Présentation du projet Odysée

Dans le cadre d’une tribune de midi organisée par Muriel Favarger (Abissa) au sein de Abissa Alliances Academy, j’aurais le plaisir de présenter le concept de plateforme numérique Odyssée (titre de travail) pour connecter les commerces de proximité avec des utilisateurs en misant sur la vidéo comme médium de mise en relation et d’engagement.

Dans les grandes lignes, il s’agit de pouvoir relier le online et le on-site, en utilisant le storytelling video pour personnaliser la présence online et mobile des commerces, pour générer des interactions et pour engager les utilisateurs avec les activités et services de proximité.

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Cette présentation va entrer dans les détails de l’outil, du workflow et du financement: ce qui peut sembler complexe et vague repose en fait sur quelques concepts concrets qu’il s’agit de mettre en oeuvre via un premier prototype. L’enjeu maintenant est de pouvoir financer ce prototype, et d’impliquer des partenaires institutionnels dans la dynamique. C’est ici que se situe principalement la première difficulté, qu’il s’agit d’aborder à travers la plateforme mise à disposition de ces tribunes de midi se déroulant au restaurant du Mirabeau à Lausanne.

Pour y participer, il suffit de m’envoyer un mail; la date de présentation est le mercredi 20 janvier, entre 12:15 et 14h. Le prix du repas, tout compris, est de 45.- à honorer sur place.

Voici la présentation:

Un grand merci à Muriel Favarger pour tout son travail de fond et son initiative de créer une plateforme accélérant la mise en réalisation de projets aussi complexes à financer que ce projet Odyssée.

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Marcher son film – un texte rétrospectif

Du projet de recherche « Walking the Edit » au concept d’application mobile « Memowalk ».

Marcher son film : commençons par ces trois mots pour résumer la proposition qui sous tend ces deux projets.
Mais comment un film, qui est avant tout une expérience temporelle, peut-il devenir une expérience spatiale (et spéciale) ?

Le texte exposé entre la page 42 et 47 dans le lecteur ci dessous se propose de regarder en arrière sur ce qui a fait démarrer le détournement des images en mouvement des écrans habituels, d’esquisser à rebours le contexte des questionnements initiaux et de mettre en perspective les applications actuelles.

Remerciements à Samuel Wahl des Passeurs d’Images.

Patrimoine en partage: démarrage du projet

Cela fait déjà plusieurs mois que je travaille sur un projet de plateforme numérique intitulé « Patrimoines franco-suisses en partage« . Cette plateforme va être développée entre 2016 et 2019 dans le cadre du programme INTERREG V A, qui soutient spécifiquement des projets franco-suisses.
Le chef de file suisse, représenté par le SIPaL à Lausanne, m’a confié le mandat de faire l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) pour ce projet d’ampleur transfrontalière.

J’ai donc développé un concept de plateforme numérique pour proposer des usages innovants (= applications mobiles) en lien avec les patrimoines bâti et paysager, permettant de faire des liens entre la France et la Suisse, pour connecter les silos entre les spécialistes du domaine et pour offrir une expérience utilisateur bien personnalisée…

Après la rédaction d’un cahier des charges pour faire l’appel d’offre auprès de plusieurs entreprises suisses et françaises, nous allons dès le mois de janvier passer dans la phase de réalisation.

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Patrimoine et villes innovantes

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Depuis le démarrage du printemps, je travaille sur plusieurs projets où il s’agit de valoriser le patrimoine (bâti, culturel, immatériel) à travers le numérique.
Ces projets sont encore en phase de démarrage ou de sélection, donc il est encore trop tôt pour donner les détails.

Cependant, voici quelques uns des enjeux sur lesquels je porte principalement mon attention.

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Player vidéo pour la RTS

Avec Memoways, nous venons de finaliser un « POC » (Proof Of Concept ») pour la RTS (Télévision Suisse Romande).

