Après l’attente, les très bonnes nouvelles

Walking the Edit @ Renens, 2008

Pour dire l’essentiel au début: nous avons eu deux nouveaux soutiens financiers (dont un bien important, stratégiquement et financièrement) qui sont arrivés tout dernièrement. Cela apporte encore plus d’eau au moulin, après le soutien dynamisant de l’OFC cet été.

Le dispositif « Walking the Edit » fonctionne depuis l’été 2009; même si depuis nous avons énormément travaillé pour améliorer les fonctionnalités « sous le capot » (nous en sommes à la troisième refonte de la base de données), le projet n’a pas évolué de manière visible (faute de moyens financiers) pour nos partenaires ou les utilisateurs.
Nous avons maintenant un dispositif logiciel qui est « scalable » (utilisable de manière indépendante et adaptable pour n’importe quel producteur de contenus, avec des échelles d’usages variables), des modules logiciels fonctionnant de manière mécanique – mais maintenant il faut pouvoir adapter et améliorer la gestion des projets et les usages publics. C’est-à-dire l’application WE pour iPhone (l’expérience utilisateur), le site web qui présente les films, ainsi que l’application d’édition Memoways (pour uploader, indexer et gérer les documents qui vont être intégrés à des projets spécifiques).

Depuis cet été, 3 soutiens importants nous ont été accordés pour améliorer / développer / amener dans un état utilisable par le public les chantiers suivants:
l’OFC a apporté cet été un soutien financier pour réaliser l’application Memoways;
La Ville de Genève, par un biais qui ne peut pas encore être dévoilé, soutient avec une aide financière la réalisation de l’application mobile WE pour smartphone. Cette aide fait suite à plusieurs autres soutiens financiers entre 2010 et 2011 – un merci tout spécial donc à la Ville de Genève qui nous fait confiance depuis quelques années;
la CTI a soutenu le projet « MoveYourStory : Automatic and Interactive Mobile Story Creation » déposé par le biais de notre société Memoways, en proche partenariat avec le « Institute of Services Science » (ISS) de l’Université de Genève (Michel  Deriaz et Dimitri Konstantas). Le but de ce projet est d’intégrer un module de modélisation comportementale à notre dispositif logiciel. Ce module va prioritairement être utilisé en amont de notre moteur de montage, afin d’améliorer de manière significative la qualité et reactivité du film généré à partir d’une ballade enregistrée.

Les montants accordés sont conséquents (autant pour l’échelle de l’institution de soutien que pour nous): nous en sommes encore d’autant plus heureux de compter sur ces soutiens, qui témoignent aussi d’une réelle confiance dans le projet que nous menons. Nous voulons ici remercier chaleureusement ces institutions (et par ricochet les personnes de contact) de leur soutien – et leur confiance.

Great news

After a financial support from the OFC / BAK (Swiss Federal cultural funding) this summer, helping us to build up the Memoways application, we just received another Swiss Federal support, from the CTI. To both institutions, a warm « thank you » for the financial help and confidence in our project. Both institutions are giving an important amount of money (for their corresponding financial capacities), so their support becomes even stronger and more important for us.

What is great with those two founding, is that it shows that our project is « compatible » with two, ordinarily separate visions: the cultural politics and the industrial logic. In order to build up a toolset that is generic and open to use outside of a given artistic / esthetic background, we need an open-minded support that is not only focused either on the technical / economic side or only on the artistic / cultural aspects.

A few words about this project, called « MoveYourStory : Automatic and Interactive Mobile Story Creation », done in close partnership with ISS / University of Geneva.

The MYS project will improve the Memoways toolset by taking into account the behaviour and the current interests of the user. This information will be obtained by analysing the data produced by the different sensors of a smartphone.

 

 

Walking autumn news

Here are some news about the latest evolutions of the « Walking the Edit » project.

