Notre arcade en fête le 21 juin

En ce jour le plus long de l’année, nous voulons sortir la tête du guidon et fêter: l’été, les projets qui se développent, les collaborations créatives, la vie…

Venez donc nous rejoindre pour prendre un apéro le mercredi 21 juin, dès 18h, au 24 rue de Montbrillant, à juste deux minutes depuis derrière la gare. Nous serons là jusqu’à 22h, en tout cas.

Entre deux verres, nous nous ferons un plaisir de vous présenter les divers projets sur lesquels nous travaillons depuis un moment:

  • La plateforme vidéo Kura à travers des exemples de projets
  • Le projet de valorisation du patrimoine Traverse
  • Les dernières applications mobiles
  • … et d’autres projets surprise (comme une petite maison sur la comète)

En guise de mise en appétit, voilà la perspective du café matinal, dans notre arrière cour:

Je vous laisse imaginer l’ambiance d’apéro, un beau soir d’été…

 

Sortir la tête du guidon, épisode 1

Le temps est une denrée précieuse, qui se fait bizarrement de plus en plus rare au fur et à mesure de notre chemin dans la vie.

C’est en tout cas ce que je vois autour de moi, au niveau professionnel et personnel: stress chronique mangeur de disponibilité, pression de répondre dans les temps à toutes les attentes et sollicitations qui pèsent sur nos épaules, tension diffuse et néanmoins tenace de devoir résoudre en même temps tous les nœuds tricotés par la vie, en passant par le haut…

Le fait de dire « je n’ai pas le temps » devient comme une sorte de gage de réussite, un alibi pour la fuite: on a toujours plus important à faire ailleurs.
Cette course effrénée derrière le temps qui convertit les problèmes à résoudre en intensité de vie est un choix.
Mais pas une fatalité.

Le temps, comme dans un film, c’est une image après une autre, un instant après un autre.
Alors que ce que l’on doit résoudre, c’est une chose à côté d’une autre, comme une grande chaîne de montagne plantée devant nous, dans l’espace.
Il y a donc un problème: comme on affronte de face tous ces sommets en même temps, tout le temps, le temps devient une montagne de plus, une entité que l’on doit surmonter alors que l’on a déjà assez comme ça sous les yeux et dans les pattes.

Et ce n’est pas en pédalant plus vite que l’on va laisser les montagnes derrière soi: une montagne en cache une autre, souvent…
A l’inverse, d’abandonner l’ascension n’est pas une solution non plus: ce que les montagnes ont à nous apprendre est trop précieux.

La suite…

La petite maison dans la Comet

J’ai passé une bonne partie des dernières années à écrire sur des concepts (à concrétiser) et des idées (en cours de réalisation). Le potentiel et les promesses liées à ce que je voudrais partager avec le monde sont tellement fortes, que je ne peux toujours pas attendre que « la chose » soit là, matérialisée sous forme d’une application mobile ou de projet digital.

Les mots, mis en appétit par le potentiel, prennent de vitesse tout le reste, se lient aux promesses…
Et atterrissent ici sur mon site.

Du coup, je continue avec mes projections de mots: cette fois ci, avec l’histoire d’une petite maison dans la Comet.
Toute ressemblance avec une histoire existante n’est que pure coïncidence.

La suite…

Le rétroviseur et les jumelles

Cette période de bascule d’année est propice pour lever les yeux: non pas pour contempler le gris béton au dessus de nos têtes, mais bien pour faire un peu de yoga de l’attention.
L’attention ? Une denrée rare, précieuse et délicate comme l’amour. Que l’on a de la peine à porter durablement – non pas à cause de son poids; simplement, elle a tendance à filer entre nos doigts.
D’où mon envie de faire attention à l’attention, en la conviant dans un espace protégé. Ce billet fonctionne un peu comme un tapis de yoga, pour faire décoller l’attention et la sentir porter mes pensées, envelopper mes actions.

Cette séance de yoga de l’attention ne se déroule pas à huis clos: j’y ai convié un lapin, un paquebot avec une rame, des glaçons et un permis de conduire. Et puis aussi – c’est annoncé dans le titre – un rétroviseur et des jumelles.

Sous la route, l’horizon.

Pour démarrer, se mettre en condition: l’attention demande souplesse et concentration…

Regarder derrière soi à l’aide de ses rétroviseurs (qui déforment: gaffe aux angles morts dans le passé) tout en scrutant l’horizon avec des jumelles (qui aplatissent: gaffe à la perspective vers le futur). Un grand écart pour commencer; se faire écarteler par le passé et le futur qui tirent chacun dans leur direction respective, c’est dur pour la souplesse.
Première bonne nouvelle: plus on vieillit, plus on gagne de la souplesse dans ce jeu du stretching temporel – non ? Peut-être parce que le futur est de plus en plus évident ?

