Adaptation à Genève

Voici les pistes de réflexion (il n’y a rien de définitif, c’est avant tout des bases de travail) pour l’adaptation dans le cadre du festival Image-Mouvement 2010 en décembre, qui se tiendra au BAC.
Tout le travail effectué sera utilisable et exploitable de manière plus large par la suite pour d’autres présentations, en croisant les images réalisées / récupérées avec d’autres bases de données (existantes ou à faire).

SCENARIO D’USAGE

Il s’agit de permettre au public de « marcher » un film dans le pourtour du centre du festival ainsi que de relier les diverses salles en composant un film (cf carte de délimitation ci dessous). Le contenu de chaque film est lié aux thématiques traitées dans le festival (à préciser) et / ou peut se baser sur un développement spécifique (voir pistes de réflexion ci dessous).
Ce qui est visé au niveau esthétique, formel et conceptuel :

–       films qui permettent de « décrocher » du réel, de partir d’éléments existants dans le réel pour offrir des images et un film qui soient une transposition poétique, abstraite, sensorielle du réel (et non une transfiguration directe de ce que nous pourrions voir) ;

–       le flux audio (le mixage du film en temps réel) que nous entendons lors de notre parcours doit être fortement suggestif, immersif. Il est prévu aussi l’utilisation de « mots » musicaux qui puissent rythmer la ballade (en devenant des phrases…) ;

–       les films résultants devraient être assez mystérieux, ambigus, poétiques sans pour autant casser les liens au réel : ce que nous voyons et entendons dans les films composés doit faire sens par rapport au réel ;

–       les scénarios d’usages (la scénographie de l’ensemble du dispositif) devraient donner envie aux visiteurs / marcheurs de produire des traces particulières, singulières : se mettre à courir, à faire des allers-retours, à marcher de manière chaotique… bref, d’user le territoire de manière originale et nouvelle. Il s’agit avant tout d’une expérience du réel amplifié par un dispositif numérique (artificiel).

L’enjeu est de créer une dynamique de départ pour permettre au public de marcher des films encore bien après la tenue de la manifestation (le festival continue donc de manière décentralisée) ; le festival laisse des traces (des parcours, des films).

QUESTIONS / PISTES DE RÉFLEXION

Voici en « vrac » pistes de réflexions :

–       pouvoir utiliser (placer sur le territoire) des images des bases de données du CAC, de la collection A. Iten, d’artistes associés au festival ou qui ont été présentés dans des manifestations BIM / CAC ;

–       pouvoir retravailler des images (archives, nouvelles images) en les rendant plus abstraites, plus spéciales (ralenti, contraste, zoom, recadrage etc). Verfremdungs-effekt…

–       pouvoir placer des images (extraits de vidéos) qui proviennent du programme de la I-M 2010 ;

–       pouvoir produire des images lors du festival et de pouvoir les intégrer durant la tenue du festival (cf. point sur le DIY / workshop) ;

–       demander à des artistes invités dans le cadre du festival s’ils peuvent mettre à disposition des rushes, des archives personnelles pour le dispositif – en somme de devenir des partenaires / collaborateurs sur le projet.

CONCEPT ARTISTIQUE

Afin de délimiter les possibles, il est important d’établir plusieurs cadres, dont :

  • définition des thématiques (ou contenus). Le but est de stimuler la création de séquences audiovisuelles au fort potentiel suggestif et artistique ; le choix des thèmes / pistes narratives sera donc du type « visible – invisible » ; « apparition – disparition » ; « la promesse » ; « en chantier » ; « en attendant le déluge » ; etc. En fonction des sensibilités à l’œuvre, du temps à disposition, de ce que l’espace suggère, une liste réduite et précise de thèmes sera établie en amont des tournages et servira d’ossature pour tout le projet. Chaque réalisateur / réalisatrice fera la traduction du thème en images, en fonction de ce que le territoire et le moment du tournage lui permet de faire. Il est également envisageable de faire des mises en scènes à mi chemin entre le documentaire et la fiction.
  • en fonction de la délimitation du territoire, chercher dans les banques d’images d’autres personnes à Genève s’il est possible de réutiliser / recycler des images déjà existantes pour le compte du projet. Cela permet d’ouvrir plus grande la fenêtre temporelle et d’améliorer la mixité des styles et des regards ; un grand soin sera porté sur la sélection pointue afin de coller aux exigences de qualité et de comptabilité avec les règles conceptuelles fixées en lien avec le fonctionnement du moteur de montage.
  • question ouverte : comment indiquer de manière concrète, physique, la présence du projet et du matériel audio-visuel dans les rues ? mettre des stickers, des tags, des symboles dans l’espace réel afin de renvoyer les passants à l’existence du projet ? (cf les invaders etc)
  • La délimitation de la zone de tournage et de placement des médias à Genève (c’est une zone de travail appelée à changer):