  1. We received this summer a financial help from the OFC (Swiss Federal promotion of cinema culture) for our Memoways software – we are working hard to build up a software platform that enables us to make new adaptations and projects like we are just doing (next point);
  2. We are working on new adaptations: Brussels, Montreal, Basel and Bagnols-sur-Cèze. Brussel and Basel are happening within artistic exhibitions that are already open, Montreal will be a light&fast adaptation within the FNC festival and the little town of Bagnols in the south of the France will present it’s adaptation to the public in june 2013;
  3. We are still in the process of building the iPhone app to let the visitors « walk their own movies »… If everything is going as it should, mid october there should be a first version of the app on the appstore (fingers crossed);
  4. The team is growing: around Ulrich Fischer (project leader) and Nicolas Goy (main software architect), Fabrice Truillot de Chambrier + Stephan Burlot joined the team as software builder for the Memoways MAC OSX application for the first and iPhone app for the second. In the next days another developer will join the team in order to rebuild the WE website on a new CMS, to be able to add additional features like better video player, an embed-code feature, better search and above all more visualization possibilities of statistics and metadata (the details about the video clips that are played, as text, graphics and on the map).

The next steps will be:

  • presentation of the Walking the Edit project and the Memoways platform at the FNC in Montreal, also in the FNC Pro conference;
  • presentation at Dizaïn in Paris the 23 october
  • more presentations to be announced…

Rebonds estivaux

UN SOUTIEN FINANCIER !

En plein milieu de l’été, une très bonne nouvelle vient épauler (et plus encore: amplifier) les adaptations en chantier: l’OFC (Promotion de la culture cinématographique au niveau fédéral) a apporté un soutien financier à l’élaboration du logiciel d’édition Memoways !

Après 5 (!) demandes adressées à l’OFC ces dernières années (Sitemapping et les Bourses Fédérales) – qui ont toutes été refusées – voici enfin un soutien au niveau Suisse. Cette aide financière devrait nous permettre de poser des bases solides pour amener notre dispositif logiciel à un état utilisable pour n’importe quel producteur de contenus audiovisuels (pour mémoire, le projet artistique Walking the Edit est basé sur les développements logiciels effectués par la société Memoways, créée par Ulrich Fischer et Nicolas Goy en 2011). A notre connaissance, c’est la première fois que l’OFC / Section Cinéma soutien le développement d’un logiciel – il faut espérer que cette ouverture soit le préambule à une redéfinition du soutien à la création cinématographique, plus en adéquation avec les chamboulements technologiques et les nouveaux usages…

Un peu comme dans un jeu vidéo, il faut espérer que cette aide soit le signe d’un passage vers le niveau suivant, où il serait possible d’avancer avec une dynamique plus soutenue et d’aller plus loin dans les développements !

UNE INVITATION A UN FESTIVAL

Le festival du Nouveau Cinéma à Montreal a sélectionné le projet Walking the Edit dans la compétition interactive, en lice pour le prix Innovation. Il reste encore à voir si l’on arrive à monter une petite adaptation sur place (comme à l’époque la présentation à Biarritz) ou si on présente « juste » le site web avec les nouvelles adaptations à Bruxelles et à Bâle comme exemples…

Financement, ombres et lumières

Une image réalisée par Ulrich Fischer à la Cité Universitaire

Le financement du projet « Walking the Edit » est complexe et long à mettre en œuvre et à concrétiser pour les raisons suivantes:

