Design de l’application mobile Traverse

En complémentarité au billet sur l’application d’éditorialisation, cette publication présente le design de l’application mobile Traverse.

En attendant d’y intégrer les « bons » contenus (images, textes etc), les écrans présentés dans ce billet permettent de:

  • découvrir les fonctionnalités principales: mode découverte et mode exploration
  • comprendre la création de playlists
  • avoir une impression de l’expérience utilisateur via le design et les concepts d’ergonomie d’usage

Grâce au travail considérable réalisé par 8Bit Studio, les développeurs de Mobile Thinking peuvent maintenant démarrer le travail de programmation, pour aboutir au début de l’été à une version beta de l’application mobile.

 

Il y a une bonne quarantaine d’écrans différents – il ne s’agit pas de tous les présenter ici, mais juste un condensé des principaux.
Avec l’objectif de présenter les particularités originales de cette application de découverte et de partage du patrimoine.

Rappel: ne pas nous tenir rigueur des contenus et des textes présents dans les images présentées ici: il s’agit d’exemples sans fondement, juste pour se faire une idée.

Mode découverte

C’est le mode par défaut: on est pris « par la main », de manière généreuse et personnalisée, pour découvrir une histoire du patrimoine basée sur des fiches descriptives mises dans un contexte narratif (cf le billet qui explique l’édition des contenus).
Au démarrage de l’application plusieurs playlists nous sont recommandées, sur base de notre localisation, des évènement en cours, d’un choix éditorial (à définir).

Nous allons voir plus bas que n’importe quel utilisateur peut créer ses propres playlists, qu’il peut ensuite partager. Les playlists « officielles » (issues d’un des partenaires du projet) vont être présentées différemment que les playlists des utilisateurs.

Ce mode est donc parfait si on ne sait pas ce qui nous intéresse particulièrement, ce que l’on a envie ou même besoin de chercher – on découvre, simplement, à travers le partage d’expertise de quelqu’un d’autre.

Voici quelques écrans du mode découverte (les exemples sont factices !):

 

 

Les enjeux et les promesses du mode découverte:

  • recevoir une histoire. Chaque playlist est une combinaison unique de fiches, qui mises bout à bout développent un fil narratif, structuré par des « passages de témoins » entre les fiches (le bouton bleu au bas d’une fiche);
  • découvrir les liens entre les lieux du patrimoine. Les playlists peuvent raconter l’histoire d’un lieu, comme partir d’un lieu pour en faire découvrir d’autres;
  • proposer des regards et usages transversaux. On peut démarrer une playlist sur un mode descriptif pour terminer la consultation sur un mode plus poétique. L’enjeu est de ne pas proposer qu’un seul regard ou posture scientifique, mais de faire la part belle aux associations d’idées;
  • découvrir d’autres histoires à partir de l’histoire en cours. Il est à tout moment possible de « dériver » sur d’autres playlists ou fiches, selon les besoins, questions, envies personnelles. Une fonction historique permettra de revenir sur ses pas et retrouver le fil de la narration.

 

Mode exploration

Le mode exploration permet d’aller chercher précisément des informations, des histoires, des contenus selon des critères multiples.

 

 

Ce qu’il faut retenir du mode exploration:

  • il est possible d’enregistrer ses filtres
  • la navigation entre playlists, fiches, mode liste et mode cartographique garde le filtrage actif
  • une fois que l’on a défini un filtre, on peut passer dans un mode découverte, en découvrant une histoire qui correspond à ce qui nous intéresse (par exemple une thématique, un lieu ou une personne)

Création de playlists

Comme vous l’avez peut-être remarqué sur les visuels, il y a une fonction qui permet d’ajouter une fiche à une playlist.
Cela permet de garder une fiche dans un album (la playlist), que l’on peut organiser comme on le souhaite (ordre et description). Si envie, il est possible de publier la playlist pour un partage public – par défaut les playlists restent privées.

 

 

Les points importants de la création de playlists:

  • pouvoir définir un titre, une description, une image représentative, une affiliation à une thématique, des mots clefs choisis dans une liste héritée des fiches incluses dans la playlist
  • définir le mode: privé ou public (partagé)
  • pouvoir trier les fiches de la playlist dans un ordre choisi
  • pour partager sa playlist en mode public, il faut passer par une création de compte sur la plateforme Traverse. Cela se passe soit via un login Facebook / Twitter, soit par la création d’un compte avec mail et mot de passe. Les écrans de création et de gestion de compte ne sont pas inclus dans cette présentation ici, pour ne pas surcharger…

Voici donc les écrans principaux, en mode statique / non interactif et sans réelle base éditoriale consistante (tout est « fake » pour le moment).

