Première marche collective

Dans le cadre de la plateforme Image-Mouvement, la première marche collective conduite (de manière sportive) par Guillermo Botelho, filmé au pas de course par Alexa Andrey.

Une vingtaine de personnes ont bravé le froid et la nuit pour essayer de suivre Guillermo, piquant un sprint quand le film l’y invitait ou ralentissant son pas quand une voix se mettait à raconter quelques chose qui pouvait stopper sa course…

La vidéo qui garde la trace de ce film de 30 minutes:

Walking the Edit @ IM2010: performance de Guillermo Botelho from Ulrich Fischer on Vimeo.

Ce soir, vendredi 10, au tour de Nicolas Field de marcher son film en public.

Scénarios d’usage pour l’adaptation genevoise

Nous avons commencé à travailler sur l’adaptation genevoise depuis début juillet 2010; à l’époque, nous avions envie d’explorer les pistes suivantes:
– tournages sur le territoire délimité avec une équipe de réalisation (séquences documentant la réalité des lieux, portraits, ambiances etc);
– mises en scènes fictionnelles basés sur des scénarios d’usages divers (pour éviter de rester collé trop proche à la réalité d’aujourd’hui);
– placement d’images d’archives liées au territoire (venant des sources diverses, histoire d’avoir une profondeur temporelle);
– utilisation d’images venant d’artistes invités dans le cadre de Image-Mouvement (permettre au public de marcher des films basés sur des images d’artistes en lien avec la plateforme I-M).

Pour plusieurs raisons, nous n’avons pu développer que les tournages documentaires (environ 2000 séquences placées sur le territoire à partir de plusieurs dizaines d’heures de rushes):
– il est difficile de trouver des partenaires pour les images d’archives (pas de réponses, peur de libérer les images sur le net, indifférence ou incompréhension du projet etc) – il y aura pour le début 2011 des images venant des archives de pompiers genevois qui ont aimablement mis à disposition une partie de leurs archives;
– quelques images d’archives de Jean Ehret liés à la Genève alternative sont placés sur Artamis et l’Usine (images datant de la période 2007 – 2009);
– il a été impossible de mettre dans le coup des artistes invités à la I-M (manque de temps, soucis de droits), peut-être que dans un deuxième temps il sera possible de développer cette piste là;
– nous avons pu essayer une seule piste de mise en scène (une souris humaine venant des catacombes genevois), mais pour que cela fonctionne réellement il faudrait plus;
– par contre, en parallèle du travail sur les quartiers de Plainpalais et de la Jonction nous avons ajouté un petit territoire supplémentaire: l’ilôt 13 (situé juste derrière la gare). Ulrich Fischer y a habité durant presque 15 ans et filmé entre 1991 et 2006 beaucoup d’images aux formats variés (Super-8, 16mm, betacam, Hi-8, DV etc). Quelques 200 plans sont maintenant posés sur ce bout de quartier et voici un film exemple.

En somme, il faut considérer que cette présentation permet avant tout de se faire une idée de la mécanique du projet (comprendre comment ça fonctionne) et de pouvoir projeter des nouvelles pistes et développements qui pourraient se faire dès 2011 si nous trouvons des moyens financiers complémentaires et / ou des partenaires avec qui il est possible de développer des scénarios spécifiques (archives, nouveaux tournages, images d’artistes etc).

Très concrètement, le scénario d’usage qui est utilisable au jour d’aujourd’hui est intitulé « Notre territoire »; le scénario « Les alternatives » lié à la Genève alternative est encore très incomplet mais permet de « creuser » un peu dans les vestiges culturels chamboulés depuis quelques années. Au début de chaque parcours enregistré le spectateur / visiteur pourrait en principe choisir son scénario d’usage et ainsi recevoir prioritairement un certain type de film; pour le moment, la plupart des films se feront sur base des images documentaires actuelles.

A suivre…

Images genevoises: quelques exemples et contenu

Quelques détails sur ces images qui vont être accessibles dans le cadre de la présentation genevoise à la plateforme Image-Mouvement (du 9 au 12 décembre):

– nous avons actuellement (le 4.12.2010) presque 2000 plans indexés dans notre base de données (environ 25 heures de vidéo, un peu plus de la moitié de ce qui a été tourné et extrait d’archives existantes);
– il s’agit essentiellement d’images actuelles de 2010; il y a quelques heures d’images d’archives de la Genève alternative (Artamis, Usine, Ilôt 13)
– les plans utilisés durent en moyenne entre 5 et 20 secondes; il y a quelques plus longs plans (interview, ambiances)
– au niveau du contenu, il y a une bonne moitié de parole (interviews, discussions), une bonne part d’image « action » (travaux, déménagements, gestes liés à une activité professionnelle), le reste étant des images « ambiance » (le quotidien, abstractions). Il y a aussi quelques mises en scènes (homme à la tête de souris, portraits).