– il y a d’un côté le dispositif générique (la base technique qui inclus le moteur de montage, le CMS et l’application iPhone test; ce dispositif générique est issu de la phase de recherche à Renens et cette ville sert donc de plateforme d’évaluation et de tests) et de l’autre les diverses adaptations spécifiques (pour le moment, Paris et Genève). Il y a donc plusieurs budgets avec des chantiers spécifiques mais un certain nombre de vases communicants (surtout au niveau technique pour les adaptations du moteur, CMS et application iPhone);
le projet n’est pas limité dans le temps: au contraire, plus on peut améliorer le dispositif en ajoutant des nouvelles images, en précisant le fonctionnement du moteur de montage), plus il sera intéressant. Cela pose un problème par rapport aux modèles de financements culturels classiques qui reposent sur le financement d’un objet (film, perfo, installation etc) qui a une durée de vie définie (2 ans au max pour un film, 1 semaine pour une perfo, 2 mois pour une installation etc). Il faudrait idéalement un modèle de financement qui définisse au préalable une période de 3 ans (au minimum) pour laquelle une somme définie dans le cadre d’un contrat spécifique sera versée par tranches annuelles afin de garantir cette évolution;
le projet étant à cheval sur plusieurs disciplines, il peut recevoir une subvention justement parce qu’il est transdisciplinaire et novateur, mais il peut aussi susciter une certaine méfiance de la part de certaines disciplines qui jouent la chasse gardée (le cinéma est un domaine très traditionaliste et conservateur sur la question);
le dossier de présentation du dispositif étant assez long et touffu, il n’est pas forcément le meilleur ambassadeur du projet. La complémentarité entre le dossier, le site web et une présentation personnalisée est souvent nécessaire pour permettre à une commission, une institution ou des partenaires à se faire la meilleure idée du potentiel du dispositif. Malheureusement cette présentation personnalisée n’est pas toujours possible – il est amusant de voir à ce propos que c’est dans le cadre de commissions qui gèrent des centaines de demandes que cela s’avère possible et même souhaité (le fonctionnement du CNC et du Ministère de la Culture français est à ce propos assez exemplaire);
il existe très peu de fonds de soutien pour les projets « nouveaux médias » en Suisse, et les organismes fédéraux qui soutiennent de manière large la création artistique n’ont pas de politique claire (les nouveaux médias riment en gros surtout avec « jeux vidéo » + « effets spéciaux ») ni de valeur incitative (en terme de financement et de mode de partenariat). J’en veux pour preuve l’exemple catastrophique de la gestion des projets par la commission de Sitemapping de l’Office Fédéral de la Culture: après deux tentatives soldées par des refus, il a été impossible d’avoir des retours argumentés des raisons du refus de la part de la commission. Les motifs du refus qui ont été envoyés par lettre officielle montrent que le dossier n’a pas été étudié correctement et que la commission a émis des arguments qui sont tout simplement aberrants (« dommage, le projet a déjà commencé » alors qu’il n’est pas interdit de travailler avant le dépôt du dossier). Et quand on voit que la plupart des projets soutenus ne sont pas menés à bien et / ou semblent octroyés sur le mode du copinage (quelques personnes sont devenues de bons clients de la commission), on peut se poser de réelles questions sur la validité de cette commission.

Néanmoins, malgré toutes ces embûches et difficultés, je tiens à saluer et remercier les institutions suivantes qui soutiennent actuellement le projet.

La suite…

Point de la situation (mi-temps 2010)

Quelques informations sur l’état actuel du projet – un condensé sur les dernières nouvelles et la situation actuelle.
Des posts spécifiques seront fait ultérieurement pour chacun des points abordés ci dessous.

Adaptations:
PARIS. Il est prévu de présenter le projet dans le cadre des journées du patrimoine à Paris mi septembre 2010; nous sommes donc en train de chercher des images d’archives (séquences vidéos ayant été tournées sur le territoire de la Cité Universitaire), de tourner des images spécifiques tout en élaborant des scénarios d’usages pour tester le dispositif dans le cadre d’une expérience patrimoniale du territoire.
GENÈVE. Après quelques mois d’attente de réponse définitive et officielle, il y a enfin une perspective de présentation du dispositif à Genève dans le cadre du festival Image-Mouvement 2010 (ex-BIM) en décembre.
D’autres pistes de présentation pour 2011 sont en cours d’étude.