Rendez-vous au début de l’été pour pouvoir tester cette application… !
Toute personne intéressée peut recevoir une invitation pour faire partie des beta-testeurs sur la plateforme Android (pour faciliter et rendre plus efficace le développement, nous nous concentrons que sur la plateforme Android pour la phase beta. Une fois validée, la version publique existera bien sûr aussi pour l’univers iOS d’Apple).
M’envoyer un email pour signifier votre intérêt et je vous ajoute à la liste des personnes invitées à tester cette application.

Mediation du patrimoine avec le numérique

Dans le cadre du projet « Patrimoines en Partage » sur lequel je travaille depuis plus d’un an, j’ai été amené à faire un état de l’art des applications numériques de médiation du patrimoine culturel.

Pour synthétiser cette page de ressources très dense, je propose dans ce billet une analyse et appréciation de quelques applications choisies, avec une mise en avant d’arguments pour / contre.

Comme il s’agit d’expériences géolocalisées que je n’ai pas pu tester dans le contexte local, je n’ai pu me faire qu’une idée abstraite de la véritable expérience utilisateur sur place.
Néanmoins, j’ai essayé de sortir les points intéressants et le potentiel, tout en pointant sur les aspects – à mon sens – dépassés ou qui fonctionnent mal.

Ces points « positifs » et « négatifs » sont clairement des appréciations subjectives et personnelles, en appliquant les attentes et prérequis suivants:

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Prototype mobile pour le projet « Lignes de désir »

Une voix vous accompagne au gré de votre déambulation sur l’île Saint Louis à Paris, en vous racontant une histoire qui prend racine dans les lieux traversés et dont la dynamique et le développement narratif « épouse » votre comportement…
Un peu comme si vous écoutiez une histoire à la radio, tout en marchant à travers un bout de ville: dans ce projet, l’histoire s’adapte à votre itinéraire et à votre vitesse. Vous vivez une expérience personnelle, potentiellement unique.
Comme Walking the Edit, mais sur des bases de littérature et de poésie.

Le prototype d’application mobile développé par David Hodgetts et Olivier Evalet nous a permis de tester la mécanique technique cet été: voici ci dessous deux captures d’écran de l’application.
En cliquant sur play, l’algorithme de l’application va sélectionner un fragment sonore à jouer en fonction de notre position (liée à des zones géographiques définies); puis, la liste de lecture est continuellement mise à jour en fonction de notre déplacement.
La liste des fichiers sélectionnés est présentée sur l’interface.

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Projet « Lignes de désir »

Comme pour le projet « Patrimoine en Partages » et pour un autre projet de valorisation de contenus culturels (sur lequel je reviendrais prochainement), j’accompagne le projet « Lignes de désir«  de Pierre Ménard.

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Mon accompagnement s’articule plus précisément sur les axes de travail suivants:

  • « Traduction » des désirs artistiques, conceptuels et formels de l’auteur dans le monde des possibles des nouveaux médias. Avant de trouver les concepts techniques adéquats, les mécaniques logicielles et la bonne approche stratégique, il faut faire un certain nombre d’allers retours entre les envies et les possibles, entre les idées et la réalisation, entre les ressources (contenus, financières) et leur bonne utilisation…
  •  Assistance à la construction et mise en service du projet. Mon rôle est celui d’un passeur; de trouver la bonne embarcation pour transiter à travers les phases de recherche (ouvrir), de définir (recadrer), de développer (ouvrir et construire) puis d’accompagner la mise en route publique du projet (canaliser).