Documents de présentation du projet

Dans le but de pouvoir communiquer de manière plus efficace et rapide qu’actuellement, il s’agit de pouvoir présenter / distribuer un document avec la base suivante:
– page de garde (synopsis 5 lignes, citation ?, contact)
– schéma (présenté plus bas), pdf à télécharger ici
– page de texte + images / graphisme autour des notions « espace / temps »
– page de texte + images / graphisme autour de « WHO » et « WHAT »
– page de texte: fiche technique, généralités sur le projet, équipe

Le schéma se présente de la manière suivante:

schéma_090409_jpeg

Ce document est destiné à un public plutôt averti (qui veut prendre le temps de se plonger dans le projet): démarchage de la phase 3, partenaires pour la présentation du mois de juin, utilisateurs voulant en savoir plus etc.
Il s’agit également de publier sur le site public (en construction) une version dynamique de ce schéma, qui présente les divers ingrédients du projet de manière dynamique.

UF, 09.04.09

EN PARTANT DES MEDIAS

Parallèlement aux réflexions engagées dans le groupe de travail, sur le fond du projet et du fonctionnement de ses majeures articulations – notamment entre la représentation (interprétation différée) du territoire réel par les auteurs et la perception (direct) que les promeneurs en ont – une réflexion a été engagée entre Jeanne Macheret, Florence Guillermin et Nicolas Wagnières. Il s’agit d’amener une réflexion plus pragmatique en partant des images déjà tournées, et de voir de quelle manière leur assemblage peut-il faire sens. Nous avons commencé par définir des typologies d’images, dans le but que ces critères puissent par la suite être “interprétés“ par les metadonnées (classifications) inscrites dans le CMS, et de cette manière rejoindre la réflexion théorique entamée. On a pu constater que des liens se tissaient entre les diverses approches tripartites et 3 types d’images:

  • Images avec parole adressée.
  • Images avec action constituante de la scène.
  • Images paysages.

Afin de préciser les tournage à venir, il est important de considérer ces “types“ d’images dans une perspective d’assemblage narratif. Si on établit que l’analyse du parcours induit, d’une part et ceci en fonction de la position du promeneur et des médias rencontrés, la thématique, et d’autre part, en fonction du type de parcours la forme d’assemblage, c’est à dire le montage, on peut tisser des liens transversaux entre les postures (auteurs), les montages (parcours), et les types d’images (metadonnées/CMS). Reste encore et toujours l’épineuse question des thèmes, ou comment glisser des questions concrètes liées au territoire que chacun-e s’accapare et traîte à sa manière (subjectivité artistique) et une définition générique qui puisse automatiser de manière sensée l’assemblage des fragments.

Walking the Edit: a creative process

Ci-joint le document qui tente de décrire les différentes étapes du projet en précisant, bien entendu, que ce processus de création n’est pas « irréversible ». En d’autres termes ce que nous apprendrons des dernières étapes – de l’indexation des médias (étape 3) à la diffusion des premiers films tests (étape 5) – serviront à corriger et affiner les options prises dans les premières étapes.

we_a_creative_process.pdf

Document complémentaire sur les types de montage au cinéma:

tableau_types_montages.pdf

 JFB

L’état de nos nuages – ciel changeant avant l’été

Un des points qui revient sans cesse, parce que nous n’avons pas encore trouvés de solution élégante et satisfaisante, est celui de la représentation de la base de données médias sur la carte du territoire – autrement dit: quelles informations (ou métadonnées) « remontent » à la surface en devenant une cible ou un point d’intérêt que le visiteur peut chercher.
C’est un élément important dans le sens que le visiteur doit pouvoir très rapidement et intuitivement sentir de quoi peut être fait le film qu’il va marcher tout en choisissant lui même dans quelle(s) direction(s) il a envie de le mener.

