Ilôt de mémoire

Mémoire vivante

Chaque quartier a son histoire – ou encore mieux: ses histoires.
Qui font partie de sa mémoire, plus ou moins vivante…

Ce qui constitue la mémoire d’un quartier genevois surnommé « Ilôt 13 », c’est en premier lieu ses habitants. Puis les pierres, les arbres, ou encore son ambiance particulière.
On peut s’immerger dans les lieux et on peut « respirer » l’histoire de ce quartier posé sur les traits des habitants, dans les discussions, sur les pierres.
Mais si on y passe pas, si on ne connait pas le contexte de telle parole, de telle partie d’une maison, beaucoup de choses nous resteront cachées et nous échappent.

Images qui prennent vie

C’est là qu’entre en scène l’image: celle qui ne bouge pas, celle qui bouge; ou celle qui est muette, ou alors celle qui parle.
Une image sans mise en scène ne reste qu’une image, pour ce qu’elle est.
Une image posée sur une scène, dans un contexte, dans un fil d’histoires (hâllo Ariane), dans un flux de conversation entre les images… c’est plus qu’une image: c’est le début d’une ballade dans un ilôt de mémoire.
Ballade qui deviendra histoire – une histoire parmi plein d’autres.

C’est cette construction de scène pour les images, de scénographie pour les ballades dans la mémoire qui m’intéresse tout particulièrement.

Parcours de vie

Comme j’ai été habitant de ce quartier entre 1991 et 2005, j’ai réalisé beaucoup d’images; j’en ai réalisé un film documentaire en 1997.

En revenant dans ce quartier via mon arcade, j’ai pu lier mon passé, ma situation présente et mes perspectives de futur au sein d’un travail sur la mémoire de ce quartier.

En 2016, le quartier fête ses 30 ans (enfin, plutôt 31 d’après ce site) – les archives visuelles, mon présent et l’histoire actuelle du quartier se sont donc tout naturellement retrouvées au sein d’une exposition qui lie photographies et une installation vidéo interactive, comme un arrêt sur image d’un certain « état de mémoire ».

Traces et perspectives

A venir.

 

 

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