Les enjeux étaient les suivants:

  • il s’agit de valoriser la mine d’or que sont les archives de la RTS (plus de 80’000 heures) et de connecter les histoires qui permettent de rapprocher le passé à des publics qui ne viennent pas tout seul fouiller dans les archives
  • au niveau de l’expérience utilisateur, pouvoir naviguer intuitivement à travers une grande masse de vidéos, trouver les reportages intéressants et découvrir d’autres contenus sur un mode de « sérendipité »
  • au niveau des fonctionnalités, pouvoir accéder à des contenus de manière précise, transversale et pouvoir créer des listes de lecture (ou des collections personnalisées)
  • à terme, pouvoir choisir les vidéos intéressantes de manière maîtrisée (montage vidéo dans le navigateur)

Nous avons fait les choix suivants pour répondre aux enjeux posés ci dessus:

  • proposer des playlists éditorialisables (les capsules qui sont présentées sur la landing page – ici sur un mode random) ainsi que des listes personnelles basées sur du filtrage à partir d’un mot clef, en fonction de ses propres questions et envies;
  • pouvoir chercher à l’intérieur des reportages, en passant par une sorte de chapitrage basé sur les mots clefs et non sur un time code;
  • faire du filtrage multi-critère réactif et visuel, où l’on peut tout de suite voir le résultat de son filtrage dans l’interface, sans devoir recharger la page;
  • naviguer, filtrer et interagir à travers une interface très visuelle posée par dessus la vidéo. Les interactions se font de manière fluide, sans perturber la lecture vidéo. La vidéo est la page web…

Voici une vidéo qui montre comment il est possible de naviguer à travers les reportages (à l’aide des tags attachés aux reportages):

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Mise en route d’un site internet

Mise en place d’une site web pour des photographes

Ce billet pour cadrer les choses à faire / penser sur la route d’un site internet: ce n’est pas juste de montrer ses photographies d’une manière plus ou moins jolie, mais potentiellement bien plus.

Les questions à se poser avant de commencer:
– FOND: quels contenus vont être présentés ? Il s’agit d’anticiper la masse d’images, vidéos, textes etc afin de voir quelle est la meilleure stratégie à prendre. Quelle est la pondération entre les contenus visuels, les informations (légendes etc) et les contenus textuels plus généraux (textes de présentation, textes critiques etc) ? Réponses à apporter: type de contenus; quantité estimée
– FOND: qu’est-ce que ça doit communiquer, induire, susciter ? Emotions, intérêt artistique etc. Réfléchir sur la bonne adéquation entre fond et forme pour qu’au final le spectateur puisse être touché par votre travail. « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » est une formule tout à fait adéquate, à laquelle cependant il faut ajouter l’usage (l’interaction dans le temps). Ce qui doit « fonctionner », ce n’est pas seulement vos images (la base) mais également la manière dont vos images viennent se présenter dans une scénographie orientée usage…
– FORME: navigation. Quelle structure de menus, navigation transversale (tags, catégories), navigation visuelle etc ? Il y a des outils de mockup qui existent pour se faciliter la tâche (pour simuler comment on navigue et on passe d’une forme à une autre).
– FORME: base de données. Un CMS est une interface au dessus d’une base de données – il faut donc idéalement mettre en place et gérer cette base de données de manière réfléchie et consciente. L’idéal est de renseigner un maximum de choses (via des descripteurs, métadonnées) pour des contenus non textuels (images, vidéos, audio), dans le but de le retrouver d’une part et de pouvoir les afficher de manière plus « souple » d’autre part. Cela demande de mettre en place des listes (taxinomies) qui permettent de garantir une certaine logique dès le départ.
– FORME: interactivité. Quelle interaction vous voulez proposer à vos visiteurs / spectateurs ? (commentaires, connections aux réseaux sociaux, ajout de contenus, login, versement d’argent etc)
– USAGE: part de pages statiques / pages « blog » (flux de billets) / pages « générées » (agrégation de contenus)
– USAGE: engagement. En lien avec l’interactivité, penser à la question de la relation de votre visiteur avec votre travail, et au delà, avec votre démarche artistique.
– WORKFLOW: comment optimiser le flux de travail depuis la production de contenus (appareil photo etc) vers le site, en passant par un ordinateur (ou smartphone / tablet)