Qu’à cela ne tienne: l’horizon commence sous ses pieds, ici et maintenant. L’horizon de hier est devenu le contexte de la route d’aujourd’hui.
Et au loin, demain, sûrement déjà et encore la route qui est sous nos pieds…

Coming out und ankommen.

Puis sortir (de sa zone de confort) pour arriver (là où on aimerait être)… en essayant de ne pas se retrouver en dehors de soi.

Ce qui suit est une première pour moi: écrire vraiment en mon nom, depuis là où je suis maintenant, dans un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur.
Jusqu’à là, j’ai évité le « je », tourné autour du lieu où j’étais vraiment, en restant pudiquement plutôt sur la surface des choses, que j’essayais de présenter sous un jour favorable.
Forcément: il s’agissait surtout de propager une dynamique entraînante pour que mes projets puissent rebondir, se développer…

Il faut de la magie dans ce monde de brutes.

Car on voit bien qu’il faut savoir tirer des lapins du chapeau.
Poser du concret sur la table, pour gagner l’attention des autres.
Pour ensuite convertir cette attention en adhésion.
Et une fois que ça « colle », de pouvoir faire un bout de chemin ensemble. Avec des moyens et avec des humains. Idéalement sans date de fin.

Sauf que mes lapins ne ressemblent pas aux autres lapins présentés sur scène…

Du coup, j’enrobe mes lapins avec des histoires très (trop) compliquées: pour expliquer que je cherche à mettre le lapin dans la poche des gens, qui pourront ainsi grâce à ses oreilles bien orientées entendre les murmures du passé du lieu traversé transformer en temps réel leur présent, à tel point qu’en jouant bien avec les oreilles du lapin ils pourront avoir une influence sur les histoires qui vont sortir du chapeau.

Et le magicien sur scène, à son grand effroi, voit qu’il n’est plus seul à lapiner: les lapins sont partout dorénavant…

C’est trop compliqué ? Ben oui, c’est le coût du lapin.
Enfin, de mon lapin.

Mais revenons à nos moutons.

Dessine moi un monoblogue.

Dans ce blog, commencé il y a 9 ans presque jour pour jour, je voulais surtout partager les points d’étape, les moments où l’on peut s’arrêter autour d’accomplissements. Orienté résultats, livrables, partageables.
Ce qu’il y a dans le filet à la fin d’une journée de pêche, monsieur Fischer !

Ce blog est devenu au fil des ans le recueil des cartes postales envoyés depuis mon trip à bord d’un paquebot, que j’essaye de faire avancer à coups de rame. Et comme je manque de moyens, il n’y a qu’une seule rame. Alors forcément faudra pas que je m’étonne que je tourne (un peu) en rond…
Heureusement qu’il y a les courants marins, qui conduisent à une dérive (j’ai largué les amarres comme vous pouvez le constater). C’est beau, fort et intense – je partage.
Je partage quoi ? Essentiellement, des idées, des utopies, des rêves; parfois je cueille un poisson avec ma rame et là bien sûr, c’est la fête.

Alors que… mes besoins et envies ne se trouvent pas dans une communication à sens unique (un blog n’est à priori pas un monologue), mais dans le fait de ne plus parler seul à bord de ma galère (oups non: à bord de mon vaisseau spécial, parce que le paquebot peut aussi se convertir en paddle, ce qui est plus pratique avec une rame).

Ce derniers temps mes billets se sont faits plus longs, plus personnels, plus enjoués aussi.

Ce n’est pas tant un résultat que je veux partager, mais plus un cheminement de pensées.
Des pensées qui sont comme des gouttes d’eau, dans leur long périple depuis les nuages vers la mer, en passant par des rivières et des lacs.
Se mélangeant alors avec d’autres gouttes de pensées et des cartes postales envoyées depuis d’autres embarcations spéciales.

Oui, parce qu’en écoutant et regardant bien, il y en a beaucoup d’autres, de ces pensées… Venant de tous horizons – l’air en est humide, notre corps devient moite, notre attention coule de source.

Ce qu’il y a de beau avec l’eau, c’est qu’elle nous échappera toujours. On ne peut pas la posséder… à moins… de…

Garçon! Plus de glaçons dans mon cocktail je vous prie.

Je cherche donc maintenant à façonner ce qui pourrait devenir le réceptacle de ce ruissellement de pensées, pour au moins temporairement se nourrir et partager les pensées contenues dans ce liquide vital.