On peut prendre l’image d’un iceberg dont on ne voit qu’une petite partie de la masse – de la même manière, la plus grande partie des caractéristiques que nous aurons assignées à chaque médias demeurera invisible; mais par contre, on devrait pouvoir sentir leur présence à travers la manière dont le haut dépasse et flotte.

Une autre image que nous avons beaucoup employée est celle du nuage: une forme molle qui se laisse traverser, immatérielle et matérielle en même temps – finalement assez représentative de ce monde virtuel (les médias) que nous voulons implanter dans l’espace urbain…

Pour le moment, nous avions comme piste principale pour cette question de représentation les thèmes, c’est à dire de permettre une concentration du potentiel narratif à travers un thème « majeur » déterminé dans chaque média.
Mais nous nous sommes butés à la difficulté de trouver des thématiques suffisamment abstraites pour fonctionner sur n’importe quelle portion de territoire, tout en étant suffisamment concrètes pour se visualiser clairement dans chaque média, tout en n’oubliant pas qu’ils doivent également – à travers leur dénomination – susciter une envie de s’y plonger.

– NOUVELLES PISTES –

En discutant l’autre jour avec Pascal Amphoux et Nicolas Wagnières, nous avons retourné la question en invoquant les possibles suivants:

ne plus considérer des nuages différents qui se côtoient / se superposent (comme des ensembles différenciables avec des couleurs variées), mais comme des strates de nuages qui se trouvent à des altitudes différentes (et qui sont donc de natures différentes). Pour continuer avec des images, c’est un peu comme depuis un avion: on peut voir plusieurs couches de nuages, les unes masquant les autres et parfois laissant passer ce qui est notre base, la terre. Cette image est empruntée à Johan Van der Keuken (citation pas encore trouvée) qui compare la vision que l’on peut avoir d’un montage d’un film à un voyage en avion…

– cette nouvelle manière de voir implique donc l’arrivée d’une « nouvelle dimension »: l’axe du Z… ou la profondeur de l’espace. Se pose maintenant la question de comment on navigue dans cette profondeur: soit on passe d’une couche à une autre (en activant / désactivant les couches qui se superposent), soit à travers un réel mouvement qui les traverse (un zoom). Cette dernière solution est assez vertigineuse (c’est le cas de le dire) et demande une représentation différenciée des couches pour que l’on puisse sentir les natures différentes des nuages qui masquent plus ou moins partiellement notre territoire (le réel).

– cette tendance à superposer et non plus à juxtaposer vient également d’une analyse que l’on retrouve de différentes manières chez quelques théoriciens (dont Deleuze déjà cité ici auparavant). Pascal Amphoux propose la lecture suivante concernant 3 type de postures que l’on peut prendre face au réel:

  1. analytique: observation / passif -> dehors
  2. engagé: vie / interaction -> dedans
  3. poétique: esthétique / paysage -> dedans et dehors

Cette manière de voir les choses implique qu’il n’y a pas d’exclusion d’une posture par rapport à une autre: elles co-existent toutes en même temps mais les rapports entre elles fluctuent – et c’est justement les pondération et variations qui nous intéressent ici.
Ce que nous voulons tenter maintenant est la chose suivante: affecter une posture à chaque média tout en lui indiquant une valeur (entre 0 à 100). Ce qui n’est pas encore très clair est la combinaison ou l’exclusion de postures (si par exemple un média peut être à 40% analytique et à 60% poétique… ?).
Nous avons par contre déterminé la manière dont pourront être visualisées ces nuages (on a piqué cette séparation quelque part – c’est très classique):
-> 1 analytique en bleu
-> 2 engagé en rouge (tiens donc)
-> 3 poétique en vert

utiliser les titres de chaque média (on parle parfois de brique, mais c’est pas très digeste) comme « atome » et la constellation de titres comme des « cellules » (ou carrément des organismes ?!?): plus on est loin et plus les titres se superposent; on peut donc voir par la densité de noir les endroit qui rassemblent le plus de titres. En zoomant en avant sur la carte, la lisibilité augmente et on arrive à différencier les titres les uns des autres.
Autrement dit: un nuage, c’est une nuée de mots.