Comme le projet a reçu un premier soutien financier, nous avons pu démarrer les travaux:

  • Trouver un outil de base de données. Le stockage et l’éditorialisation des contenus est le socle pour tout: les tests, le développement puis le déploiement. J’ai donc cherché un outil simple, pas trop cher, souple, ouvert (import / export & APIs), qui fonctionne comme une web app responsive ou encore mieux avec une application native dédiée. Et j’ai trouvé airtable, qui à mon avis convient parfaitement comme une première base de travail.
    Après avoir construit un « moule » spécifique adapté au projet (les champs, types de champs, tables lieés pour les tags ou les taxonomies etc), Pierre a pu commencer à entrer les données (sons, textes, images, tags et autres descripteurs permettant ensuite d’articuler les contenus de manière vivante et immersive…
  • Trouver des services web et applications pour prototyper les usages. Il y a quelques pistes ouvertes, que je suis en train de tester avec les critères suivants: workflow depuis Airtable, fonctionnalités alignées sur les spécificités et besoins du projet, possibilités de customisation…
    Je reviendrais prochainement sur les résultats des tests.

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Le projet Patrimoines en Partage fait ses premiers pas

Suite au billet inaugural pour le démarrage de ce projet fin 2015, voici quelques nouvelles au sujet de ce projet de plateforme numérique pour la médiation des patrimoines partagés Franco-Suisse, sur lequel j’ai la responsabilité « d’assistance à maître d’ouvrage » (AMO).

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Capture d’écran d’une vue sur le projet patrimoine réalisé en 2013 à Lausanne  

Plus concrètement, j’ai conceptualisé les grandes lignes de l’architecture logicielle du projet et rédigé le cahier de charges pour pouvoir chiffrer l’opération et trouver des prestataires techniques.
Maintenant que nous avons choisi les prestataires, il s’agit de passer dans le mode opérationnel afin de pouvoir présenter la plateforme au public, en 2017.

Voici en quelques mots les chantiers actuels:

  • à travers deux questionnaires détaillés, effectuer un état des lieux des besoins, contraintes et envies des professionnels du patrimoine. Il s’agit de partir du terrain et faire se rencontrer la réalité professionnelle avec les hypothèses et objectifs du projet;
  • il s’agit également de recueillir des informations précises sur les outils utilisés (comme Apidae, plateforme Gertrud etc) pour pouvoir récupérer – de manière structurée et efficace – les données déjà existantes afin de les éditorialiser avec notre propre outil d’édition;
  • définir les scénarios d’usages souhaités. Pour ce faire, un workshop / hackathon sera organisé début avril pour permettre d’élaborer de manière collaborative et transversale ces scénarios;
  • avoir une base de « l’état de l’art »: connaître et évaluer les expériences existantes, de manière à apprendre de ces projets et de proposer des innovations bien pensées.

Les prestataires choisis sont les sociétés MobileThinking pour le développement et 8Bit Studio pour le design.

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Présentation du projet Odysée

Dans le cadre d’une tribune de midi organisée par Muriel Favarger (Abissa) au sein de Abissa Alliances Academy, j’aurais le plaisir de présenter le concept de plateforme numérique Odyssée (titre de travail) pour connecter les commerces de proximité avec des utilisateurs en misant sur la vidéo comme médium de mise en relation et d’engagement.

Dans les grandes lignes, il s’agit de pouvoir relier le online et le on-site, en utilisant le storytelling video pour personnaliser la présence online et mobile des commerces, pour générer des interactions et pour engager les utilisateurs avec les activités et services de proximité.

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Cette présentation va entrer dans les détails de l’outil, du workflow et du financement: ce qui peut sembler complexe et vague repose en fait sur quelques concepts concrets qu’il s’agit de mettre en oeuvre via un premier prototype. L’enjeu maintenant est de pouvoir financer ce prototype, et d’impliquer des partenaires institutionnels dans la dynamique. C’est ici que se situe principalement la première difficulté, qu’il s’agit d’aborder à travers la plateforme mise à disposition de ces tribunes de midi se déroulant au restaurant du Mirabeau à Lausanne.

Pour y participer, il suffit de m’envoyer un mail; la date de présentation est le mercredi 20 janvier, entre 12:15 et 14h. Le prix du repas, tout compris, est de 45.- à honorer sur place.

Voici la présentation:

Un grand merci à Muriel Favarger pour tout son travail de fond et son initiative de créer une plateforme accélérant la mise en réalisation de projets aussi complexes à financer que ce projet Odyssée.

