Le dispositif applicatif

Avant d’entrer plus dans les détails via des billets plus spécifiques, voici quelques lignes sur le dispositif applicatif mis en place pour les besoins du projet « Walking the Edit ».

Le dispositif qui est à la base de Walking the Edit est le fruit de quatre années de recherches et de développement. Démarré fin 2007 comme un projet de recherche au sein du Master Cinéma dans le cadre des HES-SO (écoles spécialisées Suisses), cet « écosystème » s’est amélioré au fil du temps et des avancées technologiques (comme par exemple avec l’arrivée du SDK de l’iOS pour iPhone).
Le dispositif fonctionne aujourd’hui indépendamment de son échelle d’application. D’une grande souplesse tant du point de vue de la personnalisation que de l’optimisation, le dispositif existe actuellent en version beta et donne des premiers résultats visibles sur le site web http://walking-the-edit.net/fr.
La version 1.0 de l’ensemble du dispositif applicatif est prévue pour l’été 2011.

Avec quels modules est composé ce dispositif applicatif ?

1) Une base de données composée des métadonnées relatives aux fichiers vidéos, audio, textes, stockés dans le « nuage» (un serveur web ou cloud server).
Tout en respectant les standards internationaux (Dublin Core, EBU), la base a été développée de manière à répondre à nos besoins spécifiques.
Une interface REST / http complète permet d’accéder de manière souple et hautement paramétrable à tout le contenu de la base de données. Utilisant PostgreSQL avec un serveur d’interface distribué qui est programmé en Ruby On Rails, la base est hébergée sur des cloud serveurs dédiés. Elle est donc facilement évolutive.

2) Un outil de gestion partagé en ligne permettant de gérer directement les fichiers et les métadonnées qui leur sont associées. Ce système permet de télécharger, d’organiser, trier, indexer, placer sur une carte, décrire, classer, retrouver, enrichir et distribuer les données via des métadonnées dans un environnement multi-utilisateurs. Cela va permettre, entre autres, de fournir un accès public à certains documents selon des critères et des scénarios déterminés en amont. Ou de manière plus spécifique et originale, de pouvoir constituer un film à partir de la traduction de la forme d’un parcours vers la forme d’un film.

Chaque média est catalogué et indexé selon deux critères.
Indexation objective :
– date de tournage, date de création du fichier
– auteur, caméramen, ayant-droits
– lieu de tournage
– durée du plan
– format vidéo, codec…
– moment de la journée, cadre, focale…
– etc…

Indexation subjective :
– thématique (le contenu du plan)
– sujet (ce qu’il y a dans le plan)
– tags (descripteurs de contenu)
– qualité (note du plan)
– type de montage possible
– géolocalisation et taille du plan sur la carte
– etc…

Actuellement en cours d’élaboration, une nouvelle version de cet outil devrait voir le jour fin juin 2011. Elle sera programmée comme une application web (basée sur la technologie Cappuccino).

3) Le moteur de montage. Il s’agit d’un algorithme ad hoc. Il calcule à partir d’un trajet donné, pour chaque point de localisation, un score qui permet de choisir le bon document à intégrer au sein de la « timeline » de montage de l’utilisateur – et ce, en temps réel. Le moteur de montage s’occupe dans un premier temps d’analyser la forme du parcours (linéaire, chaotique, recoupements, etc) afin de constituer la forme du montage correspondant. Dans un second temps, il puise dans la base de données les fichiers qui conviennent le mieux à l’analyse de la forme et aux impératifs des règles de montage (continuité narrative). Cet algorithme est encore expérimental mais a déjà donné des résultats probants.

4) Une application iPhone. Disponible gratuitement sur l’app store d’Apple d’ici début juin 2011, cette application native enregistre le parcours et calcule en temps réel le film qui en résulte. Un stream audio est constitué à partir des documents indexés et permet à l’utilisateur d’entendre son film via ses écouteurs. Voici un billet sur son fonctionnement actuel.

5) Un site web. Nos interfaces REST supportent le JSONP, ce qui permet à n’importe quel site internet d’avoir un accès complet aux contenus originaux ainsi qu’aux résultats de l’utilisation du dispositif (les films en l’occurence).

Laisser un commentaire