Présentations:
Le projet a été présenté dans le cadre de deux conférences (Mapping et WebTV). C’est toujours un très bon exercice de devoir présenter le projet de manière approfondie et interactive; les retours ont été de manière générale très bons et encourageants, malgré la densité de la présentation la plupart des personnes présentes ont fait un retour personnalisé et positif – les enjeux présentés ont « ricoché » dans leur tête et provoqué des questions qui ont ouvert des nouvelles portes…
Malgré les retours pour la plupart enthousiastes, il n’y pas encore d’autre adaptation prévue, mais les contacts pris laissent envisager l’une ou l’autre présentation ultérieure (chantier ouvert tant qu’il n’est pas possible de tester en condition réelle le dispositif avec l’application iPhone – c’est là dessus que portent nos efforts actuels).

Technique:
Après les problèmes techniques liés à notre hébergement chez Ikoula, nous avons perdu quelques semaines sur les chantiers techniques – qui ne sont pas évidents non plus à maîtriser dans les temps. Il est prévu de mettre à jour le site internet avec le nouveau lecteur HTML5 et les vidéos recalculées avec le nouveau moteur de montage, ainsi que l’application iPhone pour tester en situation le dispositif. Tout est suspendu à ces développements techniques qui devraient permettre de voir concrètement comment le dispositif fonctionne et de pouvoir projeter des scénarios d’usages en fonction des adaptations possibles.

Financements:
Les financements acquis fin 2009 ont été presque entièrement utilisés pour les développements techniques, la communication et l’élaboration des bases pour les adaptations futures.
Une demande effectuée ce printemps dans le cadre de Sitemapping (OFC à Berne) a été refusée pour des raisons obscures et incompréhensibles – malgré des tentatives d’en savoir plus de la part de la commission, il apparaît que le dossier n’a pas été lu et / ou que les projets soutenus relèvent du copinage. Plus des détails là dessus prochainement.
Afin de pouvoir financer l’adaptation à Genève, une demande de soutien extraordinaire a été déposée au Département des Affaires Culturelles de la Ville de Genève, une autre complémentaire va être déposée au Département de l’Instruction Publique. L’idéal étant de pouvoir financer au plus vite les tournages et indexations sur un territoire délimité.
Un gros chantier est l’élaboration d’un modèle économique pour faire « tourner » ce projet, parce qu’il semble impossible de financer le projet seulement avec le soutien des institutions culturelles. L’enjeu est surtout la « fenêtre temporelle » qui est plus grande et surtout ouverte: contrairement à la plupart des projets qui sollicitent des aides institutionnelles, il ne s’agit pas de faire un objet unique qui a une durée de vie déterminée mais de garantir que la base du dispositif puisse être solide ET puisse grandir à travers les années (recevoir de nouvelles images, améliorer le moteur de montage etc etc). C’est là qu’il faut imaginer des financements complémentaires (partenaires culturels, privés, commerciaux etc) afin de garantir la pérennité des développements nécessaires dans le temps (une période qui va en tout cas couvrir les 5 ans qui viennent).

Financement

Le projet de recherche financé par le Master Cinéma et la HES-SO étant terminé officiellement depuis septembre 2009, il n’y a donc plus de moyens institutionnels pour développer et améliorer les parties techniques du dispositif.
C’est pourquoi je me suis tourné vers les sources de financements culturels et artistiques (les subventions pour la réalisation de projets artistiques) afin de pouvoir amener le projet artistique à un état présentable publiquement. Sur les 3 demandes envoyées entre fin août et début octobre, j’ai eu 2 réponses positives:
– une subvention du fond « projets interdisciplinaires »
– un prix (aide à la production) du Pourcent Culturel de la Migros
Ces deux sources de financement vont aider à démarrer les chantiers principaux (communication, moteur de montage, application iPhone, graphisme, site web) mais il faudra encore trouver des soutiens supplémentaires. Plusieurs solutions complémentaires sont à l’étude et il faut espérer que la bonne dynamique actuelle va permettre d’accélérer le processus de financement.

Dans le cadre de la présentation à Paris, plusieurs demandes de financements ont été envoyés via l’association Dédale – nous serons fixés d’ici fin 2009 sur les moyens qui seront disponibles pour l’adaptation du projet à Paris.