Mis à jour le 03.06.2008 UF

Point de la situation mi-mai

Comme d’habitude en milieu de mois, quelques nouvelles en vrac des derniers développements:

1) Réunion du 13.05 au HEIG-VD avec Nasfaran Fatemi, Florian Poulin, Nicolas Wagnières et Ulrich Fischer.

Le but de cette réunion était de clarifier le travail à faire de leur côté en vue de créer le moteur d’analyse du parcours (qui a pour but de pouvoir automatiquement créer le flux sonore sur le module embarqué et le film).

Il en ressort les points suivants:

→ Analyse du flux de données (ce qui vient du GPS et de l’accéléromètre)

Deux flux avec des temps différents (échantillonnages temporels) vont arriver à ce moteur en parallèle: un fichier csv traité en amont contenant les données lissées venant du GPS et un autre fichier .csv contenant une première interprétation du mouvement fourni par le visiteur à travers l’accéléromètre.
Il reste à définir la périodicité de lecture dans ces fichiers qui sont écrits en cours de route: il y a le temps réel (pour le GPS toutes les secondes, pour l’accéléromètre plus souvent encore ?), une première épaisseur temporelle – une durée – de 15 sec (par exemple), une autre de 30 sec, une autre de 1 min, une autre de 3 minutes et une ultime qui porte sur la totalité de l’enregistrement. Il est clair que plus le temps de cette « épaisseur » augmente, plus les résultats seront des moyennes et fourniront une appréciation lisée du parcours – mais c’est une information importante pour définir le développement narratif sur une certaine durée en garantissant une continuité et logique…

Le GPS pilotera directement les thématiques et l’accéléromètre amènerait tout le détail nécessaire afin de faire des choix en adéquation avec la caractérisation fine du parcours. En portant cela au niveau de l’indexation, le GPS est relié au contenu thématique des images alors que l’accéléromètre est relié aux l’aspects formels, au sujet et autres caractérisations de l’image.

→ Sélection des médias (liste ordonnée de médias sélectionnés)

Il s’agit de définir des règles, basées sur ce type de modèle (exemples):

– mouvement rapide/lent → donne la durée du média
– mouvement logique/illogique → influe sur la logique du montage
– mouvement continu/discontinu → détermine le rythme du montage

Nous sommes en train de mettre à jour la base de données, ce qui permettra de « tirer des flèches » entre cette analyse et le / les champs sur lesquels cette analyse portera et fera effet…

NW et UF, 14.05.2008

Tournages fin avril – digest

Avant d’entrer dans les détails de ces tournages, voici quelques éléments concrets:
– nous avons tourné environ 6 heures d’images, ce qui correspond à environ 400 clips (start / stop caméra). Nous avons tourné avec des caméras très diverses, de l’appareil photo à la Z1 (HDV) en passant par une PD-150 (DV en standard définition) et une HVX-200 (DVCPRO HD);
– nous avons fait des prises de vues très variées également: interviews spontanés, discussions avec des habitants (surtout des enfants), plans photographiques cadre fixe (via trépied), prises de notes vocales en tournant en marchant, plans « matière » (réflexions et superpositions) etc;
– en plus de ces prises de vues, Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin ont effectué des prises de son et Daniel Sciboz a fait des tests GPS qui seront publiés et comparés ultérieurement.

Le but est de mettre en ligne quelques exemples (bruts et prémontés) prochainement sur le blog, idéalement liés à une carte.