Les éléments et enjeux à considérer:
les liens du site vers le monde matériel (notre « premier monde »), votre personnalité (profil artistique) et votre production (expositions, livres, mandats etc). Idéalement, la présence numérique reflète, continue et développe votre personnalité physique;
le site comme élément englobant: ce n’est pas seulement le bout de la chaîne (montrer un travail) ou un amplificateur (diffuser un travail) mais un environnement qui accompagne depuis l’amont (la réflexion conceptuelle, mise en place d’un projet) à l’aval (présentation des résultats) en passant par la phase de production (étapes, progression). Il faut idéalement penser le site comme une dynamique, un chemin et pas comme une destination, un aboutissement…
le site comme outil de travail: dans le cadre d’une production (artistique, culturelle etc) il est possible de prendre les différents composants d’un site (blog, wiki, réseaux sociaux etc) comme boite à outil pour avancer sur un projet.
le site comme outil de communication: c’est le rôle « historique » des sites web que de communiquer d’une activité en profitant de la mise en réseau des contenus; aujourd’hui il ne s’agit plus seulement de communiquer autour d’objets produits et fermés (des photographies par exemple) mais de discuter, interagir dynamiquement avec ses publics, partenaires, pairs etc. Ce n’est plus une communication unidirectionnelle et figée, mais bidirectionnelle et « liquide »…
le site comme plateforme de partage: un projet ne se fait pas tout seul dans son coin et à priori pour un public de consommateurs passifs, donc la notion de partage (à prendre au sens large) est à « implanter » à la racine… Si le site comme plateforme d’échange est généreux (partage des sources, le chemin) le public lui aussi sera généreux (rebonds, buzz, donations, achat etc).

Background informations about the WE project

Walking through some questions, concepts, answers…

Looking back on our way (lessons learned).

Even in a software centric approach, human decision and choices are very important (in the design of the algorithm, for example): the resulting interactions have to create an immersive experience for the user, leading to a complementary approach to storytelling. The resulting « algorithmic movies » should not be taken as replacements to existing « hand made movies », but as a new narrative continent, where stories unfold through the connections between content, users and places.

The difficulty and the challenges of this project are in finding a right and interesting balance between authorship and (inter)active users, between designing a story and designing a storyworld, between a framed narration and an open experience.

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Map, map, map: mindmap !

Ambiance de travail lors du workshop ©Charles Ayats

Voici un des « livrables » du workshop Urban Playground: une mindmap bien touffue, qui en cache d’autres (cliquez sur les branches avec texte rouge et vous passerez sur une autre carte).

Cette mindmap permet de visualiser en vue d’ensemble les concepts et enjeux qui se trouvent sur notre chemin.

Notre chemin: faire des allers retours entre le territoire physique et le territoire numérique, en passant par le territoire hybride…
Une fois que l’on sait par où passer et quel est notre terrain de jeu, on peut commencer à jouer (avec les concepts, les idées, les questions et les amorces de réponses).

Le but est de pouvoir s’aider de cette mise à plat de enjeux et questions pour imaginer, financer et proposer des:
– services innovants (médiation, utilitaires, …)
– projets culturels (artistique, patrimoniaux, historiques, …)
– applications spécifiques (pour personnes à mobilité réduite, AR, …)
– jeux (en réseau, géolocalisés etc)
– …

Nous sommes partis de ce tableau:

Pour arriver à cette carte mentale:

http://www.mindmeister.com/maps/public_map_shell/112389251/worshop-urban-playground?width=600&height=400&z=auto&scrollbars=1

Workshop Urban Playground : premières pistes de travail

Nous sommes à mi-temps du workshop Urban PlayGround qui a démarré durant la semaine du 5 au 9 septembre à Paris. Ce workshop d’expérimentations artistiques propose une réflexion autour des questions de représentation des données, des nouvelles formes de cartographies urbaines et émotionnelles. Urban PlayGround s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mobilité et les NTIC. La réflexion intégrera aussi la logique de création des jeux vidéos pour tenter de favoriser des usages plus ludiques.

Intervenants :
Jérémy Samoyeau (Développeurs web  / Agence Ginko)
Thierry Mellerin (Designer d’interactivité / L-Arrosoir)
Antonin Fourneau (Artiste multimédia / Projet OTERP)
Ulrich Fischer (via Walking the Edit et l’adaptation Heritage Experience)
Florian Lainez (Open Street Map France)
Aurélien Michaud (Urbaniste – urbamedia.com)
Loïc Haÿ (Artesi)

Reste ensuite à découdre ces projets multimédia pour extraire leurs points communs, tisser les relations et les affordances qui pourraient trouver résonnances avec la SmartMap, carte sensible et collaborative du territoire de la Cité internationale universitaire de Paris, réalisé par Dédale.