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Patrimoine en partage: démarrage du projet

Cela fait déjà plusieurs mois que je travaille sur un projet de plateforme numérique intitulé « Patrimoines franco-suisses en partage« . Cette plateforme va être développée entre 2016 et 2019 dans le cadre du programme INTERREG V A, qui soutient spécifiquement des projets franco-suisses.
Le chef de file suisse, représenté par le SIPaL à Lausanne, m’a confié le mandat de faire l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) pour ce projet d’ampleur transfrontalière.

J’ai donc développé un concept de plateforme numérique pour proposer des usages innovants (= applications mobiles) en lien avec les patrimoines bâti et paysager, permettant de faire des liens entre la France et la Suisse, pour connecter les silos entre les spécialistes du domaine et pour offrir une expérience utilisateur bien personnalisée…

Après la rédaction d’un cahier des charges pour faire l’appel d’offre auprès de plusieurs entreprises suisses et françaises, nous allons dès le mois de janvier passer dans la phase de réalisation.

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L’aboutissement du projet Loretan

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Les archives sur lesquelles nous avons travaillé proviennent directement de la collection d’enregistrements d’Erhard Loretan et de ses compagnons d’expéditions.Cette collection a été gracieusement été mise à disposition par le Musée Alpin.
On y trouve des interviews, des ascensions, des paysages à couper le souffle, ou encore des séquences montrant la population locale dans la région de l’Himalaya. Parmi la centaine d’heures d’archives que nous avons consultées et dérushées, certaines pouvant durer de trente minutes à plus d’une heure et demi.

Nous avons choisi de mettre l’utilisateur de l’application mobile au coeur de la vie d’Erhard Loretan.
Contrairement à la réalisation d’un film traditionnel, pour lequel des fragments sont assemblés dans le but d’obtenir un montage final unique, notre projet consiste en la conservation des fragments et de pouvoir les visionner directement pour eux-mêmes.
Pour ce faire, il est possible de naviguer dans des playlists grâce aux mot-clé.

En plongeant dans les archives valorisées dans l’application mobile, l’utilisateur est invité à visionner les moments les plus intimes et intenses de Loretan, non pas du point de vue d’un réalisateur qui veut nous raconter une histoire dont il est le guide, mais au contraire, du point de vue de l’alpiniste.
Hormis le travail de sélection et d’indexation qu’a représenté la sélection des fragments en fonction des scénarios et usages dans l’application, le plaisir fut surtout d’avoir la sensation d’accompagner Erhard Loretan au coeur de ses aventures, aussi bien physiques que psychologiques.

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Colloque et table ronde à Paris

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Dans le cadre du colloque « INTERFACES NUMÉRIQUES EN SITUATION DE MOBILITÉ et DISPOSITIFS COGNITIFS ARTISTIQUES ET LUDIQUES » qui se tient à la Sorbonne les 19 et 20 décembre, je vais intervenir en présentant le projet « Walking the Edit ».

Le titre de mon exposé: Marcher son film: le territoire comme scène et le parcours comme scénario.

Les détails sur ces deux journées bien denses sont ICI.

Le texte d’introduction sur mon intervention.
Le projet Walking the edit propose d’explorer la narration combinatoire sur le principe d’une interaction « organique » (la marche à pied) avec une base de données géo-localisée (la mémoire audiovisuelle d’un territoire). 
Cette présentation propose de poser les enjeux de la narration combinatoire (les liens entre les images – le montage – n’est pas décidé de manière unique et figée en amont de l’expérience), de la co–création (le spectateur a une place active et créative dans le processus de réception) ainsi que de la valorisation des contenus créés dans le cadre d’un projet (proposer un accès original aux contenus qui ne sont pas visibles dans un film « classique »).

Brib, un projet de cinéma participatif à Montréal

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L’équipe de Brib

Le concept de Walking the Edit – marcher un film avec une application mobile – continue de faire des émules à travers le monde, comme avec le projet Brib à Montréal. Cette adaptation est possible en adaptant Memoways aux besoins spécifiques du projet, qui ajoute la partie création de contenus en mobilité. Ecrire des histoires de manière collaborative sur le territoire, sur base d’histoires pré-existantes.

Une interview conduite par Nora Lune en juin 2014.

Construit autour du partage interactif et collaboratif de données numériques et de la valorisation de l’espace, le projet canadien BRIB s’est vu tout récemment attribuer un investissement par le Fond des Médias du Canada, séduit par son concept novateur et participatif. Patricia Bergeron, l’une des initiatrices du projet, nous en parle…

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