Nous allons maintenant attaquer le choix des médias (in/out dans les clips choisis) ainsi que leur catalogage (ajout des métadonnées), ce qui va prendre dans les 2 à 3 semaines. D’ici fin mai nous pourrons donc placer les premiers médias sur la carte et faire quelques simulations (non automatisées) – prémontages de quelques médias afin de donner des intentions et de tester quelques combinaisons.

Maintenant, quelques considérations post tournage:

  • nous avons tourné en focalisant notre attention sur le fait de trouver le « bon » rapport au territoire, en cherchant à travers quelques improvisations des points de repère et éléments marquants. Le but était que chaque personne impliquée puisse trouver un rapport juste entre sa subjectivité (intérêts de fond et de forme, fonctionnement personnel) et la multitude de pistes qui se dégagent au quotidien… Comme le projet est complexe à appréhender, nous avons décidé de nous immerger dans ce premier temps dans l’espace choisi en évitant de forcer le trait (de plaquer une idée sur le réel) mais en étant un maximum ouvert et curieux. Et, Renens nous a très bien accueillis en nous offrant quelques belles rencontres.
  • il ressort du premier visionnement des rushes qu’il y a déjà quelques combinaisons intéressantes « dans l’air », qui semblent pouvoir fonctionner formellement ou de média en média; il reste toujours la question des combinaisons narratives sur l’ensemble du film qui demeurent pour le moment trop lointaines (on va y arriver plutôt dans la phase 2) pour que l’on puisse tirer des conclusions et élaborer des concepts définitifs. (Pistes: voix off, cartons inter-titres / texte, chaîne narrative indexée dans les métadonnées etc)
  • nous devons absolument mettre de l’ordre dans l’intitulé et la dénomination des concepts; pour le moment le gros point à résoudre est lié à ces nuages, aux thèmes (on s’est dit de ne plus les appeler thèmes, mais on a pour le moment pas trouvé mieux).
  • dans le cadre de cette discussion sur les thèmes, on a abordé encore deux points importants: d’une part le contenu de ces thémes et d’autre part la logique qui sous tend à leur dénomination / définition et leur contenu.
    En somme, si l’on veut être pragmatique, on devrait pour le moment fonder la logique des thèmes sur les obsessions des divers participants: c’est chaque réalisateur qui défini son thème principal (il ne devrait pas en avoir plus que 5), ce qui tend à dire que chaque réalisateur aura « son » nuage.
    L’autre alternative, plus compliquée à mettre en oeuvre car nécessitant plus de temps, serait de réafirmer les thématiques proposées en les consolidant à travers la perspective du « rapport physique »; « rapport intellectuel » etc. Le problème, c’est que pour l’heure la grande partie des tournages ne s’est pas faite avec ce cadre là (pour les raisons évoquées en tout premier).

UF; le 04.05.2008 UF

LES IMAGES DES REPERAGES

Après avoir passé un moment à trouver une bonne méthode pour catégoriser les images, nous (Paulo Alcântara, Vittoria Pollato, Ulrich Fischer) avons en premier lieu choisi 289 images parmis les 1300 prises sur les 3 jours de repérages. C’est sur cette base là que nous avons fait les premiers tests d’ajouts de métadonnées

Méthode choisie:

  1. Nomination uniforme des fichiers, par lot (jour-mois-année + photographe + reperages + numérotation-incrémentale)
  2. Détermination de l’intérêt de la photo dans le cadre du projet (garder la photo = 2 étoiles).
  3. Catégorisation par couleurs
  4. Catégorisation par style, type, thème

Cette méthode permet de rapidement classer les photos selon un critère particulier: des images qui ne font pas réellement « sens » toutes seules prennent une autre valeur lorsqu’elles apparaîssent à côté d’images de même type: d’un coup, on focalise sur un élément, sur des détails qui se perdaient dans la profusion des informations… On a le sentiment de gagner une vision, un sentiment plus précis, ou plus « obsessif » par rapport à l’espace visité.

