projets interactifs, « webdoc »:

http://www.djehouti.com/97-djehouti.htm (présentation sur le blog documentaire) – update: cet outil est remplacé par https://beta.racontr.com/fr/.
http://zeega.com (présentation sur le blog documentaire)
http://www.klynt.net (présentation sur le blog documentaire)
http://www.3wdoc.com/fr/ (présentation sur le blog documentaire) – update: cet outil n’est plus mis à jour.
http://memoways.com l’outil de vidéo interactive auquel je participe moi même – cf un usage réalisé entre 2009 et 2013 http://walking-the-edit.net/fr/

Mais il y a aussi (quand même) des grosses pointures qui proposent également des outils (usines à gaz):

http://html.adobe.com/edge/animate/
http://html.adobe.com/edge/reflow/

Des plateformes pour ajouter de l’interactivité aux vidéos:

http://mozillapopcorn.org/popcorn-maker/ (mode d’emploi et présentation sur NetPublic) et quelques autres ressources http://livingdocs.org/code/ pour pousser encore plus loin (avec du code) les expérimentations.
http://www.raptmedia.com
http://interlude.fm
http://beta.storygami.co/

http://themadvideo.com
http://www.seriouslyjs.org
http://rollypolly.com

Pour développer des « modules » interactifs avec de l’image, de la vidéo, de l’audio et du texte:

http://www.thinglink.com
http://www.imagespike.com
http://www.blurb.com/mobile
https://narrable.com
http://animoto.com

Pour créer des « fils » narratifs à partir d’une agrégation de contenus divers:

http://storify.com
http://projeqt.com

Une collection de liens sur la question de la mémoire (machines à remonter le temps):

http://checkthis.com/remonterletemps

De quoi se (re)lier à l’espace, au territoire:

http://checkthis.com/67j0
http://www.jetphotosoft.com/web/home/

Des combinaisons entre applications smartphone et site web:

http://cinemagr.am
http://vyclone.com
http://www.trollback.com/loop/

Et quelques autres outils online:

http://prezi.com
https://videolicious.com

Pour finir, une présentation à la « Pearltrees » des outils pour faire des webdoc (une autre sélection quelle celle ci dessus):

http://cdn.pearltrees.com/s/embed/getApp

Liens de CMS

Voici une liste de CMS (Content Management System) qu’il est possible d’utiliser en vue de créer son propre site / blog / présence internet.

Orientés portfolio
http://www.squarespace.com (payant http://www.squarespace.com/pricing/)
http://flowboard.com
http://koken.me avec démos http://demo.koken.me
http://4ormat.com
http://fr.wix.com
Spécialement pour photographes
http://www.photodeck.com/fr/
http://fr.photographes.com

Orientés blog
http://wordpress.com (avec des plugins spécifiques pour la photo, comme http://www.photocrati.com)
http://www.blogger.com/home
https://www.tumblr.com

(en cours de rédaction, d’autres liens vont suivre)