Nous construisons actuellement une sorte de frigidaire magique qui permet de transformer ces gouttes de pensées en glaçons…
Rassurez vous, les pensées ne vont pas en mourir et elles ne deviendront pas éternelles pour autant, non. Elle vont surtout être appréhendables. Mais pas n’importe comment, le danger que ces pensées fondent si on les garde trop longtemps est trop important.
C’est là que notre outil de gestion de glaçons de pensées devrait faire merveille, sans trop perturber l’équilibre naturel des pensées… je l’espère.

Rendez-vous en 2017 pour pouvoir goûter ce cocktail aux glaçons de pensées ! Peut-être y retrouverez-vous un glaçon à tête de lapin ? Un glaçon en forme de rame, pour faire des vagues dans votre verre ?

Je peux déjà dire que ces cocktails spéciaux se consommeront principalement dans le bar ouvert 24/24 intitulé Comet. L’adresse sera communiquée par les ruisseaux sociaux et les torrents mail, dès que.

Et n’oubliez pas: dans le cocktail, les glaçons vont fondre.
L’eau se remettra en route, des nuages vers la mer.

Pour en revenir à ma séance de yoga de l’attention: ce qui est important pour moi dans toutes ces histoires c’est le mouvement.
Se dire que « mon précieux » n’est pas une chose que je peux tenir dans la paume de la main, mais un état qui file entre les doigts. Venant de quelque part, partant ailleurs: sa mission est de lier ?

Si on ne peut pas garder le mouvement, on peut alors peut-être gardé par lui ? Être dans le mouvement ?
Vite, un véhicule !

Le permis s’il vous plaît.

Je n’ai toujours pas le permis (de conduire une voiture), mais ça ne m’empêche pas d’utiliser le rétroviseur.

Qu’est-ce que je vois ?

Je vois quelqu’un qui a décidé de prendre le volant pour choisir la route, sans (plus trop) se perdre dans les possibles promesses d’une carte (c’est la route concrète devant les yeux qui importe) et sans tergiverser dans des discussions (parfois très prometteuses) avec les co-pilotes.

2016 a été très riche en enseignements, bien plus que les autres années.

J’ai continué mon apprentissage:

  • savoir lâcher ce que l’on désire le plus, quand visiblement ça ne « marche » pas;
  • vouloir simplifier, faire court – et surtout: aligner les actes sur les paroles, et inversement;
  • pouvoir définir et poser ses besoins face à autrui.

C’est une belle liste de fin d’année, qui sonne bien sur son tapis de yoga: les postures font sens, l’équilibre y est.
Mais à appliquer dans la vie de tous les jours…

Ce n’est qu’en regardant un bout de route un peu plus en amont dans sa mémoire (merci le rétroviseur) que les résultats sont visiblement là, quand même:

  • j’ai (un peu plus) levé le pied sur mes attentes. Je garde bien mes rêves et mes objectifs au chaud, mais j’essaye d’éviter les projections et les déguisements.
  • je cherche (encore plus) à en dire moins. J’essaye de le dire depuis l’endroit de la discussion, en lien avec ce qui peut être fait.
  • je me souhaite de me rencontrer (encore plus), de prendre soin de l’écoute de soi. Par respect, pour l’amour. Pour ce que l’attention nous apporte.

Que vais-je pouvoir sortir de mon chapeau maintenant que les lapins boivent des cocktails ?

Je cherche mon pair de jumelles.

Non, je ne me suis pas trompé – je cherche bien mon pair, ou pour le dire moins « lourdement »: mes pairs.
Et si c’est des jumelles, encore mieux 😉

Plus sérieusement: je me souhaite de rencontrer, avec attentions, des « nouvelles » personnes.
Avec qui partager des cocktails à bord du paquebot; avec qui faire des tours de paddle; avec qui je pourrais peut-être passer, un jour, le permis ?

La chance que j’ai déjà depuis presque deux ans: j’ai (re)trouvé mon père.
Mais ça, c’est une autre histoire…

Que vive 2017 !

Sur la route, des liens…

En cheminant, il y a toujours besoin d’inspiration – voici:

10 Learnings from 10 Years of Brain Pickings

I remember my first awareness of mortality as a child in Bulgaria. I was nine and my father was relaying an anecdote from his youth. I asked him when it had taken place. With unconcerned casualness, he replied: « About a decade ago. »

 

The Myth of Doing What You Love

There’s a great myth of modern self-help: just « do what you love ». It’s not even wrong. It’s right, but… It’s just a baby step. Do What Moves You What you love is always changing. I used to love music. Now I love art. I used to love sci-fi. Now?

View story at Medium.com