Retours d’ascenseur

Workshops Friday

© by Ivo Näpflin

Les quelques jours d’une présentation « à domicile » dans le cadre de la conférence Lift ont été très denses:
– nous avons pu assurer une présence durant les 3 jours grâce à la disponibilité de David et de Alexa; il a été en tout temps possible à des curieux d’emprunter notre iPhone avec l’application WE et de faire un tour dans le quartier;
– sur les personnes qui sont passées demander des informations sur le projet, environ la moitié a été « marcher » un film;
– il y a eu quelques discussions et réactions très intéressantes, avec à chaque fois une marque d’intérêt prononcée sur le potentiel du dispositif – peut-être que l’une ou l’autre de ces discussion pourra aboutir sur une adaptation ou application concrète…
– le workshop était presque plein – les deux heures à disposition ont juste suffi à présenter le projet et réfléchir ensemble sur les questions que soulève le projet. Le principal se fera sans doute par la suite, grâce aux contacts qui ont pu être fait à cette occasion.

Il y avait une ambiance très intense au CICG, et les quelques conférences que j’ai pu suivre (Etienne Mineur, Kevin Slavin ou Hasan Elahi) étaient d’un très haut niveau, très bien « produites » et posant des questions intéressantes (dont certaines sont bien en résonance avec notre projet WE).

Quelques constatations généralisantes par rapport à la réception du projet WE dans un tel cadre:
– les personnes qui arrivent à entrer le plus rapidement dans le projet et qui projettent aussi leurs propres adaptations ou applications sont majoritairement des personnes qui ont un profil ou cursus professionnel polyvalent: ils arrivent à lier la dimension émotionnelle avec la technique tout en voyant l’intérêt dans le processus de mémoire jouée à de multiples niveau sur un territoire donné. La curiosité n’est pas tout – il y a aussi le fait de considérer que dans toute expérience qui peut « prendre racine » il devrait y avoir un équilibrage et surtout complémentarité entre les divers muscles et organes sensitif dont nous sommes constitués;
– les personnes spécialisées ne voient souvent qu’un seul aspect et essayent de faire entrer le dispositif dans un « moule » déterminé et connu – et là évidemment le projet sonne absurde. C’est finalement assez répandu et se passe autant dans les domaines scientifiques, qu’artistiques ou économiques (ce n’est pas réservé à un type de métier ou d’activité). La grande question est de savoir comment ouvrir une porte pour susciter des réactions qui peuvent donner envie à « marcher »…
– il y a souvent eu les questions « à quoi ça sert? » et « qu’est-ce que ça peut rapporter » ? C’est un peu comme poser la question « à quoi sert un livre; un film ? », donc une question qui est à priori sans réponse objective possible; concernant la question d’une viabilité économique, c’est encore très difficile de répondre avec des modèles précis et basés sur des chiffres. Sans doute qu’il n’y aura que des réponses spécifiques liées à chaque adaptation particulière – on verra avec le temps. Mais il y a aussi la question d’une rentabilité dans le moyen terme lié surtout à des usages très personnalisables, avec des retours financiers qui ne sont pas forcément directs. Et là, les acteurs économiques poids lourds cherchent eux aussi comment se placer dans ce flux de données et de modèles de plus en plus brassé qui commence à échapper à tout le monde…

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