Un grand merci à l’équipe de tournage et d’indexation:
Alexa Andrey – Prises de vue.
Pauline Julier – Prises de vue.
Jean Ehret – Prises de vue.
Julien de Weck – Prises de vue.
Adrien Kessler – Prises de son et mixage.
Thierry Simonot – Prises de son et mixage.
Xavier Lavorel – Prises de son et mixage.
Erika Irmler – Dérushage, indexation.
Vicky Dovat – Dérushage, indexation.

Démarrage de l’adaptation de WE à Genève

Une prise de vue réalisée par Alexa Andrey (c’est fou comme il y a des chantiers à Genève)

Après avoir reçu une partie des subventions sollicitées (auprès de la Ville et de l’Etat de Genève), après avoir pu trouver un partenaire pour une présentation publique (le festival “Image-Mouvement 2010″), il est maintenant possible de démarrer les tournages et la mise en route de l’adaptation genevoise.

La suite…

Adaptation à Genève

Voici les pistes de réflexion (il n’y a rien de définitif, c’est avant tout des bases de travail) pour l’adaptation dans le cadre du festival Image-Mouvement 2010 en décembre, qui se tiendra au BAC.
Tout le travail effectué sera utilisable et exploitable de manière plus large par la suite pour d’autres présentations, en croisant les images réalisées / récupérées avec d’autres bases de données (existantes ou à faire).

SCENARIO D’USAGE

Il s’agit de permettre au public de « marcher » un film dans le pourtour du centre du festival ainsi que de relier les diverses salles en composant un film (cf carte de délimitation ci dessous). Le contenu de chaque film est lié aux thématiques traitées dans le festival (à préciser) et / ou peut se baser sur un développement spécifique (voir pistes de réflexion ci dessous).
Ce qui est visé au niveau esthétique, formel et conceptuel :

–       films qui permettent de « décrocher » du réel, de partir d’éléments existants dans le réel pour offrir des images et un film qui soient une transposition poétique, abstraite, sensorielle du réel (et non une transfiguration directe de ce que nous pourrions voir) ;

–       le flux audio (le mixage du film en temps réel) que nous entendons lors de notre parcours doit être fortement suggestif, immersif. Il est prévu aussi l’utilisation de « mots » musicaux qui puissent rythmer la ballade (en devenant des phrases…) ;

–       les films résultants devraient être assez mystérieux, ambigus, poétiques sans pour autant casser les liens au réel : ce que nous voyons et entendons dans les films composés doit faire sens par rapport au réel ;

–       les scénarios d’usages (la scénographie de l’ensemble du dispositif) devraient donner envie aux visiteurs / marcheurs de produire des traces particulières, singulières : se mettre à courir, à faire des allers-retours, à marcher de manière chaotique… bref, d’user le territoire de manière originale et nouvelle. Il s’agit avant tout d’une expérience du réel amplifié par un dispositif numérique (artificiel).

L’enjeu est de créer une dynamique de départ pour permettre au public de marcher des films encore bien après la tenue de la manifestation (le festival continue donc de manière décentralisée) ; le festival laisse des traces (des parcours, des films).

QUESTIONS / PISTES DE RÉFLEXION

Voici en « vrac » pistes de réflexions :

–       pouvoir utiliser (placer sur le territoire) des images des bases de données du CAC, de la collection A. Iten, d’artistes associés au festival ou qui ont été présentés dans des manifestations BIM / CAC ;

–       pouvoir retravailler des images (archives, nouvelles images) en les rendant plus abstraites, plus spéciales (ralenti, contraste, zoom, recadrage etc). Verfremdungs-effekt…

–       pouvoir placer des images (extraits de vidéos) qui proviennent du programme de la I-M 2010 ;

–       pouvoir produire des images lors du festival et de pouvoir les intégrer durant la tenue du festival (cf. point sur le DIY / workshop) ;

–       demander à des artistes invités dans le cadre du festival s’ils peuvent mettre à disposition des rushes, des archives personnelles pour le dispositif – en somme de devenir des partenaires / collaborateurs sur le projet.

CONCEPT ARTISTIQUE

Afin de délimiter les possibles, il est important d’établir plusieurs cadres, dont :