Nous avons sortis 3 exemples de ce catalogue:

-> Diaporama par ordre de prise de vues (a noter que l’ordre n’est pas parfait: nos caméras n’avaient pas toutes l’heure d’hivers donc il y a des décalages d’une heure entre certain photographes…)

-> Diaporama par thème (Dés-orientation / dé-localisation / perte)

-> Diaporama par type (murs, grillages)

Conclusions:

– Il est difficile, voire impossible, d’attribuer un thème rétroactivement à des images qui n’ont pas été prises dans ce but là (en l’occurence, il s’agissait de repérages très improvisés) -> par la suite, la catégorisation par thème sera plus facile à indexer dans le sens que les médias (images, vidéos etc) seront créés en fonction d’un thème choisi ;

– La plupart des images ont été estampillés avec une bonne dizaine de « tags » (c’est des vues réalistes qui contiennent une multitude d’éléments, dont certains sont prioritaires – mais il y a souvent un peu de tout partout… ce qui ne simplifie pas la tâche) -> pour le moment, nous travaillons « à l’aveugle » – une fois que la base de donnée centralisée sera opéartionnelle, on pourra faire des choix avec une meilleure connaissance des implications que ces choix vont déterminer ;

– Il est souvent difficile de trancher dans le choix à faire si l’on indexe une image avec un type / catégorie ou pas -> par la suite, on devrait pouvoir attribuer les appartenances non pas avec OUI ou NON, mais avec des pourcents d’appartenance (une sorte d’échelle graduée) ;

– Ce premier test a permis de vérifier l’importance de la bonne saisie de ces métadonnées si nous voulons avoir un système qui fasse sens, mais également par ricochet à quel point c’est compliqué et touffu (cela demande une sacré concentration – un peu comme un jeu de memory… sans doute que les enfants seraient les rois dans cet exercice ?!?)

UF

Proposition de recette pour le projet

Lors de mes tentatives d’élaboration d’un texte de présentation plus compréhensible que les textes dans le dossier du projet, j’ai imaginé faire une sorte de recette (comment cuisiner le projet): ingrédients nécessaires, manière de les préparer, temps de préparation, manière de servir le projet (de le rendre appétissant)…

En voici une première ébauche (non terminée):

Ingrédients

– Prenons un espace urbain délimité, de préférence un espace aux qualités sociales, architecturales et urbanistiques variées et contrastées, d’une taille d’environ 2Km carré (Carte Renens provisoire) ;
– Elaborons une liste de thématiques qui condensent / traduisent les enjeux ;
– Mettons sur pied une équipe de réalisation en spécifiant pour chaque personne la « mission » (espace de tournage, manière, forme, outils, style etc) ;
– Produire des séquences audio-visuelles dans cet espace urbain en cherchant à développer les thématiques autant dans le contenu que dans la forme (photographies – séquences films ou vidéo – sons – prises de notes sous forme de voix off etc) ;
– Ajoutons ces médias (ainsi que d’autres séquences audiovisuelles déjà existantes en provenance d’autres villes) à la base de données audiovisuelle en leur donnant une adresse géographique précise (localisation sur l’espace urbain délimité) ainsi que des métadonnées (catégories – qualifications subjectives et objectives des médias) ;
– Construisons un « outil de navigation » : module embarqué qui affiche autant la carte de la ville que la représentation des thématiques en offrant le positionnement actuel grâce à un module GPS intégré ; il permet également d’écouter en cours de chemin les sons qui sont liés avec les espaces traversés (et qui ainsi donnent une idée de ce que le film peut proposer).

… (en cours!)

Préparation

Afin de faire fonctionner tout le système d’une manière automatisée, il faut encore mettre en place les éléments suivants :
– Solutions logicielles pour constituer la base de données ; pour analyser le tracé GPS puis convertir cette analyse en plan de montage
– Solution logicielle / matérielle afin de mettre en ligne les médias choisis par le système d’analyse
– Site web : l’espace de présentation des films « marchés »

Partie réalisation

– Mettons en place un lieu de départ, dans lequel les visiteurs peuvent voir des films déjà réalisés, se documenter sur le projet et surtout venir chercher l’outil de navigation qui va les accompagner durant leur parcours ;
– … (en cours!)

Partie dégustation

– Concevons un site internet … (en cours!)