La première démarche fut d’élaborer une carte heuristique prenant pour point de gravité les thématiques communes : usagers, récits, temporalité, supports, médiations, modèles, économiques, valeurs,…

Le dispositif applicatif

Avant d’entrer plus dans les détails via des billets plus spécifiques, voici quelques lignes sur le dispositif applicatif mis en place pour les besoins du projet « Walking the Edit ».

Le dispositif qui est à la base de Walking the Edit est le fruit de quatre années de recherches et de développement. Démarré fin 2007 comme un projet de recherche au sein du Master Cinéma dans le cadre des HES-SO (écoles spécialisées Suisses), cet « écosystème » s’est amélioré au fil du temps et des avancées technologiques (comme par exemple avec l’arrivée du SDK de l’iOS pour iPhone).
Le dispositif fonctionne aujourd’hui indépendamment de son échelle d’application. D’une grande souplesse tant du point de vue de la personnalisation que de l’optimisation, le dispositif existe actuellent en version beta et donne des premiers résultats visibles sur le site web http://walking-the-edit.net/fr.
La version 1.0 de l’ensemble du dispositif applicatif est prévue pour l’été 2011.

Avec quels modules est composé ce dispositif applicatif ?

1) Une base de données composée des métadonnées relatives aux fichiers vidéos, audio, textes, stockés dans le « nuage» (un serveur web ou cloud server).
Tout en respectant les standards internationaux (Dublin Core, EBU), la base a été développée de manière à répondre à nos besoins spécifiques.
Une interface REST / http complète permet d’accéder de manière souple et hautement paramétrable à tout le contenu de la base de données. Utilisant PostgreSQL avec un serveur d’interface distribué qui est programmé en Ruby On Rails, la base est hébergée sur des cloud serveurs dédiés. Elle est donc facilement évolutive.

2) Un outil de gestion partagé en ligne permettant de gérer directement les fichiers et les métadonnées qui leur sont associées. Ce système permet de télécharger, d’organiser, trier, indexer, placer sur une carte, décrire, classer, retrouver, enrichir et distribuer les données via des métadonnées dans un environnement multi-utilisateurs. Cela va permettre, entre autres, de fournir un accès public à certains documents selon des critères et des scénarios déterminés en amont. Ou de manière plus spécifique et originale, de pouvoir constituer un film à partir de la traduction de la forme d’un parcours vers la forme d’un film.

Chaque média est catalogué et indexé selon deux critères.
Indexation objective :
– date de tournage, date de création du fichier
– auteur, caméramen, ayant-droits
– lieu de tournage
– durée du plan
– format vidéo, codec…
– moment de la journée, cadre, focale…
– etc…

Indexation subjective :
– thématique (le contenu du plan)
– sujet (ce qu’il y a dans le plan)
– tags (descripteurs de contenu)
– qualité (note du plan)
– type de montage possible
– géolocalisation et taille du plan sur la carte
– etc…

Actuellement en cours d’élaboration, une nouvelle version de cet outil devrait voir le jour fin juin 2011. Elle sera programmée comme une application web (basée sur la technologie Cappuccino).

3) Le moteur de montage. Il s’agit d’un algorithme ad hoc. Il calcule à partir d’un trajet donné, pour chaque point de localisation, un score qui permet de choisir le bon document à intégrer au sein de la « timeline » de montage de l’utilisateur – et ce, en temps réel. Le moteur de montage s’occupe dans un premier temps d’analyser la forme du parcours (linéaire, chaotique, recoupements, etc) afin de constituer la forme du montage correspondant. Dans un second temps, il puise dans la base de données les fichiers qui conviennent le mieux à l’analyse de la forme et aux impératifs des règles de montage (continuité narrative). Cet algorithme est encore expérimental mais a déjà donné des résultats probants.

4) Une application iPhone. Disponible gratuitement sur l’app store d’Apple d’ici début juin 2011, cette application native enregistre le parcours et calcule en temps réel le film qui en résulte. Un stream audio est constitué à partir des documents indexés et permet à l’utilisateur d’entendre son film via ses écouteurs. Voici un billet sur son fonctionnement actuel.

5) Un site web. Nos interfaces REST supportent le JSONP, ce qui permet à n’importe quel site internet d’avoir un accès complet aux contenus originaux ainsi qu’aux résultats de l’utilisation du dispositif (les films en l’occurence).