  • définition des thématiques (ou contenus). Le but est de stimuler la création de séquences audiovisuelles au fort potentiel suggestif et artistique ; le choix des thèmes / pistes narratives sera donc du type « visible – invisible » ; « apparition – disparition » ; « la promesse » ; « en chantier » ; « en attendant le déluge » ; etc. En fonction des sensibilités à l’œuvre, du temps à disposition, de ce que l’espace suggère, une liste réduite et précise de thèmes sera établie en amont des tournages et servira d’ossature pour tout le projet. Chaque réalisateur / réalisatrice fera la traduction du thème en images, en fonction de ce que le territoire et le moment du tournage lui permet de faire. Il est également envisageable de faire des mises en scènes à mi chemin entre le documentaire et la fiction.
  • en fonction de la délimitation du territoire, chercher dans les banques d’images d’autres personnes à Genève s’il est possible de réutiliser / recycler des images déjà existantes pour le compte du projet. Cela permet d’ouvrir plus grande la fenêtre temporelle et d’améliorer la mixité des styles et des regards ; un grand soin sera porté sur la sélection pointue afin de coller aux exigences de qualité et de comptabilité avec les règles conceptuelles fixées en lien avec le fonctionnement du moteur de montage.
  • question ouverte : comment indiquer de manière concrète, physique, la présence du projet et du matériel audio-visuel dans les rues ? mettre des stickers, des tags, des symboles dans l’espace réel afin de renvoyer les passants à l’existence du projet ? (cf les invaders etc)
  • La délimitation de la zone de tournage et de placement des médias à Genève (c’est une zone de travail appelée à changer):

Présentation de WE au festival Mapping

 

mapping

Mercredi 12 mai, je vais présenter le projet dans le cadre du festival Mapping, à Genève.
Pour une fois, j’ai du temps pour la présentation: 2 heures… j’espère pouvoir développer et lancer une discussion autour des points suivants:

– accessibilité
(base de données audio-visuelle, accès en réseau via « le nuage » internet)

– temps réel
(action-réaction immédiate, flux audio-visuel, )

– jouabilité
(relations multiples, variables et surprenantes, interactivité)

– partage
(images « libres », passage de témoin entre créateur et spectateur
– la question des droits d’auteur et de la place de l’auteur)

et plus spécifiquement sur les enjeux suivants:

– Comment faire du cinéma (des images) aujourd’hui ?
(face à l’hybridation des moyens de tournage et multiplication des canaux de diffusion)

Comment s’approprier les nouvelles technologies ?
(au regard de la digitalisation de nos vies, de la prolifération des « mondes parallèles ») 

Est-ce que notre rapport aux images change ?
(brouillage des rôles de créateur, producteur, spectateur; liens multiples et variables face à l’image)

Walking the Edit – présentation dans le cadre du festival Mapping

http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=we-pres-frmapping-100513085814-phpapp01&stripped_title=walking-the-edit-prsentation-dans-le-cadre-du-festival-mapping

View more presentations from Ulrich Fischer.

WE à Version Bêta: compte rendu

Samedi 13 décembre il y a eu la journée expérimentale dans le cadre de la manifestation « Version Bêta » au CIC à Genève – WE étions aussi de la partie avec une présentation de l’état actuel de la recherche. Ce document de présentation a été distribué.
Quelques feedbacks / conclusions provisoires:

– il est difficile de présenter un projet au milieu de son développement – ne pas pouvoir montrer de résultats rend les explications du processus et des enjeux plus compliqué (surtout pour notre projet très touffu);
– c’est pourquoi il serait souhaitable / profitable d’avoir une esquisse (montage vidéo simulation; texte ou animation de présentation; autre forme de présentation du type de résultats visés) qui permettrait lors d’une explication du projet de commencer par la fin. Il était déjà question en fin de phase 1 de faire ce type d’objet, mais le temps a manqué;
– de manière générale, il semble que les principales idées et enjeux du projet ont pu être présentées dans le temps assez serré de 40 minutes, il y a par contre toujours la question de l’équilibre entre les grandes lignes et les détails: le fait d’entrer dans les détails n’est que possible si on y va à fond, ce qui n’était bien sûr pas possible dans ce contexte. Il sera donc préférable pour une prochaine fois d’en rester sur les grandes lignes qu’il faudra synthétiser, tout en envoyant quelques belles formules / images pour donner une idée du potentiel qui se trouve dans les détails…
– en généralisant à partir de quelques discussions où les personnes avaient des doutes sur certains partis pris, j’en suis arrivé à la conclusion que les personnes venant du cinéma avaient de la peine à concevoir le « lâcher prise » de l’auteur (typique de projets dits « ouverts » ou interactifs) alors que les personnes venant plutôt des nouveaux médias ont des difficultés à envisager la nécessité de maîtrise de la complexité (qui vient assez directement de la volonté de maîtriser les étapes de production que l’on connaît au cinéma)… La réalité est bien sûr plus compliquée que cela, mais cette image du projet se trouvant sur aucun des deux territoires tout en revendiquant vouloir utiliser les fondements de chaque partie me semble assez représentative (à l’heure qu’il est, peut-être que dans un an les choses auront bougé).

La journée était assez dense en propositions diverses, j’ai bien aimé la présentation très dynamique et bien menée de Mouna Andraos; le lien que je fais avec le projet WE se situe pour moi au niveau du concept de réapropriation (en l’occurence pour elle d’objets technologiques grand public) – enfin un projet qui se pose la question de permettre (voir de provoquer) un liant – lien actif et ludique entre un individu et son contexte (en l’occurence technologique).

UF